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 Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X

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MessageSujet: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Jeu 26 Nov - 1:46

« Sometimes you sulk, sometimes you burn »



Il ne sait plus vraiment quand il a commencé à l'embrasser. Il ne sait plus vraiment ce qu'elle lui a dit. Il ne sait pas vraiment qui a commencé. Il ne sait pas qui a baissé sa garde. Il ne sait plus quand il a commencé à attraper sa taille. L'amener, la serrer contre lui. Lui souffler dans l'oreille.Un souffle presque imperceptible. Un souffle chaud qui glisse sur son cou, son dos presque nu, couvert par un simple voile de dentelle. Il ne sait plus vraiment quand la situation a basculée. Un geste, un mot. Un simple regard qui brise la glace. Un simple regard qui le brise, lui.

Pas une parole. L'arrière de l'habitacle, baigné dans un noir profond qui parfois est transpercé des lueurs de la nuit, reste dans un silence de plomb. Quelques froissements. Quelques bruissements qui s'échappent. La banquette de cuir tremble légèrement, mais le bruit est couvert par la circulation aux alentours. Sa main blessée, toujours entourée du foulard de Maxine, se faufile jusqu'à sa chevelure éclatante. Mais pour une fois, c'est Maxine qui semble mener la danse. Il bascule sur le dos, poussé légèrement par les mains manucurées de sa femme. Craquement.  Les talons de luxe s'échappent de ses pieds, tombent dans un bruit léger sur le sol. Le chauffeur n'ose pas tourner la tête.

Silas ne peut qu'étirer un sourire sur son visage. Admirer celui de Max. Si douce. Si forte. Si fragile. Si brillante. Elle paraît fatiguée pourtant. Fatiguée de toute leur mascarade. Fatiguée de lui. Elle paraît cassée. Cassée comme un jouet qu'il a trop utilisé. Pourtant il est certain d'être le seul à pouvoir la réparer. La rendre heureuse. Il ne peut que fermer ses doigts sur sa nuque et approcher ses lèvres des siennes. Un mélange d'alcool. Une odeur d'alcool, enivrante, qui se mêle au parfum de Maxine tout aussi envoûtant. Frustrant. Il aimerait que le taxi s'arrête enfin.

Qu'ils descendent. Par pitié.

Souhait exaucé quelques minutes plus tard. La voiture noire ralentit, descends lentement vers le sol grisâtre. Tout près. Tout près de leur immeuble. De leur appartement. Le chauffeur sort le premier pour faire le tour du véhicule. La portière s'ouvre. Silas descends  le premier, un geste vers sa cravate partiellement défaite pour la remettre en place. Maxine passe un pied, puis l'autre au dehors, ses talons noirs hors de prix à leur place.

Ils s'engouffrent dans l'immense hall marbré. Silas ne voit que des tâches floues, beige, entrelacées. L'ascenseur semble les attendre. Un pas, puis l'autre dans la cage de fer. Les portes se ferment dans un léger grincement.

Silence.

Court silence.

Une demi-seconde.

Il titube vers elle. Lentement. Ils s'embrassent à nouveau. Arrivée vers la porte, il a du mal à tenir debout. Il la cogne contre le mur froid du couloir. Elle gémit, surprise par le choc. Il la soulève. Il tient encore jusqu'à l'entrée de l'Andromeda. Leur appartement, vide, sent le tabac froid et le vin. La bouteille traîne encore sur la table de la cuisine immaculée. Il pose son corps de porcelaine sur l'acier glacé. Ce dernier tremble légèrement. La main blessée de Silas débarrasse la table.

Verre brisé. Le vin coule sur le sol. Un liquide rouge pourpre qui ne tarde pas à se répandre jusqu'au tapis. Peu importe. Il n'a jamais vraiment aimé ce dernier.
   


••• silas crache en MidnightBlue

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MessageSujet: Re: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Jeu 26 Nov - 12:32


 

     
Sometimes you sulk, sometimes you burn



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Elle pensait pouvoir résister. Naïvement. Elle le pensait vraiment, Maxine. Que cette soirée serait certes horrible, mais qu'elle rentrerait chez l'ami qui l'héberge en ce moment, et qu'elle dormirait sur ce canapé pas super confortable, quelques heures, avant de repartir au SSRC. Mais tout dérape. Tout s'enflamme. La glace fond. Comme elle fond au contact de son mari.
En l'espace d'une seconde, alors qu'elle était simplement blottie contre lui, tout dérape. La banquise se fissure. Craquèle sous leurs mains respectives qui s'accrochent aux vêtements de luxe. Lave en fusion quand leurs lèvres se joignent pour la première fois depuis bien trop longtemps. Ce baiser est presque une insulte à la détermination de Maxine. Elle l'accepte avec un plaisir coupable. Il y a ce goût d'alcool, qui la rend étrangement encore plus coupable. Tout comme ce jour où elle a quitté l'Andromeda, l'envie de pleurer se manifeste. Mais trop brièvement pour qu'elle y prête vraiment attention. Comment faire pour se rendre compte de petits détails comme ça, alors que les mains de Silas s'emparent de sa nuque, de ses cheveux. De son coeur, comme si il le serrait de toutes ses forces. Elle a beau être sur lui, elle se sent plus prisonnière que jamais. Il n'y a aucune échappatoire possible. Aucune issue. Elle s'enfonce volontairement en refusant de quitter ces lèvres pour lesquelles elle irait danser en enfer sans hésitation. Mordant la chair au gout alcoolisé.

Mais le véhicule s'arrête. Brise la magie. Flottement. Silas réajuste sa cravate. Elle remet ses talons, qu'elle ne se souvient même plus avoir enlevé. La portière s'ouvre. Ils sortent de l'habitacle, et tout serait presque normal, si il n'y avait pas toujours ces traces de rouge à lèvres sur le cou et autour de la bouche de Silas. S'il n'y avait pas ces tâches de sang pourpre sur ses mains, cette odeur un peu ferreuse dans ses cheveux. Cela fait un peu sourire la rouquine. Elle se sent comme une ado qui serait prise en flag par ses parents. Elle ne marche pas droit. Comme si le simple fait d'avoir embrassé ces lèvres précédemment trempées dans le vin, l'avait aussi enivrée.
L'air est frais, ça lui fouette la peau.

Au hall d'entrée, se succède l’ascenseur. Maxine essaie de revenir à la réalité même si elle semble flotter sur ses talons. Elle va monter, accompagner Silas à leur... son appartement, et le quitter pour rentrer chez elle. Il le faut absolument. Pour le bien de tout le monde. En tout cas elle essaie de s'en convaincre. En vain.
Car les portes automatiques se referment, et il titube vers elle. Presque au ralentit. Elle le regarde comme dans un rêve. Son regard suppliant. Ils sombrent à nouveau.
Tout est submergé par ce nouveau baiser. Tout tourne autour d'eux. Maxine ne se rend compte que de la moitié des choses. Les plus importantes. Son dos qui rencontre le couloir avec violence quand Silas s'empare de ses lèvres. Il ne sont même plus dans l'ascenseur. Ses pieds ne touchent plus le sol, littéralement. Alors ses jambes s'enroulent autour de la taille de son époux. Ils sont dans l'Andromeda. Maxine ne se souvient même pas d'avoir passé le seuil de la porte. D'ailleurs, la porte est-elle fermée ? L'acier glacé de la table de la cuisine la fait frissonner. Mais pas autant que l'excitation quand se répand l'odeur de vin de la bouteille brisée par le geste de son mari.

Elle ne perd pas une seconde, et repart à l'assaut de ses lèvres. La tension est électrique. Palpable. Elle voudrait lui dire je t'aime, mais elle est bien trop occupée à l'embrasser. Ses mains se perdent un instant dans ses cheveux, puis ses doigts viennent s'accrocher dans sa barbe un peu rêche. Cette barbe où elle vient frotter ses lèvres, son nez, ses joues. Ça irrite un peu sa peau de poupée, mais elle est comme un animal perdu. Légèrement haletante.
Ses mains descendent encore, glissent le long de la cravate. Elle pourrait l'enlever. Elle n'en fait rien. Ses doigts entourent le tissus, une main remonte. La cravate se resserre autour du cou de son propriétaire. A nouveau, elle vient à ses lèvres, les mords. La cravate se resserre encore un peu. Tout comme ses jambes, étau de chair autour de ses hanches.
Elle veut lui montrer ce que c'est. Que d'être en cage face à celui qu'on aime.
       
     

     




   
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MessageSujet: Re: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Ven 27 Nov - 0:31

« Sometimes you sulk, sometimes you burn »


Si flou et si précis à la fois. Unique. Le moment qu'ils partagent à l'instant présent, si près du précipice. Un peu plus, encore. La peur de chuter, de lâcher prise, la sensation de vide. La sensation que personne ne puisse l’attraper. La sensation que rien ne puisse le sauver.

Impuissance. Frustration. Peur.

Mais elle chute avec lui contre toute attente. Elle ne peut que l'embrasser. Que le brutaliser à son tour. Que passer sa main dans sa barbe. Que serrer sa cravate fort autour de son cou. Que l'attirer vers elle. Le temps semble suspendu. Tous comme eux. Suspendus au dessus du vide.

Le grand saut.

L'espoir. Une once d'espoir. Une petite lueur au fond de ses yeux scintillants. Une larme. Une autre. Une étreinte. Si seulement elle pouvait ne pas le regarder, son visage maintenant. Elle serre ses jambes autour de sa taille, plus fort, comme jamais. Elle le mord, comme un animal apeuré, comme une réaction défensive. Innocente. Pure.

Il fait glisser les bretelles de dentelle noire le long de sa chair. Une chair dans laquelle il rêve de planter ses crocs, comme le prédateur qu'il est. De la mordre, de l'embrasser. Ses doigts caressent lentement sa peau d'ivoire, emportant le tissus, fermement emprisonné dans le creux de sa main. Le voile sombre tombe, dévoilant son décolleté, nu sous les yeux de Silas. Son regard reste profondément ancré dans celui de Max.

Il l'embrasse de plus belle. Inévitable. Indispensable. Que serait-il sans elle ? Il veut lui montrer qu'il l'aime. Qu'il n'est rien sans elle. Il n'est plus question de revenir en arrière. Point de non retour. Le tissus sombre vers le sol de l'appartement. Ses talons s'échappent à nouveau pour cogner en un bruit horrible le marbre. Il la soulève à nouveau, cette fois ci, entièrement débarrassée de sa robe. Corps blanc aux cheveux de feu.

Tu es parfaite.

Ce n'est pas un simple mot, ce n'est pas une simple parole. C'est juste sincère. Il ne peut s'empêcher de plaquer à nouveau ses lèvres contre les siennes, la portant tant bien que mal jusqu'aux escaliers d'un gris profond. Ça fait mal. Sur ses bras, dans son dos. Dans son âme. Partagé entre deux sensations, deux émotions distinctes.

Une marche, puis l'autre. Il arrivent au premier palier. Silas colle à nouveau Max  contre le mur, avec plus de douceur cette fois-ci, titubant légèrement. Sa main se glisse sur une sculpture à sa gauche pour se rattraper. Appui. Chute. La forme blanche penche et finie par s'éclater contre le sol dans un grand fracas. Fracas qui couvre leur souffle. Pause. Haussement de sourcil.

Oups.

Sans importance, tout comme le tapis. La seule chose qui compte, c'est elle. Il l'embrasse à nouveau, puis profite de l'appui contre le mur pour enlever sa veste pourpre. Cette dernière se retrouve à terre, jetée sans aucun ménagement. L'épopée reprends de plus belle. Soulagé de son costume, il continue l’ascension, tenant toujours fermement sa femme nue entre ses bras. Comme si elle pouvait disparaître d'une minute à l'autre. Comme si il s'accrochait à elle. Couloir. Les couleurs se mêlent pour former une toile composée de tâches, de formes. Chambre. Parfum d'interdit. Toutes les hésitations s'envolent en une seconde. La peur disparaît.
 


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MessageSujet: Re: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Lun 30 Nov - 22:41


 

     
Sometimes you sulk, sometimes you burn



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Il la dévoile comme il l'as fait si souvent. Ce n'est pas la première fois que Silas met son épouse à nue alors qu'il est encore entièrement vêtu. Et pourtant, tout est différent. Tout comme la façon dont Maxine sent son regard accroché au sien. Leurs iris bleus s'assombrissent, faisant ressortir la lueur dans chacun des regards des époux Caldin. La braise sous la cendre. Rougeoyante. Dangereuse. Vicieuse.

Rassurante.

Ces baisers dont les respirations haletantes ravivent les flammes. Il n'as pas peur de se brûler à son contact, et ses mains caresse la peau de porcelaine enflammée. Il la soulève. Lui coupe le souffle, ses doigts s’agrippant au tissus de la veste pourpre. Les jambes se serrant davantage autour de la taille masculine.

« Tu es parfaite. »

Ces mots font échos à ceux prononcés plus tôt dans la soirée, dans la voiture. Il lui avait dit qu'elle était belle. Les mots ne l'avaient même pas effleurée. Ceux là, ils ont autant d'impact qu'une balle. Et elle y connait quelque chose, aux blessures par balles. Maxine sourit, en se mordant les lèvres. Il peut même la voir rougir, comme quand ils étaient adolescents. Rapidement, leurs lèvres, trop longtemps séparées, se retrouvent. Ardemment.

Elle ne cesse de savourer ses lèvres alors qu'il la porte malgré son ivresse. La galaxie flotte autour d'eux alors que les escaliers sont gravit non sans mal. La preuve en est que Silas flanche une fois sur le palier, et en résulte une sculpture hors de prix qui se brise au sol. Qu'importe.
Ils sont habitués à tout casser autour d'eux. C'est tout ce qu'ils ont.
Ils sont habitués à se briser entre eux. C'est tout ce qu'ils sont.

Le haussement de sourcil et onomatopée de son mari font rire Maxine. Un rire franc, qui vient du coeur. Depuis quand n'avait-elle pas ris en sa présence, grâce à lui ? Trop longtemps. Elle ne s'en souvient même pas.
La veste superflue suit le même chemin que sa robe il y a quelques instants, et de nouveau Maxine se sent transportée. Autant par les baisers de son époux, que parce qu'il l'emmène dans leur chambre.

La dernière fois qu'ils se sont retrouvés dans cette pièce, elle était également nue. Ils s'embrassaient aussi. Ils se cherchaient. Elle pleurait. Lui aussi. Il avait ôté son alliance.
Ce soir tout est différent. Leurs lèvres se trouvent. Les alliances sont à leurs doigts respectifs. Il l'embrasse, encore et encore. Elle n'interrompt les baisers que pour rire et sourire contre sa bouche. Euphorie.

Maxine détache ses jambes, ses pieds nus touchent le sol. Ses dents attaquent avec douceur les lèvres de son mari. Étincelle. Elle le pousse sur le lit. Leur lit. Son regard se noie dans le sien. A moins que ce ne soit l'inverse. Elle s'amuse à pavaner devant lui, entièrement nue. A l'exception des diamants à ses oreilles. De sa chevelure de feu. Elle sourit comme au jour de leur mariage. Comme à leur nuit de noces.
Elle revient vers Silas, ses mains appuyant sur ses épaules pour le forcer à s'allonger. Elle ne cesse de sourire, et vient à peine effleurer ses lèvres de son souffle. Les mots se bousculent dans son esprit. Tu me manques. Je t'aime. C'est toi qui est parfait. Prends moi maintenant. Fais moi tienne à nouveau. J'aime beaucoup ta nouvelle barbe. Tu sens bon malgré le vin. Faisons un enfant. Marions nous à nouveau.

Elle ne parvient qu'à balbutier son prénom contre sa bouche. L'embrasse du bout des lèvres, et se redresse. A califourchon sur lui, sans aucune gène, elle lui sourit à nouveau et ses doigts viennent ouvrir la chemise. Sans délicatesse. Les boutons sautent. Elle enlève la cravate.  Ses mains se perdent sur le torse dénudé. Mais ce n'est pas suffisant.
Alors Maxine se penche en avant. Explore à nouveau ce monde couleur chair, mais avec sa bouche. Même le bout de ses cheveux roux viennent chatouiller l'épiderme qu'elle recouvre de baisers, mordille, aime. Elle s'y perd, contre ce corps qu'elle embrasse. Qu'elle embrase. C'est tendre et animal à la fois.

La rouquine passe ses doigts le long des bras de son époux pour venir chercher ses mains, tout en revenant à l'assaut de ses lèvres. Oxygène qui embrasse la flamme. Elle caresse l'alliance un bref instant, et s'empare des mains pour les poser sur ses hanches. Brasier.
Et alors, elle ne retient pas ce qui s'échappe de ses lèvres pour venir s'échouer sur celles de son mari.

« Je t'aime. »

Tempête solaire.
       
     

     




   
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MessageSujet: Re: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Sam 6 Fév - 21:50

« Sometimes you sulk, sometimes you burn »

Maxine sourit. Maxine rit. Maxine a ses yeux qui pétillent. Brillent. Comme avant.
Baume apaisant. Baume qui le rassure, le calme. Maxine nue à la peau de porcelaine et à la crinière pourpre qui le pousse sur leur lit. Il ne dit rien. Pour une fois. Il se laisse faire, accepte, chute sur le matelas qui grincent sous son poids.

Lui aussi sourit. Rit. Un geste qu'il n'a pas fait depuis longtemps. Trop longtemps. Les disputes et les cris sont au loin. Souvenirs inatteignables et inconsistants. Comme si ils n'étaient que des mauvais rêves et qu'il se réveillait d'une longue nuit nourrie de cauchemar. Les papiers du divorce, l'absence de Maxine, la soirée. Imprécis. Envolés.

Tout semble graviter autour deux. La chambre n'est qu'un amas de teintes. Qu'un décor brumeux et effacé, dominé par le vermeil des cheveux de Maxine. Ils auraient pu faire l'amour ailleurs que dans la chambre. Dans l'ascenseur, dans le couloir, sur la table de la cuisine, contre un mur. Mais jamais la chance n'a eu autant d'importance à ses yeux. Comme si ils faisaient la première fois l'amour. Comme si il découvrait son corps lactescent pour la première fois. Comme si il touchait et caressait son visage pour la première fois.

Elle s’appuie sur lui de toute sa force pour l'allonger et Silas ne peut lâcher qu'un sourire satisfait quand elle s'approche de lui. Elle est là Maxine. Elle est sur lui. Elle l'embrasse comme jamais. Comme une pensée folle qui se réalise.

Violente. Un torrent qui emporte tout sur son passage.

Chaque contact avec Maxine le brûle.
Feu furieux. Feu salvateur. Flammes qui se propagent dans son esprit, l’enivre, le tue de l'intérieur.

Incandescente. Comme un soleil qui brûle ses ailes.

La chemise s'arrache, les boutons volent, sortent du cadre de la scène. Cette dernière où les deux acteurs principaux se griffent, s'écorchent l'un contre l'autre. Comme une vague qui se fracasse contre une autre. Tempête. La cravate hors de prix est dénouée par les mains de sa femme. Des mains chaudes et déchaînées qui se dépêchent de mettre à nu le corps de son mari. Ses cheveux volent, son visage se colle sur sa peau. Chair qui n'est plus aussi éteinte qu'avant. Elle sait comment l'animer. Le réveiller. Le réchauffer. Réchauffer son cœur froid. Cet organe qui semble être avarié. Lentement il s'agite dans sa cage à sa présence. Se secoue dans tous les sens. Le corps de Maxine sur le sien empoisonne son esprit, le met au supplice.

Elle est sur lui. Silas n'arrive pas encore à réaliser l'instant présent. Il a presque peur de toucher sa peau d'ivoire, comme si elle allait s'évanouir en une épaisse fumée. Il passe lentement sa main dans ses boucles rousses, agrippe son cou, son visage qu'il ramène au sien.  Ses lèvres qu'il embrasse avec passion.

Goût d'alcool sur le palais.

Elle saisit les mains brûlantes de son mari pour les agripper et les ancrer sur ses hanches. Ils dansent. Les draps se froissent. La voix de Maxine est presque inaudible.

«Je t'aime. »

Comme un secret longtemps gardé qui se révèle. Comme une fleur qui éclot timidement au printemps.

« Je t'aime Max. »

Il a cette voix rauque à cause du vin. Il y a ses mots qu'il n'avais plus sorti depuis des années. Depuis bien trop longtemps. Cette voix qui cède, fléchit. Ses mots qui se mouvaient, se remuaient dans ses pensées. Plus rien ne compte. La porte de l'appartement laissée ouverte, le vin qui finit de couler sur le tapis immaculé, la sculpture de marbre blanc face contre terre, éclatée en morceaux, les tableaux qui tremblent encore du passage de la tornade Caldin. Il n'y a que eux deux.

Que le Capitole s'écroule et s'écrase, ils n'entendraient rien.

Silas sourit à nouveau avant d'être embrassé par le soleil vermeil qui lui fait face. Soleil qui réchauffe sa peau plus les secondes passent. Lumière qui l'entoure et le protège.

Il s'engouffre à nouveau dans sa crinière, se relève, fait basculer Maxine sur le dos. Il plonge sur son ventre, remonte contre sa poitrine, son visage.

Elle semble heureuse. Elle semble être comme avant.

Il attaque sa chair opalescente de baisers. Mordille ses lèvres dont le rouge s'est effacé, désormais plus présent sur Silas que sur elle.

Si seulement ils ne sortiraient plus jamais de cette chambre. Ne posaient pas un pied à terre. Ne refroidissaient pas leurs corps. Si cet instant caché dans la nuit de la station pouvait être éternel. Inaltérable.


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MessageSujet: Re: Sometimes you sulk, sometimes you burn ▲ S I L A X   Ven 4 Mar - 10:23


 

     
Sometimes you sulk, sometimes you burn



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Ils sont comme des adolescents. Des adolescents qui auraient trop vécu. Ils ont cette hâte nouvelle, ardente, pressante. Sans pour autant que leurs gestes soient maladroits. Ils se connaissent trop pour ça. Les mains retrouvent le chemin des sentiers perdus. Savent exactement où s'attarder, où s'accrocher, où caresser. C'est une routine longtemps perdue qui se remet en place, sans qu'elle ne soit lassante pour autant. C'est réconfortant. Rassurant. Maxine danse avec son mari pour la première fois depuis des mois. Combien de temps cela faisait-il qu'ils ne s'étaient pas retrouvés ainsi, dans une euphorie brûlante, ivres de désir ? Trop longtemps. C'est comme rentrer chez soi après une longue absence. Les odeurs, les habitudes. Le confort. La jeune femme se perd contre Silas comme un animal qui cherche le réconfort. Les certitudes oubliées. Bafouées. Envolées.
Elle a peur que ses mots ne trouvent pas leur écho. Qu'ils restent suspendus dans la pièce, attendant un retour vain. Qu'ils meurent dans la chambre alors qu'elle a enfin osé. Il n'en est rien.

Silas lui répond. Maxine s'en mord les lèvres, ses joues rougissantes. Elle se sent presque gênée soudain, mais cela ne dure pas. Enfin, il lui répond. Enfin, il va dans son sens. Les disputes, les éclats de coeur et de colère semblent si loin. Dans la pénombre de la chambre, il n'existe plus qu'eux. Dans les lumières du Capitole, rien n'est plus étincelant que le regard de Silas. Fini la banquise froide et inébranlable. Ses iris sont comme les eaux turquoises de Nel Prilla. Chaudes. Enveloppantes. Les vagues emportent Maxine, sans atténuer le brasier en elle.

Surprise quand Silas se redresse pour faire basculer sa femme, qui entoure ses jambes autour de lui à nouveau. Encore cette envie de le sentir à elle. Ce besoin. Rien qu'à elle. Cette envie de lui appartenir encore une fois. Comme des flammes dévorantes.
Il n'existe plus rien. Ni le Capitole, ni même la Galaxie entière. Adieu Ura. Adieu l'Empire. Adieu le SSRC. Adieu BioCorp. Adieu leurs obligations, leurs devoirs. Adieu leurs égos. Adieu l'amour propre. Les prétentions mal placées. Les méchancetés gratuite. Les piques. Le venin et le poison qu'ils s’infligent mutuellement.
Pourquoi ce n'est pas tout le temps comme ça ? Les sourires, les baisers, les regards complices. Les mots échangés sans avoir besoin de parler. Tout serait tellement plus simple. Les mains de Maxine agrippent à ce corps qu'elle refuse de laisser s'éloigner. Leur union n'a jamais été aussi intense. Depuis le temps qu'ils se connaissent, elle a l'impression de redécouvrir son époux. Les hurlements amers sont bien loin, remplacés par des soupirs de plaisir, de satisfaction. Les larmes n'existent plus, effacées par un sourire dont la rouquine n'arrive pas à se défaire. Ça lui fait presque mal aux joues. Sa peau frémit sous les caresses et les baisers de Silas. Elle frissonne au plus profond d'elle.

Et pourtant cette certitude au fond de son coeur, ce savoir ancré. Que cela ne durera pas. Que tout va s'évanouir. Que ce moment parfait deviendra amer. Maxine ignore ce sentiment désagréable. Elle le met à la porte de l'appartement, de la station, de l'univers. Elle se bouche les oreilles, n'écoutant plus cet avertissement qu'essaie de lui envoyer son subconscient. Qu'importe si elle ressort encore plus brisée de cet instant. Au moins, il est réel. Véritable. Le plus beau de tous.
Silas la transporte. Tremblement de terre. Le volcan Caldin est en éruption. Il crache une lave incandescente qui brûle leur épiderme. Maxine peut presque sentir sa peau fondre sous les mains de son époux. Ses lèvres qui s'assèchent à force de l'embrasser, encore et encore, comme si elle manquait d'oxygène. Comme si sa survie en dépendait.

       
     

     




   
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