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 La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)

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MessageSujet: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 18 Sep - 0:15


la belle, la brute et le bâton


« Boss, vous devriez vous calm- »
« J'peux pas, mon gars. J'ai. Plus. De. Bâtons. »
Tout ce que tu souhaites depuis la journée d'hier, c'est un moyen d'extérioriser toute ta frustration. Et tu ne peux pas. N'est-ce pas une énième raison de sortir de tes gonds et de râler comme un malpropre contre un pauvre subordonné, qui reste loyal malgré tout ? Cela te suffit amplement pour enfoncer ton poing dans un communicateur holographique hors de prix dans tous les cas. Tu entends déjà ton second soupirer en constatant les dégâts que tu as causés. Le théorème des emmerdements s'est enclenché Ark, tu ne peux plus fuir. Ils s’enchaînent tous les uns à la suite des autres, pour t'énerver d'avantage. La raison numéro une de ta colère ? Un de tes hommes s'est révélé être un traître à la solde de l'Empire. Tu es déjà très méfiant, faut-il que tu le sois encore plus ? Apparemment, oui. Tu es rentré dans un mur par la suite, aveuglé par la trahison et ton impulsivité légendaire. Un subalterne a brisé ton bâton favoris en fer contre ta carcasse grise - tu as encore la marque du choc en plein milieu du buste, comme si tu étais marqué au fer rouge. Tu as marché dans une chose non identifiée qui puait pour te rendre à ton rendez-vous nocturne. Tout ça, et tu ne peux plus évacuer la pression. Tes proches connaissent cette partie de ta personnalité qui en fait fuir plus d'un. Tu demandes à ce qu'on te frappe avec un bâton, fort. Très fort. Pour que tu puisses évacuer ton stresse. Ta colère. L'amusement - ou le dégoût - que ce geste peut procurer chez les spectateurs impuissants, tu t'en contrefiches. Tu as besoin de stimuler physiquement tes douleurs internes. C'est comme ça que tu fonctionnes. Souffrir psychiquement, c'est une tare pour toi. Quand l'objet entre en collision contre tes pectoraux aussi durs que de la pierre, tu as l'impression d'arracher tes problèmes et de les écraser contre une masse. C'est très agréable et même si par moments, tu ressens une douleur liée aux coups reçus, tu en redemandes, jusqu'à être calmé.
Le jeune Minotaur est assis à tes côtés et tente de calmer la bête que tu es. Tes soupires agacés. Tes rugissements bestiaux. Ton attitude de rustre a construit malgré toi une sorte de ligne invisible tout autour de la banquette où tu es assis qui te sépare clairement de la populace de l'inhuman vice. Tu crées ta propre zone V.I.P. Bravo, monsieur le géant. Même certaines serveuses qui ont l'habitude de s'asseoir sur tes cuisses, préfèrent passer leur chemin.

Tu ne fais pas attention aux autres. Tu es là, prenant bien deux places de la banquette, le coude sur la table qui a déjà subi ton courroux. Tu bois de manière vraiment approximative quand tu es si frustré. Tu l'attends. Ton ange tentaculaire bleu. En espérant qu'elle te donne ce que tu souhaites le plus au monde à cet instant. Un. Bâton. Tu as même amené une recrue pour qu'il puisse te frapper avec le messie juste après la transaction. En réalité, tu n'es pas concerné par le bien-être de tes volontés entre les douces mains d'Alcyone. Dieu que cette gamine ne te déçois jamais. La musique bat son plein dans la boite de nuit. Tu essayes de te concentrer sur ça, oui. Ne penses plus à rien.

« Putain, putain, putain. Saloperie de maraas toh ebra-shok... » hurles-tu avec ta voix grave. Tu peux remercier la musique qui couvre ta crise digne des plus grandes divas.

De toute manière, tu sais que tu es le patron d'une organisation peu légale qui a sa réputation, tu as bien le droit de péter une durite en publique, de temps en temps. Et tes capacités de râleur ne sont plus une légende depuis bien longtemps. Il est vingt-deux heures. Tu étais en avance, oui. Le message que tu as reçu d'Alcyone en réponse à ta demande ne manque pas de te faire sourire à nouveau, quand tu consultes ta messagerie holographique portative. Cela te calmerait presque. La douce Alcyone. Comme à tes habitudes, c'est une vision peu scrupuleuse qui accompagne tes pensées alors que tu t'assois plus profondément dans le canapé, une jambe s'étalant sur la table devant toi. Les manières ? Tu laisses ça à ceux que ça intéresse. Ton second, peut-être. Tu émets un reflux gastrique peu classe et c'est le moment que la jolie tentaculaire choisit pour faire son entrée dans ton champ de vision. Tu parles d'un timing. Tu les enchaînes, Ark. Tu les enchaînes depuis hier. Tu roules des épaules en apercevant la femme à la peau bleue qui se débat dans une foule déchaînée par le son. Tu t'en accommodes de cette débauche de bruits, toi. Presque. C'est un endroit que vous affectionnez les deux, particulièrement. C'est moins suspect que le Blank Eye, et étrangement, elle insiste constamment pour que cela soit l'endroit de votre rendez-vous. Tu es presque sûr d'avoir une touche avec elle. Mais tu n'en mettrai pas tes cornes à couper, elle se montre plutôt déterminée à éviter toutes tes approches subtiles.

« La voilà, ma poulpie parfaitement roulée ! » Subtile, oui. Tu tends les bras comme si tu attendais une sorte d'étreinte passionnée entre vous deux, tout en restant assis. Tu vas probablement te prendre une veste, mais ce n'est pas nouveau. Pourtant tu as l'habitude qu'on se jette sur toi. Pour les bonnes et les mauvaises raisons. Ton subalterne se lève pour accueillir la jeune femme. Il agit comme une sorte de garde-du-corps. C'est presque mignon pour un géant de deux mètres comme toi. En y repensant, assis comme ça, en plein milieu d'un bar branché, les gens t'évitant étrangement, tu fais penser à une sorte de parrain mafieux. Sauf que tu râles. Beaucoup trop.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 18 Sep - 10:59



 
la belle, la brute et le bâton



feat Ark Arhel; Inhuman Vice; 22h05

 

 


 
Longue journée pour Alcyone aujourd'hui. La veille, lors de sa pause déjeuner, elle avait reçu cette commande de Ark, dont le message l'avait amusée au plus haut point. On aurait dit qu'il venait de faire un marathon tout autour de Shark IX.... Ou autre chose. Et évidemment, il était hors de question de le décevoir. D'abord parce que sa petite réputation de trafiquante en dépendait. Et surtout parce que quand le chef des Minotaurs en personne nous demande quelque chose, il vaut mieux le faire à la perfection. Non pas qu'Alcyone ai peur d'Ark. Au début il l'impressionnait, c'est toujours le cas d'ailleurs. Mais la jeune adolescente lui voue un grand respect et qu'elle ne tient absolument pas à le décevoir.

Par chance, Alcyone possédait presque tous les matériaux dont elle avait besoin pour la commande étrange de l'alien. Sauf un circuit électrique qui lui permettrait d'électrifier le tout. Alors il avait fallu qu'elle en vole un à son professeur de microélectronique. Chose plutôt aisée, car ce dernier était occupé à faire des remontrances à une première année.
Etant donné les douze heures de trajet entre Nel Prilla et Shark IX, il avait fallu qu'Alcyone sèche les cours. Alors elle avait dormi dans le minuscule studio qu'elle louait sur Nel Prilla, qui ressemblait d'ailleurs plus à un grand placard... Evidemment, sa mère n'était pas au courant, et elle payait le loyer de cette boite à chaussures avec l'argent de son trafic ou celui des photos de charme. C'était ici qu'elle avait bossé sur l'armure d'Achlys, même si elle n'avait plus trop de nouvelles de lui depuis un moment.
Enfin, dormi était un bien grand mot. Elle devait au plus tard quitter Nel Prilla a dix heures du matin pour être à l'heure à l'Inhuman Vice, alors elle avait passée toute la nuit sur sa création.
Alors forcément, elle s'endormie dans la navette clandestine l’amenant à la station pirate.

Vingt-deux heures piles. Il ne lui restait que peu de temps pour courir jusqu'à l'Inhuman Vice pour ne pas être trop en retard. Elle riait un peu au fond d'elle, car en dehors de son sac en bandoulière, elle n'avait rien dans les mains. Et pourtant elle avait bel et bien la commande d'Ark. De quoi lui faire une petite surprise si il pensait qu'elle n'avait rien fait.

Alcyone mit les pieds dans la boite de nuit qui faisait aussi office de bar où elle retrouvait souvent Ark. Elle préférait cet endroit au Blank Eye, car elle savait que sa mère y allait chercher ses contrats et qu'il ne valait mieux pas qu'elle tombe sur elle dans ce genre de moments. La musique était forte, tout comme l'odeur d'alcool ambiante. Étonnement, la calme Alcyone appréciait beaucoup cet endroit, et elle se fraya tant bien que mal un chemin jusqu'à la table d'Ark qui, en dehors d'un collègue, était seul. Étrange, il était d'ordinaire toujours entouré de gens ou de serveuses frivoles.

« La voilà, ma poulpie parfaitement roulée ! »

Ark tends les bras, son collègue se lève pour la saluer. Alcyone ? On peut voir ses joues bleutées rougir et ses yeux cernés lancer des petits éclairs. Malgré tout elle sourit, amusée.  Aujourd'hui, elle est de bonne humeur. Elle salue poliment le sous-fifre d'Ark d'un signe de tête, et décide, pour une fois, de faire plaisir à cet alien cornu qui lui tends les bras. Et au lieu de prendre place sur la banquette à côté de lui, Alcyone s'installe comme une enfant -qu'elle est toujours au fond- sur les genoux du géant. Elle va même jusqu'à l'embrasser sur la joue avec une excuse de fortune :

« Bonsoir boss, j'en profite qu'il n'y ai pas cet entassement habituel de groupies autour de votre table pour prendre mes aises ! » Elle ne peut s'empêcher de pouffer un peu, comme il avait put l'entendre dans son message. « Qu'est-ce que vous faites tout seul ? » Puis elle ajoute en chuchotant à l'attention du subalterne : « Ne le prends pas mal surtout. »

Une serveuse passe par là. Alcyone l'interpelle pour commander ce qu'Ark et elle boivent d'ordinaire. Si elle avait été toute seule, la serveuse à l'air hautain ne l'aurait sans doute même pas remarqué, mais étant donné qu'elle est sur les genoux du boss ultime de la station, elle a droit aux niaiseries et aux courbettes.

« Décidément, je devrais m'asseoir sur vos genoux plus souvent boss ! »

Toute à son innocence, Alycone ne remarque même pas le sous-entendu de sa constatation alors qu'elle sourit à l’intéressé.

« Vous aviez l'air... Énervé dans votre message, » ajoute la bleutée avec une petite moue presque inquiète, et toujours, cette innocence à en crever le coeur de Judas en personne.
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 18 Sep - 19:47


la belle, la brute et le bâton


Ce n'est un secret pour personnes ; tu es légèrement obsédé. Tu te considères comme un enthousiaste de l'acte charnel, de la séduction grossière. Lorsque tu as entendu parler pour la première fois d'une trafiquante d'armes particulièrement douée de la bouche d'un de tes contrebandiers, tu ne t'attendais pas à voir débarquer une innocente bleutée de dix-huit années, à peine. Tu culpabilisais presque d'avoir envie qu'elle te frotte les cornes toutes les nuits. Presque, n'est-ce pas ? Puisque la douce Alcyone est devenue une source fiable, tu es maintenant un client assidu de la demoiselle aux tentacules. Et votre danse ne s'est plus arrêtée, depuis un an. C'est toujours comme ça, elle arrive, tu lui envoi un clin d’œil lourd de sens, tu es même parfois très tactile. Et au final, vous trinquez ensemble et riez aux éclats. Dans un sens, une femme qui résiste à tes charmes cornus, c'est quelque chose de si rare que s'en devient agréable pour toi. Vous avez forgé une autre sorte d'amitié dont tu n'es pas si habitué que cela. Quelque chose de sincère et de simple. Et pour le géant gris que tu es, patron des pirates de la galaxie d'Ura, c'est précieux. Tu n'as jamais eu de relations comme celle-là depuis ton enfance, ou du moins, tu ne t'en souviens pas. Et avoues-le, même si vous ne finissez jamais au lit ensemble, tu reluques suffisamment la marchandise pour des rêves tout en bleus et en tentacules. Enfin.

Tu pourrai facilement tordre la nuque de quelqu'un si tu te laissais aller, vu comme tes nerfs sont à vifs, à cet instant. C'est tout un art d'être Ark. On n'est pas frustré sexuellement, alors ça non. On est frustré physiquement, de pas pouvoir se faire frapper par un bâton. Des aliens à cornes comme toi, on en fait plus. Tu es presque certain que ce passe-temps étrange te vient de tes ancêtres à cornes, eux-aussi. Oui, la génétique est probablement responsable de tes déviances malsaines, à n'en point douter. Lorsque tu ouvres tes bras, avec un sourire enjôleur, pour accueillir ta bien-aimée bleutée, tu es la parfaite représentation de l'individu pervers avec sa camionnette blanche. Tu ne lui propose pas de sucettes mais tu n'en es pas loin. Surtout que tu l'accroches avec une phrase aussi subtile que tes cornes noires, immenses et pointues.

Toujours assis, les jambes légèrement écartées, affichant ton attitude très open, tu restes bouche-bée quand la trafiquante à la bandoulière ne rouspète pas face à ton appel du don juan mais répond d'une manière très inattendue. Elle s'assoit sur tes genoux, posant délicatement son postérieur sur tes rotules osseuses et elle se penche doucement vers ton visage. Tu retiens une respiration de surprise, en souriant comme un tordu. Vous avez déjà été plus ou moins tactile. Tu as même peloté quelques fois ses fesses mais elle n'a jamais fait les premiers pas de son côté. C'est une jeune femme innocente, naïve. Alors elle ne pense pas aux mêmes choses que toi lorsque ses lèvres légèrement pulpeuse se posent délicatement contre ta barbe de trois jours.
« Bonsoir boss, j'en profite qu'il n'y ai pas cet entassement habituel de groupies autour de votre table pour prendre mes aises ! » Tu refermes naturellement ton étreinte autour de la jeune femme, entourant sa taille de tes bras et posant une main sur sa cuisse, parce qu'après tout, il faut que tu profites de ce moment d'anthologie. Elle a enfin la place que tu souhaites depuis presque an. Mais c'est encore différent des serveuses qui vous jalousent du coin de l'oeil vers le comptoir du bar. C'est Alcyone, ta petite innocente, protégée et trafiquante d'armes. « J'savais bien que tu voulais être ma groupie. » marmonnes-tu très doucement dans ta barbe, tu te parles à toi-même, n'ayant pas l'intention que la bleue entende tes paroles approximatives. « Qu'est-ce que vous faites tout seul ? » rétorque-t-elle avec un sourire. Oh, tu sais chère Alcyone. Ark est un débauché, il arrive souvent seul mais repart avec une ribambelle d'aventures passagères au bras. Le jeune Minotaur rougit face à la jeune Alcyone et s’assoit assez loin de vous, laissant l'espace intime, dont votre comportement suggère fortement, avoir besoin. Alors qu'en réalité, Alcyone ne se rend probablement pas compte de son incitation à la débauche et toi, de ton côté, tu jubiles intérieurement. « J'suis plus tout seul maintenant, j'ai la plus belle des aliens bleues sur les cuisses. » Tu tapotes légèrement sa cuisse, avec un ricanement grave et lourd.
La douce bleue commande pour vous. Un tord-boyaux dont tu raffoles mais qui la fait souvent tousser. C'est que l'alcool en question peut facilement brûler la gorge quand on a pas l'habitude. « Décidément, je devrais m'asseoir sur vos genoux plus souvent boss ! » « J'te l'fais pas dire. » répliques-tu immédiatement en faisant un signe de la tête à la serveuse, qu'elle se dépêche d'amener l'alcool en question. Tu n'en oublies pas que tu es énervé. Frustré. Et que tu as déjà bu de quoi provoquer un coma éthylique chez un humain lambda.

Lorsqu'elle fait référence à ton message laissé la veille sur sa messagerie WireNet, tu repenses immédiatement à sa réponse, à ton bâton et tu pousses un rugissement rauque. Oh oui, tu étais énervé. Tu l'es toujours. « Mon bâton venait de se briser. » Tu te recules légèrement, pour qu'elle puisse constater les dégâts de ton extériorisation de la journée passée. Une trace rouge qui commence à disparaître. Une blessure dont tu es fier, oui. C'est à se demander si la moitié de tes cicatrices ne sont pas tes œuvres. Oui, tu aimes bien montrer tes pectoraux nus, également. « Tu vois, boom. Plus de bâtons. » Tu n'expliques pas pourquoi tu as besoin d'un bâton. Tu lui laisses son imagination innocente faire le travail. Tu adoptes soudainement une mine inquiète en observant la demoiselle. « D'ailleurs, tu as ma commande, j'espère ? Rassures-moi, poulpie. Sinon, je risque de tuer quelqu'un. J'ai déjà tué un holo tout à l'heure. On va encore dire que je suis une grosse brute, sans ton aide. » Tu prends un ton sérieux avec un sourire quelque peu contraste. C'est une façon de parler, évidemment. Oui, bien sûr. Tu es une brute, Ark.

Finalement, la serveuse dépose deux pintes de tords-boyaux dont tu ne connais pas réellement le nom. Tu l'appelles « Ah ! Le destructeur ! » Ton rire grave résonne et se noie dans le brouhaha ambiant. Tu t'habitues presque à avoir la jeune femme sur les genoux. Qu'elle ne bouge pas, ça t'arranges. Votre duo détonne. On dirait plus un rendez-vous amoureux très étrange, plutôt qu'une affaire entre un trafiquant et le boss des minotaurs.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 18 Sep - 21:38



 
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feat Ark Arhel; Inhuman Vice; 22h05

 

 




Alcyone le sait parfaitement, Ark a été surpris qu'elle réponde à son invitation tactile. Après tout, cela fait un an que le fameux jeu du chat et de la souris s'est installé entre eux. Ou plutôt celui du gros fauve et de la petite souricette. Et Alcyone s'en amuse particulièrement car elle voit la chose de façon tout à fait innocente. De son point de vue, le fait qu'elle ne soit pas attiré par les mâles est une évidence, et elle pense donc que Ark a parfaitement compris la chose. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle accepte le fait que le minotaur soit aussi tactile. C'est pour cela que ses bras puissant l'encerclant, et sa main de géant sur sa cuisse, ne la dérangent pas le moins du monde.

Alors c'est avec toute son innocence qu'elle passe un bras autour du cou de Ark quand ce dernier l'enlace de ses bras. Du coin de l'oeil, elle voit le subalterne minotaur rougir et s'éloigner d'eux, ce qui lui donne encore plus envie de rire de la situation alors que le boss répond à une de ses interrogations.

« J'suis plus tout seul maintenant, j'ai la plus belle des aliens bleues sur les cuisses. »

Et il la gratifie d'un tapotement sur sa cuisse, ce qui lui arrache un petit rire amusé mais s'interromps en l'entendant grogner. Il lui explique que son bâton venait de se casser et que c'est pour cela qu'il avait l'air si énervé dans le holo qu'il lui a laissé.
Alcyone hausse un sourcil, ne comprenant pas trop la situation, et le boss se penche un peu en arrière pour qu'elle puisse constater les dégâts. Ce qu'elle fait en arquant ses lèvres sur un « Oh ! » de surprise alors que du bout des doigts, elle effleure à peine la marque rouge. Ceci dit, elle ne comprend pas encore le rapport avec le bâton...

« D'ailleurs, tu as ma commande, j'espère ? Rassures-moi, poulpie. Sinon, je risque de tuer quelqu'un. J'ai déjà tué un holo tout à l'heure. On va encore dire que je suis une grosse brute, sans ton aide. »

Sa mine soudainement inquiète fait à nouveau rire la jeune adolescente, d'ailleurs même pas encore mineure aux yeux de la loi Uranienne, et elle s'apprêtait à répondre quand la serveuse vint déposer leur commande. Son remerciement poli est noyé par le rire grave de Ark mais cela ne la dérange pas plus que ça. C'est agréable de le voir ainsi, cela plaît à la bleutée.

« Est-ce que je vous ai déjà déçu une seule fois, Boss ? » souffle Alcyone avec une moue feignant la tristesse. « Et sans vouloir vous vexer, vous êtes une grosse brute... Mais je suis sûre que ça plaît à beaucoup de femelles ! »

Elle fait durer le suspens Alcyone, car elle n'as toujours pas répondu à la question du boss. Mais elle voit bien que cela le travaille, alors elle décide de mettre fin à ses souffrances. Ou tout du moins en partie. Elle est décidément d'humeur taquine ce soir.

« Bien sûr que j'ai votre joujou Boss, mais avant j'ai envie qu'on trinque ! »

Sur ces mots, la jeune femme se penche vers la table pour récupérer les deux pintes, sans pour autant quitter les genoux de Ark. Faut dire que c'est très confortable, et qu'on se sent en sécurité ainsi. Et la sécurité c'est quelque chose de primordial pour une jeune femme dans un bar comme celui-ci. Chose prouvée par les regards appuyés qu'elle essaie d'ignorer depuis son entrée, ainsi que les remarques salaces qu'elle peut entendre derrière son dos.
Alcyone donne sa pinte au chef cornu avec un sourire joyeux, presque blottie contre son torse meurtri, bien décidée à boire d'abord un coup avant de lui montrer la marchandise.

« A la vôtre, Boss ! »
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 18 Sep - 23:24


la belle, la brute et le bâton


Cette soirée commence définitivement  mieux que tes dernières journées. Oh non, qu'elle ne se termine pas. Vous avez encore tout votre temps, même pour quelqu'un de plutôt occupé dans ton genre. Il faut bien la diriger, cette organisation de pirates, de malfaiteurs, de libérateurs. C'est comme ça que tu vois les minotaurs, ta famille. Des mauvais gars, mais pas des crevards. C'est tout une différence que les impérialistes ont du mal à souligner. Si tu commences à penser à ces humains qui ne voient pas plus loin que leur nez et leur impératrice ridée, tu vas t'énerver encore plus, et franchement, tu sembles à ta limite. Assurément, ton agacement s'est légèrement atténué depuis l'arrivée fracassante de ta bleutée, assise sur tes cuisses depuis six bonne minutes, maintenant. C'est que tu fais attention au temps qui défile, c'est tellement rare qu'elle se laisse aller à ce point-là. Alcyone ne dit jamais non à un verre, une blague salace mais à une longue étreinte, un baiser de bienvenue, des sous-entendus grivois ? Elle a même effleuré du doigt ta blessure située en plein milieu de ton torse nu. C'est une première. Mais depuis que ces courbes sont juste sous ton nez écrasé, tu ne peux pas t'empêcher d'y penser ; où est ta commande ? Tu lui a demandé, une minute auparavant, mais tu ne cesses de zieuter son corps - oui, pour d'évidentes raisons - à la recherche dudit bâton.  La serveuse dépose l'alcool. Tu jubiles à l'idée de te brûler la gorge avec ton destructeur de boyaux. Mais quand même, où peut-elle l'avoir cacher ? La question te taraude l'esprit ralentit par l'alcool. Comme elle le souligne à juste titre, tu n'as jamais été déçue par la trafiquante. C'est à elle que tu commandes le plus, lorsque les situations sont délicates. Tu as une confiance presque aveugle en ses capacités. Il faut être honnête, elle n'est pas la seule trafiquante d'armes que tu engages. Les minotaurs sont une source de boulot trop vaste pour une seule personne, aussi douée soit-elle. Mais c'est définitivement vers Alcyone que tu te tournes avec un grand plaisir. Un très, grand, plaisir. D'ailleurs, c'est la seule que tu rencontres en personne presque à chaque transactions. Privilégiée la petite. Mais encore une fois, c'est ton amie. Sa moue faussement triste te fait ricaner légèrement. Tu affiches un sourire charmeur. « Aah, j'sais bien que t'es une pro. » Nouvelle tape sur la cuisse gauche, pendant que ton bras droit lui sert de soutien-lombaire. Ark, tu es une chaise très attentionnée, dis donc. On pourrait presque oublier qu'il y a trois jours, tu as planté tes cornes dans les intestins d'un pauvre diable. « Et sans vouloir vous vexer, vous êtes une grosse brute... Mais je suis sûre que ça plaît à beaucoup de femelles ! » surenchérit-elle. Ton rire est sincère, un peu gras. Bruyant, c'est le meilleur adjectif possible.

« Bien sûr que j'ai votre joujou Boss, mais avant j'ai envie qu'on trinque ! » Suite à ses mots, tu l'observes se pencher en avant, tu fais attention à ce qu'elle ne tombe pas, ta main suit son échine par réflexe. C'est qu'il faut faire gaffe avec ta taille. Elle est simplement assise sur tes genoux, mais tu fais plus de deux mètres, ses pieds ne touchent plus le sol depuis longtemps. « Vas pas tomber, poulpie. Elles font toutes les acrobates quand elles me chevauchent. » Remarque grivoise, pleine de sous-entendus, merci pour ton intervention Ark. Elle accomplit sa tâche en t'adressant un sourire et une pinte, une vision merveilleuse pour toi.

« A la vôtre, Boss ! »
Tu ne te fais pas prier deux fois pour boire, même si tu es toujours en quête de ton bâton légendaire. « Koshot asit, Poulpie ! » Tu attrapes l'anse du pichet, cognes ce dernier contre celui d'Alcyone -  l'alcool déborde et s'écrase au sol - puis tu portes le tord-boyaux à tes lèvres rosées. Une longue, très longue, gorgée s'en suit, tu lèves le menton droit vers le plafond de l'inhuman vice, pour gober une importante dose de liquide. Pendant quelques secondes, il n'y a qu'un son de déglutition plutôt ignoble qui émane de ton corps gris. Tu en fous partout, au passage, bravo. Tu positionnes à nouveau ton bras autour de la taille de ta trafiquante, palpant sa hanche discrètement et tu retires la pinte de ta bouche, enfin. Un long soupire de bien-être s'en suit. « Bwaharaha ! J'sens plus ma gorge. Ça fait du bien. » Des grognements rauques mêlées à un ricanement gras font suite à tes paroles.

« Trêves de plaisanteries, Poulpie. » Tu approches ton visage du sien, comme un prédateur se faufile vers sa proie. Un visage sérieux, la pinte d'alcool posée doucement sur la table. Elle est presque collée à toi, ça tombe bien. Tu ressers ton étreinte. « Tu caches ma commande dans un endroit secret  ? Je dois te fouiller ? Je pensais tout savoir de toi et tes petites tentacules bleues, mais tu es pleine de surprise. » Tes yeux se baladent sur son corps bleu, à la recherche du messie. Tu penses sincèrement qu'elle le cache dans son pantalon, ou quelque chose dans ce genre. Il y a comme une tension soudaine. Tu pousses ton jeu du mâle alpha à l'excès même si pour Alcyone, ça ne marchera pas spécialement, mon pauvre. Et puis, toute cette histoire de bâtons, ça t'amuse d'y placer plein de sous-entendus malsain. Il faut bien que ta frustration serve à quelque chose. « Mais j'te fais confiance. J'sais que t'as pris soin de mon bâton. » Clin d’œil. C'est le seul que tu as mais tu ne manques pas de fermer souvent ces paupières pour souligner tes intentions cachées.

Tu entends quelques humains éméchés sur le côté droit, vers le comptoir. Ils hurlent, chantent des chansons paillardes et agressent verbalement tout ce qui passe dans leur champ de vision. Tu tournes légèrement la tête, l'un deux vient de poser lourdement sa main sur le postérieur de l'une des serveuses, mécontente et apeurée. Tu fais signe à ton subordonné de s'occuper de ce remue-ménage. Ark; tu n'es pas quelqu'un qu'on dérange pendant une transaction. C'est ta zone, ta station.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Sam 19 Sep - 10:22



 
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Elle est contente, la Alcyone, que la soirée commence si bien. Quoi qu'au final, elle n'as pas souvenir d'une seule mauvaise soirée en compagnie du Minotaur, bien qu'elle sache que ce n'est sans doute pas le cas pour tout le monde. Car même si elle ne craint pas Ark, elle n'en est pas moins ignorante. Sur sa réputation, ses capacités, ses humeurs. Mais elle ne comprends pas comment on peut détester ou se faire détester du géant. Après tout, il suffit de bien faire son travail et de le caresser dans le sens des cornes pour que tout aille pour le mieux. Ce n'est pas si compliqué. Une fraction de seconde, elle a l'image de Lucre caressant les cornes de Ark et elle manque de s'étouffer toute seule. Car c'est quelque chose d'à la fois horrible et comique à imaginer.

D'ailleurs, ce soir, Ark semble aussi plutôt content, malgré son impatience à vouloir enfin voir sa commande. Il ne rechigne pas à la demande de la bleutée de trinquer d'abord, et il la fait à nouveau rire avec sa remarques sur celles qui font des acrobaties quand elles le chevauchent. Il est vrai, qu'avec sa carrure, Alcyone qui frôle pourtant le mètre quatre-vingt, est presque en équilibre sur ses genoux, renforçant un peu cette impression enfantine d'être sur des genoux paternels. En tout cas pour elle. Car oui, au final, Ark c'est un peu ce mec protecteur, un peu bourrin, mais plein d'humour et, elle le sait au fond d'elle, qui cache quelque chose de précieux. Sans même se le dire vraiment, c'est un peu ce genre de figure paternelle qu'elle idéalise, d'autant plus qu'elle n'as aucune idée d'à quoi ressemblait son père. Il n'y a toujours eu que des femmes autour d'elle. D'abord sa mère biologique, puis Renata. C'est sans doute pour cela qu'elle voue un si grand respect et amour pour les femmes, toutes les femmes. Ce qui lui fait indéniablement un point commun avec Ark, sauf qu'encore une fois, celui-ci est loin de s'en douter au vu de ses mains puissantes qui ne cessent de s'égarer, faisant rire la jeune fille. Dans son dos, sur sa hanche, sur ses cuisses. Elle en rit Alcyone, car elle sait aussi qu'Ark est quelqu'un de respectueux malgré ses airs pervers, et que si elle vient un jour à dire fermement non, il n’insistera pas.

Alors ils trinquent joyeusement, comme à leurs habitudes. Et tandis qu'Alcyone boit presque délicatement une gorgée de sa pinte, Ark lui, est fidèle à lui même et boit de grandes lampées en reversant du liquide a peu près partout. Ce qui fait rire la jeune fille aux éclats, comme à chaque fois. Elle le trouve drôle, Ark, et repose sa pinte encore bien pleine. La sienne peut lui faire toute la soirée, et elle sera bien plus lamentable que le cornu.
Mais ça y'est, l'heure n'est plus à la rigolade, et le chef le lui fait bien comprendre en jouant la carte du sérieux, resserrant son étreinte, et la taquinant sur ses tentacules de nouveau. Elle sourit et rend son étreinte au géant avant de s'en défaire pour se mettre debout devant lui, comme prête pour un exposé à Aran Prime. Il faut dire qu'elle n'en est pas peu fière, de son bâton.

« Bon, comme vous pouvez le voir, je n'ai pas grand chose sur moi, Boss. » Elle tourne doucement en écartant les bras. Car elle ne porte que son pantalon, un débardeur surmonté d'une veste, et son petit sac en bandoulière. « Mais j'ai pourtant votre bâton sur moi, et non il n'est pas planqué dans mon pantalon, vos pensées sont claires comme de l'eau de roche. » Elle taquine, tire la langue, et ouvre son sac en bandoulière pour en sortir une sorte de tube, d'une vingtaine de centimètre. Et c'est qu'elle veut faire durer un peu le suspens alors elle fait tourner la chose entre ses doigts. « J'ai essayé de faire quelque chose d'assez résistant, pour que celui-ci ne se brise pas. Il est fait d'un alliage de carbone et d'iridium, simple mais efficace, même si je ne sais pas quel usage vous voulez en faire... » Petit silence, pendant lequel elle sourit. La surface est entièrement lisse, à l'exception de deux minuscules boutons au milieu. « Ce petit bouton à droite, c'est un peu comme ce bouton magique chez les femelles vous voyez de quoi je parle Boss. » Petit clin d'oeil, et elle tend le bras sur le côtés en appuyant sur le petit bouton. Dans un chuintement métallique, le mécanisme du bâton s’enclenche et fait sortir de chaque extrémité, les extensions faites du même métal que la base du milieu. Ce qui dévoile au final un bâton en métal d'un mètre-cinquante. Si la base centrale est unie et lisse, les deux extensions qui en sont sortie son parcouru de petits et fins motifs, rappelant l'insigne du gang d'Ark.

Rien qu'à ce stade, Alcyone n'est pas peu fière, et ses petites tentacules  en frémissent.

« Comme ça, c'est un peu un bâton comme un autre. Plus solide, mais un peu banal. En revanche, si vous appuyez sur le bouton de gauche... »

Et Alcyone s'exécute. Les petits motifs incrustés s'illuminent d'une faible couleur rouge alors qu'un faible son, comme une tension électrique, émane du bâton de métal.

« Maintenant, un courant électrique de 50 000 volts parcours les parties lumineuses. Un peu comme ses pistolets électriques humains là, qui bloquent le système nerveux des gens lambda. Encore une fois c'était un peu compliqué car je ne sais pas à quel usage est destiné cet objet donc j'ai essayé de faire au mieux. La partie centrale est bien sur isolée pour que le porteur ne risque rien. Et pour le refermer il suffit d'appuyer sur les deux boutons en même temps, ce qui désactive le système électrique et ré-insert les extensions dans le tube central. » Alcyone s’exécute et se retrouve à nouveau avec un simple petit tube de métal de vingt centimètre dans la main. « Pratique et discret ! »

Un sourire final accompagne la fin de sa démonstration, tandis que ses tentacules frémissent toujours, et elle attend l'avis de son éminent client, une main sur la hanche, l'autre lui tendant la marchandise.
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Sam 19 Sep - 18:02


la belle, la brute et le bâton


Tout en surveillant de ton œil droit ce qu'il se passe au comptoir, tu attends patiemment que la jeune bleutée révèle son secret et présente ta commande. Pour le moment, ton subalterne s'est glissé aux côtés des énergumènes et entame une simple conversation avec eux, peut-être pour essayer de les calmer. Tu l'admires, ce petit nouveau. Tu serai déjà entrain de leur coller la paume de ta grande main dans leurs têtes, à sa place. Mais tu n'es pas le géant le plus diplomate qu'il existe sur la galaxie d'Ura, n'est-ce pas ? Finalement, Alcyone quitte tes genoux, avec une mine fière mais quelque peu taquine. Tu aimes ce moment, d'ailleurs, tu te prépares à recevoir ta commande en roulant des épaules, mordant ta lèvre inférieure et en poussant un petit grognement - comme d'habitude. L'échine légèrement courbée, main sur la cuisse gauche et avant-bras sur l'autre, tu es en position dite de la transaction peu scrupuleuse, ton œil ne quittant absolument plus les courbes bleues de ta vis-à-vis. Bien sûr, tu es déçu de ne plus sentir son poids sur tes genoux, mais il fallait bien que vous passiez aux choses sérieuses, tout de même. Les plaisanteries, aussi grivoises et amusantes soient-elles, doivent laisser placer à la vraie raison de ta présence ici. Ce petit tube en métal qu'elle sort justement de son sac. Pendant sa présentation digne des plus beaux exposés que tu n'as jamais entendu - tu n'as jamais assisté à une leçon de ta vie, alors tu supposes que c'est à cela que ça ressemble, un exposé.  - tu remues la tête, d'un air intéressé. C'est qu'elle vend bien sa marchandise, la gamine. Tu sais pertinemment qu'Alcyone a la fibre commerçante en elle, prête à te vendre toutes les qualités d'un caillou et à te le faire acheter. Quand même étonné par la longueur du bâton, même si tu ne doutes pas de sa solidité, tu pousses un petit « Oh ! » lorsqu'elle appuie sur le bouton magique, sans oublier de sourire à son très jolie sous-entendu. Tu commences à croire que tu as une influence sur la bleutée et ça ne te déplaît absolument pas. Même lorsqu'elle te montre sa langue en guise de réponse à tes suppositions malsaines, tu ris. Tes réactions sont simples. Tu ne réfléchis jamais avant de l'ouvrir ou d'agir. Tu es quelqu'un de naturel, Ark.

Comme un enfant, excité de pouvoir toucher son jouet, tu te replaces comme il faut sur la banquette, prêt à recevoir l'engin. Mais tu as oublié un détail, Ark. Dans ta crise de nerfs de la veille, tu as rajouté un petit détail à ta commande, en fin de message. Ah oui, életectri... « En revanche, si vous appuyez sur le bouton de gauche... » Que ! Et là, les motifs de tes pirates préférés s'illuminent d'une couleur sanguine dans un grincement électrique. Ta prunelle de jade coincée dans ton orbite droite s'embrase d'émerveillement. Cette agréable surprise devant l'impressionnant mélange d'alliage de carbone, d'iridium et un courant électrique capable de satisfaire tes pulsions les plus violentes en quelques secondes se traduit par un rire grave, comme si tu venais d'entendre la blague la plus drôle du siècle. En réalité, tu imagines déjà tes nerfs apaisés suite à une décharge de l'engin, qui tuerait probablement un individu lamda. Mais toi, Ark. Tu résistes, géant gris et costaud que tu es. Bon, tu n'as jamais essayé les décharges de cinquante mile volts, il y a un début à tout. Tes cornes frétilleraient si elles pouvaient.  « Pratique et discret ! » finit-elle alors que le tube de quelques centimètres est au centre de la paume de sa main. Mais tu n’attrapes pas ta commande immédiatement.

Tu te lèves d'un bond, tout en applaudissant, cognant tes paluches grises  l'une dans l'autre frénétiquement, avec une douceur digne du géant que tu es. « Ahah! Poulpie ! Tu m'déçois jamais hein ? » Tu la prends dans tes bras, lui offrant une traditionnelle étreinte sincère à la chef des minotaurs. Un peu étouffante, les mains légèrement baladeuses et elle finit à quelques centimètres du sol. Tu termines ton geste amical par planter tes lèvres sur son front bleu juché de tentacules aussi adorables qu'étranges. « T'es la meilleure, franchement. J'vais enfin pouvoir me soulager comme il faut. » De cette phrase très suspecte, tu agrippes le tube en métal pour admirer la pièce d'artisanat de plus près. C'est du travail d'orfèvre qu'elle t'a fait là. Tu aimes particulièrement les motifs à la gloire du symbole des minotaurs. C'est un bâton de frustration personnalisé, qui plus est. Tu espères sincèrement à cet instant précis qu'il ne se brisera pas, comme les trentes premiers qui étaient en ta possession. Tu es souvent énervé, Ark. « J'ai hâte de l'essayer. C'pour ça que j'ai amené la bleusaille là-bas... » Toujours suspect. Tu indiques d'un mouvement de cornes la direction du comptoir où ton subalterne est censé régler l'affaire des crevards bruyants. Tu ne fais pas attention, obnubilé par ton précieux, mais ton subordonné vient de recevoir un coup dans le pif, le projetant à terre. Debout devant la jeune bleue aux tentacules, la dominant de quelques centimètres, même si au final, elle n'est pas si petite, tu actives et désactives le bâton, qui s'ouvre, s'illumine dans un petit bruit toujours aussi électrique puis se rétrécit. Ark, on dirait un enfant. « Combien j'te dois, poulpie ? Tu vas encore refuser que j'te paye en nature, j'imagine. » Tu tapotes sur sa petite caboche tentaculaire et bleue. « Ou tu vas, comment tu disais déjà, m'accrocher des guirlandes aux cornes ?  » Sourire taquin.

La musique couvre le vacarme au comptoir mais un « Boss ! » hurlé te fait tourner les talons. Tu baisses d'un seul coup le crâne, évitant de justesse un objet non identifié lancé à pleine vitesse contre toi. Par réflexe, tu positionnes ton bras par-dessus Alcyone, comme un parapluie protecteur et musclé. Ton sourire est dès plus inquiétant, Ark, alors que ton échine est légèrement courbée - ton visage est au niveau de la bleutée, pour le coup - et que tu plonges ton œil vert dans le regard bleu de ta trafiquante préférée. « Par les tétons ridés de Lucre, tu sens cette odeur, poulpie adorée ? » Tu inspires grandement, sans pour autant effacer ton sourire d'excitation, vraiment, très, suspect. « La douce odeur d'une bagarre de bar avec des crevards. » Rime mise à part, cette soirée est définitivement parfaite pour toi. Tu as un nouveau bâton et tu vas pouvoir te défouler sur des inconnus. Par-fait. Manquerait plus que tu finisses avec un individu au lit - tentaculaire et bleu, mais l'espoir fait vivre - qui te frotte sensuellement tes cornes.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Mer 25 Nov - 22:55



 
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L'étreinte est sincère, amicale, peut-être un peu trop d'ailleurs. Les puissantes paluches de Ark ne s'encombrent pas de la bienséance. Mais qu'importe. Cela la fait rire, la petite Alcyone. Elle répond même à l'étreinte, quelque peu maladroitement, ses bras frêles n'arrivant guère à enlacer le Minotaur. Le baiser sur ses tentacules, elle l'apprécie. Mais c'est aussi avec soulagement que ses pieds retrouvent le sol, un peu sale, de la salle bruyante et enfumée.

«  T'es la meilleure, franchement. J'vais enfin pouvoir me soulager comme il faut. » Un temps.  «  J'ai hâte de l'essayer. C'pour ça que j'ai amené la bleusaille là-bas... »

Un sourire amusé, et sans doute un peu inquiet, étire les lèvres d'Alcyone. Mais elle n'as même pas le temps de poser une question, qu'un bruit sourd attire son attention. Le subordonné de Ark vient de se prendre une bonne droite,  au niveau du bar, mais le chef est vraiment trop plongé dans l'admiration de son nouveau jouet pour s'en apercevoir.

« Combien j'te dois, poulpie ? Tu vas encore refuser que j'te paye en nature, j'imagine. »
Une petite tape sur sa tête, qui fait sourire la bleutée. «   Ou tu vas, comment tu disais déjà, m'accrocher des guirlandes aux cornes ?  » Un gloussement de la part d'Alcyone, qui s'amuse toujours de la situation.

Situation qui dégénère en l'espace d'une fraction de seconde. En un instant, Alcyone se retrouve sous le bras du chef des Minotaurs, après que ce dernier fut interpellé par son sous-fifre au bar. Leurs visages sont prés, si près qu'Alcyone sent son halein d'alcool, et voit clairement son sourire, un peu inquiétant. L'oeil, émeraude unique, vient se ficher dans son regard aussi bleu que sa peau.

«  Par les tétons ridés de Lucre, tu sens cette odeur, poulpie adorée ? » Une inspiration, d'excitation, de la part de Ark. Alors qu'Alcyone, malgré l'image amusante, retient un peu son souffle. «  La douce odeur d'une bagarre de bar avec des crevards. »

Damn it. Alcyone hésite. Lever les yeux au plafond ? Éclater de rire ? La situation ne s'y prête guère : les fauteurs de troubles se sont rapprochés, mais surtout, la petite bagarre prends des allure de baston générale. Même les protagonistes qui n'avaient rien à voir avec l'altercation entre le subordonné de Ark et les hommes du bar s'en mêlent. Rapidement, les coups pleuvent dans tous les sens, on voit des verres voler à travers la pièce, les serveuses frivoles s'en retournent en coulisses.

La bleutée quant à elle, essaie de se faire toute petite. Il faut dire qu'elle a rarement été dans ce genre de situation. Ark lui, a l'air de s'amuser, ce qui est moins le cas de son subordonné, revenu vers eux avec le nez et la lèvre en sang. Alcyone essaie d'aller vers lui, histoire de l'aider un peu, mais elle est rapidement interrompue. Agrippée par le bras, la main moite d'un humain à l'haleine pire que celle d'une charogne l'attire.
Il semble vouloir profiter du chaos général pour commettre quelques actes obscènes, comme semblent le mimer ses yeux exorbités et sa langue pendante. Un véritable chien. Alcyone en aurait rit si la situation n'était pas si horrible.

« Tu ferais mieux de me lâcher avant de le regretter. »

Evidemment, l'homme rit. Comme si cette gamine allait lui faire peur. Réaction attendu. Alcyone sourit, et au lieu de continuer à se débattre, elle se rapproche de lui, comme une anguille. Vicieuse.

« Tant pis pour toi. »

Elle hausse les épaules alors qu'il resserre sa prise en continuant de rire grassement. Il ne la prends tellement pas au sérieux qu'il ne voit rien venir. Le genoux d'Alcyone vient rencontrer l'entrejambe avec force.
Malheureusement, au lieu de la lâcher comme elle l'avait espéré, la main libre de l'homme vint s'abattre sur sa joue. Sa lèvre s'entaille, elle grogne de douleur. Faudrait vraiment qu'elle apprenne à se battre un jour. Etant donné ses activités, ça pourrait lui servir. En attendant, elle se fait clairement mettre une raclée, et c'est pas du tout agréable. Dire que la soirée commençait pourtant si bien...
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Jeu 26 Nov - 3:03


la belle, la brute et le bâton


Tu ne sais toujours pas si tu attires les problèmes ou si tu les crées, n'est-ce pas ? Tu sembles innocent pour une fois. L'idiotie humaine et l'ébriété semblent toutes deux responsables pour la chaussure que tu viens d'éviter avec agilité, en protégeant Alcyone de ton bras. Chaussure qui s'écrase contre le mur en métal de l'Inhuman Vice, en fauchant quelques bouteilles en verre sur son passage. Le bruit qui s'en échappe sonne comme une cloche sur un ring. Le début des hostilités pour certains, des emmerdes pour d'autres et pour toi, c'est la jouissance extrême qui s'empare de tes nerfs. Ta pupille se dilate suite à une montée subite d'adrénaline et tu fais part à la bleutée de ta soudaine gaieté face aux futurs événements. Tu es devin, pour une fois. Tu sais ce qu'il va se passer. Tu vas tout simplement exploser la tronche de quelques gredins et te défouler par la même occasion. En fait, c'est presque aussi efficace que ton bâton, pour le coup. Fantastique, non ? Quelques têtes connues se hissent à ton niveau, ce sont tes hommes, dissimulés dans la foule. Tu n'es pas assez stupide pour sortir sans une ribambelle d'hommes, d'escortes, de protections. En réalité, tu estimes ne pas avoir besoin de tout ça mais ton second ne te laisse pas le choix, il te colle toujours cinq subordonnés à tes basques pour être sûre que rien de grave ne t'arrive. Une attention charmante, si elle n'écrasait pas légèrement ta fierté de combattant. Tu pourrais tous te les faire, là. Sincèrement, tu y arriverais. Mais le risque d'être blessé, ne serait-ce que légèrement est un risque que tu ne peux plus prendre à la légère, maintenant que tu diriges les Minotaurs. Par respect pour ton groupe, tes hommes, tes idéaux, tu acceptes d'être accompagné, d'être traité comme un personnage important, chose que tu n'estime pas être. Tu te considères tout aussi remplaçable que Kevin, le subordonné qui n'était pas caché dans l'ombre et qui assumait la charge de larbin accompagnateur. Ce dernier revient en sang vers toi, alors qu'une bagarre générale éclate au moment où le barman agrippe un des idiots par le col et lui colle son poing sur le crâne.

Tes hommes n'ont pas besoin de ton aval pour commencer à se battre comme des démons et tu admires quelques secondes tes enfants se jeter corps et âme contre le groupe d'humains. Au final, d'autres se mêlent à la huée, ce qui arrive souvent sur Shark IX. Tu passes ton bras devant Alcyone et tu l'as fait reculer de quelques pas, pour qu'elle rejoigne l’attroupement pacifique qui observe la baston loin, en cercle. Certains encouragent les humains éméchés, d'autres scandent ton nom, l'accompagnant de surnoms qui te font légèrement sourire. Ark le pulvérisateur. Ark le démonteur. Ark le démon à cornes. Tu déposes le bâton fermé sur la table-basse sur laquelle repose encore vos verres vides. Tu t'avances doucement, toujours avec une sangle en cuir qui surplombe ton torse nu, rejoint à l'épaule par une frêle protection, qui sert plus de décorations qu'autre chose. « Alors, qui veut sa raclée ? » demandes-tu poliment, tout en roulant tes épaules. Les muscles de ton dos offrent un spectacle à la foule derrière, et même à la trafiquante bleue, qui, tu l'espères, va profiter. Tu sais qu'elle n'aime guère ce genre de situations mais elle est très surprenante ce soir, peut-être que cela va changer.

La première vermine arrive rapidement, avec l'espoir fou de mettre k-o le chef des pirates. Il s'élance avec un cri rauque. Est-ce qu'il essaye de t'intimider ? Tu souris légèrement et tu le laisse te frapper au visage. Plutôt fort, il réussit à t'arracher une petite fêlure sur la lèvre inférieure, mais ce qui le choc, c'est ton sourire carnassier. Il faut bien que tu t'échauffes. C'est presque aussi bon qu'avec ton bâton. Tu fermes ton poing, tes os craquent sous la pression de ta force et tu lui colles tes phalanges sous son menton. Le pauvre bougre est propulsé en arrière, tu es presque arrivé à lui faire faire un salto-arrière. Tu peux faire mieux, Ark. Un second arrive, il opte pour une tactique plus stratégique. Se servir du poids de l'adversaire contre lui, c'est une bonne idée, petit. L'homme éméché s'accroche à ton torse, passant sa tête vers tes côtes droites et essayer de te soulever. Tu ne peux pas t'empêcher de rire aux éclats. « L'alcool, ça n'a pas que des bons côtés, hein, mon gars. » Tu le laisses réfléchir aux conséquences pendant une dizaine de secondes, alors qu'autour de vous c'est le chaos total. Finalement, tu lui fais lâcher prise assez facilement en agrippant ses épaules, même s'il se débat. Et tu l'envois valser gaiement  sur le comptoir du bar. Un joli vol-plané. Dans un concours de lancer d'humains, tu ferais fureur. Le suivant, tu expédies la chose plus rapidement, dans un rire gras. Il n'a même pas le temps de tenter quelque chose que tu le balayes d'une gifle qui va laisser une trace. Une claque, c'est encore plus humiliant qu'un coup de poing.

Pourtant, dans ta danse effrénée - en réalité, tu ne bouges presque pas tes pieds depuis le début de la bagarre, tes assaillants font le trajet, tu te contentes de les accueillir lorsqu'ils arrivent au bout du chemin - tu en oublies les raisons de ta présence ici. La belle bleue, derrière toi. Tu entends sa voix dans un écho lointain, ternie par des hurlements, des bruits sourds, des verres qui se fracassent.

« Tu ferais mieux de me lâcher avant de le regretter. » Tout se passe très vite, tu tournes la tête et aperçoit Alcyone donnant un coup de genoux bien placer à une énergumène. Tu essayes immédiatement de la rejoindre mais deux humains sautent sur ton dos, l'un deux essayant de t'étrangler, un bras autour du cou et l'autre tentant de t'empêcher de bouger la tête. Le deuxième semble en panique puisqu'il ne fait rien d'autre que te tenir fermement par la taille, comme s'il voulait te faire un gros câlin. Tu aurais pu prendre ton temps avec eux mais la bleutée vient de se faire frapper en retour à son magnifique geste et ça, tu n'es pas spécialement d'accord. Tu avances comme si les deux humains n'étaient pas plus lourd qu'une plume. Un coup de crâne dans le menton de l'étrangleur suffit à le faire tomber sur son comparse.

Libre, tu te précipites dans un grognement très grave vers l'individu qui s'apprête à réitéré son action impardonnable, face à une Alcyone presque à terre. Ark, tu es sérieux, pour une fois. Tu as pris ton pied avant, mais là tu ne veux pas lui casser la gueule pour toi, mais pour elle. C'est très différent. Tu l'interromps dans son geste, posant ta paluche sur son avant-bras en l'air. Tu serres si fort que l'homme hurle à la mort jusqu'à qu'un craquement net se fasse entendre, même dans le brouhaha. Tu relâches la prise et te diriges vers ta bleutée, dont la lèvre entaillée fait écho à ta propre petite blessure. Pourtant, sur elle, cela n'a rien de minime. Une main ferme sur sa joue rosée, tu frôles d'un pouce hésitant le coin de sa bouche. Tu fronces les sourcils.

« Je déteste vraiment les merdes comme toi, mon gars » avoues-tu à l'homme qui pleure sur l'os qui ressort de sa peau tout en scrutant les pupilles d'Alcyone, lui indiquant de façon explicite de reculer et de se diriger vers le sofa.

Légèrement plié en deux pour arriver à sa taille, tu te redresses avant de sentir une vive douleur dans le bas de ton dos. Cet idiot, dans un sursaut de désespoir, vient de planter une lame dans ta peau, dans ta hanche. Tu serres les dents, réprimant un cri de douleur, même si ton grognement rauque est équivoque. Tu te retournes doucement, avec un regard meurtrier. L'homme recule, tremble de peur face à une montagne très énervée. Ta réaction est simple, tu te saisis de la table-basse sur ton côté droit - les verres virevoltent, le bâton artisanale tombe et roule vers le canapé - et tu l'envoies valser contre l'humain, assommé immédiatement. Le verre de la table se brise, le choc est plutôt violent et un silence de cimetière s'installe dans le bar. Tout le monde s'arrête pendant un temps indéterminé en te regardant, toi, le géant avec un couteau planté dans le dos. « T'inquiètes, je sens presque rien, Poulpie. » affirmes-tu d'une voix grave à ta collaboratrice. Menteur. Ton corps est déjà couvert de cicatrices, une de plus.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Jeu 26 Nov - 15:38



 
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Evidemment, le chef des Minotaurs se déplace rarement seul. Mais quand même. Ça n'empêche pas la situation de dégénérer. D'ailleurs, elle trouve ces humains vraiment stupides. Pour chercher la baston avec Ark, faut vraiment avoir été fini à la pisse. Ou en avoir trop bu. Au choix.
Certains dans la salle encouragent le chef des rouges.  Alors malgré ce crevard qui la tiens fermement, malgré la douleur qui enrobe son crâne tentaculaire, malgré le sang bleu qui s'échappe de sa lèvre, Alcyone admire son collaborateur.
Il a vraiment l'air dans son élément. Il en rit. Il prend clairement son pied. Après tout, chacun ses délires, elle n'est pas là pour le juger. Mais son admiration est interrompue, car son bourreau la met à terre, lui tirant un gémissement de douleur. Et aussi un éclat de panique : « Comment je vais expliquer ça à maman ? » Car ça, c'est sa blessure à la lèvre, le bleu -noir en l'occurrence- qui commence à naître sur son bras, son haut déchiré. C'est vraiment la galère.

Alcyone voit du coin de l'oeil que l'homme qui la tient lève à nouveau la main, et réflexe lâche mais humain (enfin façon de parler), elle s’apprête à cacher son visage entre ses bras en fermant les yeux très fort. Mais tout t'en empêche alors. Le grognement de Ark qui va crescendo, le craquement sinistre et le hurlement de l'homme à qui le chef vient de briser un os, ou plusieurs. La jeune femme retient un haut le coeur à la vue de l'os qui ressort de la chair rosâtre et teintée de pourpre. Elle n'est vraiment pas habituée à tout ça. Elle tremble, la petite Alcyone, sous l'immense main du Minotaur.  Et elle lui obéit quand il lui indique silencieusement de reculer vers le sofa. Dans la précipitation, elle trébuche sur le bâton.

Personne ne voit rien venir. L'homme à l'os brisé, décidément encore plus stupide que ce qu'on pouvait penser, s'en prends directement au chef des Minotaur et enfonce une lame dans sa chair grise. Alcyone se retourne vers lui en l'entendant grogner de douleur, et alors qu'un silence de mort s’abat dans la salle, résonne son exclamation faible et horrifiée alors qu'elle se cache la bouche de ses mains.
Un moment de flottement, et l'agresseur se retrouve emporté et assommé par la table basse dont le verre se brise sous le choc. Personne ne bouge, personne ne parle. On dirait même que les gens se sont arrêtés de respirer. C'est presque le cas pour la petite bleutée.

« T'inquiètes, je sens presque rien, Poulpie. »

Alcyone se mord la lèvre en pensant la même chose que lui. Menteur. Pas la peine de jouer au gros dur avec elle, Ark.
Le temps s'est arrêté, et Alcyone enrage de l'intérieur. Si se faire frapper lui faisait peur, et mal, elle était en revanche très en colère que Ark se soit fait blesser en la défendant. Le coupable est étendu au sol, mais il commence à reprendre connaissance, et la jeune femme inspire brièvement. De la fumée pourrait sortir de ses oreilles à ce moment là.
Les gens s'écartent, en cercle, comme si le chef allait exploser. Seule Alcyone se rapproche, mais avant tout, elle se penche pour ramasser le bâton d'Ark. Elle contourne ce dernier et fait les pas qui la séparent de l'agresseur, qui peine à essayer de bouger sous ses blessures et la douleur.

Le bâton tournoi dans sa main, puis Alcyone appuie sur les boutons qui ouvrent et allument successivement l'objet avant de s'accroupir à côté de l'humain. Le bâton crépite, et la jeune femme, a peine sortie de l'adolescence, esquisse un petit sourire. Elle est d'ordinaire la bonté incarnée, et se défend rarement. Mais elle est en colère, ce soir, Alcyone.

« Je devrais te couper les couilles, mais pour attaquer une gamine puis un homme par derrière, tu ne dois même pas en avoir. »

Sur ces mots, Alcyone se redresse et fait mine de se retourner pour s'en aller. Seulement un moyen de mettre plus d'élan dans le coup de bâton électrique qui vient s'abattre sur l'entrejambe de l'homme. A triple reprise. Pendant lesquelles l'humain hurle en se tordant de douleur.

« Bonne chance pour la branlette, » ajoute la jeune femme d'une voix tremblante avant de lui cracher au visage. Littéralement. De sa salive teintée de sang cobalt.

Cette fois, elle fait vraiment volte-face en désactivant le bâton et se dirige vers Ark. Elle a les jambes qui tremblent, les mains aussi. Jamais elle n'avait fait de mal à une mouche, et elle se sent presque comme si elle avait tué quelqu'un. Mais étrangement, c'est un mal qui lui fait du bien. L'adrénaline la rend un peu fébrile. Ça lui donne aussi envie de pleurer. Surtout que la foule ne cesse de passer les yeux de Ark à elle, puis d'elle à Ark. Stressant. Oppressant.

Face au géant, elle n'ose même pas le regarder dans les yeux, et pose le bâton sur le sofa où ils avaient si bien commencé la soirée, et elle jette un oeil à la lame toujours fichée dans le dos du Minotaur.

« Faut que je te nettoie ça. On sait pas où sa lame a trainé, ni si elle n'est pas empoisonnée, ou pire. »

Sa voix est toujours tremblante, hésitante, mais qu'importe. Il faut enlever cette connerie, mais pas ici, trop de monde, trop de regards.
Alors elle glisse sa main, minuscule, dans celle du chef, et l’entraîne dans une arrière salle. Une pièce avec un lit, jouxtant une salle de bain crasseuse. D'ordinaire réservée à certains clients généreux avec les serveuses, mais personne ne viendra empêcher le chef des Minotaurs d'y entrer. Surtout pas alors qu'une lame chatouille son épiderme douloureusement.

Alcyone désigne le lit de fortune au géant pour qu'il s'assoit et, sans un mot, elle va fouiner dans la salle de bain. Elle y trouve de quoi désinfecter la plaie, mais aussi de quoi la recoudre... Manuellement. Un comble, quand on sait qu'un laser spécial peut recoudre n'importe quelle ouverture dans n'importe quelle épiderme au Mémorial Êta. Mais ils sont sur Shark IX, alors faut bien faire avec ce qu'on a. Une bouteille d'alcool traîne dans la douche, elle la prends également, et une fois revenue dans ce qui sert de chambre, elle s'assoit derrière Ark et pose la bouteille sur ses genoux.

« Bois ça. Ça te fera du bien. »

Fini les petites blagues du début de soirée, les clins d'oeils, les petites allusions. Elle est face à cette lame, enfoncée jusqu'à la garde, qu'elle doit enlever pour compresser la plaie, la désinfecter, et la recoudre. Elle voit toutes les étapes, mais ses mains tremblantes sont incapables de ne serait-ce que toucher l'objet.

Heureusement qu'elle n'as pas essayé les études médicales. Elle est capable de réparer n'importe quel moteur ou circuit électrique. Au moins eux, ils ne saignent pas.
Heureusement qu'elle est derrière Ark. Elle est incapable de retenir quelques larmes d'angoisse et, surtout, de surmenage d'émotions.
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Jeu 26 Nov - 22:03


la belle, la brute et le bâton


Les regards sont intenses. Le souffle est saccadé. Le sang s'écoule le long de ta peau grise, se faufilant sous ta ceinture. Elle n'est pas profonde, cette lame traîtresse, pourtant tu ressens péniblement chaque seconde qu'elle passe à l'intérieur de ton corps. Debout dans un silence de cathédrale, tu te tiens le torse bombé, comme si rien ne pouvait te mettre à terre. Tu as une réputation à préservée, Ark. Au vue de la taille de l'arme, un autre que toi serait déjà probablement passé dans l'au-delà, ou tout du moins, serait au sol. Les subordonnés se regroupent autour de toi sans chercher à t'aider, ou à te soigner. Ils savent pertinemment que tu enverrais paître le premier qui oserait te toucher pour te secourir. Ils s'occupent plutôt de sécuriser les lieux, étendre l'occupation des minotaurs dans la foule, dans le secteur. Tous les ivrognes sont maîtrisés à présent. On entend des gémissements, des pleures. Des bruits qu'ils ne peuvent pas refréner. Car tous ceux qui ont conscience de la scène sont silencieux et te fixent avec une intensité rare. Dans les spectateurs, il y a ceux qui ont peur de ta réaction. Peur d'être témoin d'un carnage. Il y a ceux qui ont hâte de voir ce que tu vas faire. Il y a ceux qui veulent que tu fléchisses et montres tes faiblesses. Tu roules simplement des épaules, même si la douleur putassière te rappelle à l'ordre sauvagement, ta babine supérieure s'arque dans un grognement. Une bête, c'est ce que tu es. Une bête blessée, maintenant. Ton inquiétude devrait être dirigée vers cette lame épaisse qui perce ton épiderme, pourtant ton œil d'émeraude se plante naturellement sur Alcyone.

Cette dernière semble choquée et agacée à la fois mais les bruits de ses pas sur le sol en acier retentissent lourdement comme le glas pour l'homme que tu viens d’assommer. Réveillé, ce dernier essaye de ramper jusqu'à la foule toujours silencieuse, laissant une traînée rouge grâce à son avant-bras dont la chair est en charpie. Personne ne l'aide. Personne n'ose secourir celui qui a ouvertement blessé le chef des Minotaurs. Le roi des pirates. Surtout de cette manière-là. Tu aimes qu'on se batte contre toi, avec honneur. Un poignard dans le dos, c'est comme un millier de mensonges, c'est dégouttant. Toi, le guerrier, tu es en rage. Toi, le mortel, tu es blessé. Toi, le chef, tu fais face avec fierté. Alcyone, tube de métal en mains, surplombe l'ivrogne. « Je devrais te couper les couilles, mais pour attaquer une gamine puis un homme par derrière, tu ne dois même pas en avoir. » dit-elle d'un ton froid. Tes lèvres dont le coin légèrement boursouflé, se tirent en un petit rictus. C'est vrai qu'elle n'est qu'une gamine. Une que tu pensais innocente mais qui au final, te prouve le contraire à chacune de vos rencontres. Comme un jugement sans tribunal, elle abat sa sentence pour t'avoir prit en traître et blessé comme un lâche. Tu l'admires pendant les quelques secondes où elle réduit à néant les chances de reproduction de l'homme. Il hurle, il pleure. Toi, tu souris.

« Bonne chance pour la branlette, »
La bombe est lâchée. Le micro aussi.

Elle revient face à toi, les yeux fuyants et mouillés, le corps qui tremble. Pourtant, tu devrais être celui qui tremble de douleur, mais tu es plutôt stable, même si tu as la caboche tournante, conséquence des gouttes rouges qui recouvrent petit à petit le sol derrière toi - puisque tu ne bouges pas depuis que le coup t'a été asséné. L'ambiance est lourde, comme ta respiration. La bleutée te dépasse, pose le tube sur le sofa et revient face à toi. Tu essayes de lui dire quelque chose. D'être sentimental, pour une fois.
Est-ce que ça va ? Tu as eu peur, hein ? Mais ça ne sort pas de ta bouche. C'est la lame qui t'empêche de parler ou ta fierté, proportionnelle à ta corpulence. « Faut que je te nettoie ça. On sait pas où sa lame a trainé, ni si elle n'est pas empoisonnée, ou pire. » « Je vais bien. » répliques-tu fièrement. Doucement, ses doigts fins se glissent sur ta paume grise, encore chaude des gifles que tu as distribué cinq minutes auparavant. Tu soupires mais tu ne dis rien pour une fois et, la frêle demoiselle bleue traîne par la main le géant gris à travers la pièce. Tu accordes un regard sérieux à l'un de tes subordonnés qui vient refermer votre marche, histoire de vous isoler et vous sécuriser. Kevin, quant à lui, récupère le bâton poser sur le sofa et rejoint son collègue devant la porte que tu viens de franchir avec Alcyone.

Et c'est à ce moment-là que la vie reprend dans le bar. Le cercle se dissipe naturellement et la musique reprend doucement. C'est elle qui a mis fin à ce que tu as commencé, n'est-ce pas ? Même si pour cette fois, on te laisse le bénéfice du doute concernant ta responsabilité. Les clients du bar enjambent les corps inertes - mais encore vivants - des humains qui se sont brûlés les ailes à vouloir se rapprocher du soleil. Ark, il ne fait pas de cadeau. Ses hommes; non plus. Et ses collaborateurs, encore moins. La preuve avec la douce bleutée qui vient d'atomiser le service trois pièce du bougre.

Tu obéis à la tentaculaire bleue et pose ton postérieur sans douceur sur le lit de fortune de la salle privée du bar. Tu es déjà venu plusieurs fois ici, forcément. Pas pour les mêmes raisons. Le drap blanc devient rapidement rouge. Tu l'observes se démener partout dans la petite chambre décrépie. Elle s'enfonce dans la salle de bain lugubre et en ressort avec une bouteille d'alcool et de quoi te soigner, pour le moment. « Voilà que tu deviens mon infirmière personnelle, c'est plutôt...sympa. » Tu as toujours le souffle légèrement coupé, ce qui saccade tes paroles. « Bois ça. Ça te fera du bien. » dit-elle tout en déposant la bouteille sur ton genou. Tu ne te fais pas prier et avaler une grande gorgée du liquide. Tu crispes ton visage. « Putain, c'est corsé c'te machin. »

Tu ne sais pas ce qu'elle fait. Tu entends seulement sa respiration, les ustensiles de soin qui s'entrechoquent. Roulement d'épaules, tu essaies de décoincer tes vertèbres bloquées par le choc. Pourtant tu entends un petit sanglot qui attire ton œil vert par-dessus ton épaule. De là, tu aperçois à peine le manche du couteau mais surtout tu observes une Alcyone accablée, pliée sur ta blessure, hésitante.

« Poulpie ? » Tu n'as pas l'habitude de la voir comme ça. C'est même la première fois.
« Poulpie. » répètes-tu d'une voix grave mais douce. Tu as le poignard dans le dos mais tu as l'impression qu'elle souffre plus que toi.
« Ca va aller, Alcyone. » Alcyone, c'est rare. Tu te retournes légèrement, tordant ta hanche et par la même occasion ta plaie. Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour rassure une femme en détresse. Tu regrettes légèrement ton mouvement, l'expression de douleur et de regret se lit facilement sur son visage. « C'était plutôt mouvementé tout à l'heure, hein. » dis-tu avec un sourire léger. Ta paluche imposante se pose sur sa joue, essuyant une larme sous sa paupière. « Tu lui as bien rôti les boules à ce crevard, j'suis fier de toi. » Même si tu montres tes dents, Ark, tu n'arrives pas à sourire sincèrement car la douleur commence à être très vive. Finalement, tu te penches à ton maximum - dans un effort certain, tu as foutrement mal, en réalité - et tu déposes tes lèvres sur ses tentacules, au-dessus de son front.

Tu te retournes et attend qu'elle retire la lame.
« Allez. Vas-y. Retire-moi ce putain de couteau. » lui demandes-tu d'un ton sec et bizarrement sensuel. Le colère resurgit. Mais c'est autre chose. Une fausse colère. Une frustration personnelle. « Pour une fois que je suis ici, avec toi.  » Petit rire. « Je peux même pas en profiter à fond. » Toujours une touche d'humour. Même si c'est vrai que tu as toujours secrètement souhaité l'emmener ici lors de vos précédents rendez-vous. Pour conclure vos affaires, à ta manière. « Oh, et pas la peine d'être douce, chérie. » grognes-tu en accrochant tes griffes dans le matelas, prêt à douiller sévère. « Comme on dit chez moi, maraas toh ebra-shok ! » termines-tu avant de t'enfiler le breuvage suspect d'une traite.



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Dernière édition par Ark Arhel le Ven 27 Nov - 23:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Jeu 26 Nov - 22:51



 
la belle, la brute et le bâton



feat Ark Arhel; Inhuman Vice; 22h05

 

 

Les tentatives d'humour sont entachées par l'odeur du sang et les rictus douloureux. Alcyone n'arrive pas vraiment à en sourire même si, en temps normal, elle aurait rit et même répliqué avec un certain sarcasme. En fait, elle se trouve un peu pitoyable, Alcyone, d'avoir ses réactions aussi émotives.  Alors que son boss est là, avec une lame en pleine chair, et qu'il essaie de la faire sourire, de la rassurer. Il dit qu'il est fier d'elle, essuie une de ses larmes, et va jusqu'à poser un baiser sur ses tentacules. Ce qui ne manque pas de la faire rougir malgré le fait qu'il soit un mâle. Faudrait peut être qu'elle lui dise un jour que c'est sa zone érogène. Mais il risquerait d'en profiter.

Alcyone prend son courage à deux mains, mais avant toute chose, elle reprend un instant la bouteille d'alcool qu'elle a trouvé dans la salle de bain et en descend un grosse gorgée qui la fait tousser, et la rend à son patient du jour.
Ses outils posés sur ses jambes, elle se mord la lèvre en passant ses doigts autour du manche de la lame. Peut-être devrait elle compter jusqu'à trois ? Non, ce serait sans doute encore pire. Tiens, alors pourquoi pas détourner son attention de la douleur ? C'est pas mal comme idée.

« Tu sais Ark...  » Un instant de flottement, le tutoiement exceptionnel, ses doigts bleus se resserrent sur le manche, fermement.
« Je suis lesbienne. » A peine finit-elle de prononcer ses mots, qu'Alcyone tire d'un coup sec sur l'arme, la retirant dans un bruit immonde de chair. Le sang se libère davantage, et vite elle s'empare d'une serviette récupérée dans la salle d'eau pour endiguer l'écoulement pourpre.

Gardant une main fortement appuyée sur la compresse de fortune, la seconde prend la bouteille de désinfectant, de l'alcool pharmaceutique surpuissant, qu'elle ouvre avec les dents et en recrache le bouchon. Ses mains ne tremblent plus. Car maintenant que la lame est retirée, elle doit se dépêcher de nettoyer et recoudre la plaie pour empêcher infection et hémorragie.
La serviette est retirée, le désinfectant est généreusement versé. Ca doit brêler, piquer. Atrocement. Alcyone peut voir les muscles et la peau du géant se tendre à l'unisson sous la sensation désagréable.

Ses petites mains bleues sont tachées de pourpre vif et un peu gluant. Elle s'en met un peu partout, Alcyone, et la serviette tachée imbibe son jean. Mais faut dire qu'elle s'en fout royalement au final, elle ne pense plus vraiment a quelle excuse sortir à sa mère en rentrant. Elle ne pense plus qu'à Ark, et au fait qu'elle doit le soigner le mieux possible malgré son inexpérience. Rapidement, la bleutée se remet à coudre la peau grise du géant cornu. Ses doigts fins rapprochent les bords de la plaie, l'aiguille, moyen sommaire mais efficace, entre et ressort de la chair inlassablement. Elle essaie de faire vite pour que la douleur soit la moins présente possible.

Au bout de quelques minutes, l'ouverture sanguinolente est refermée. Alcyone la désinfecte à nouveau, et utilise un côté propre de la serviette pour nettoyer le sang qui commençait à sécher le long de la hanche du Minotaur.
Voir le carnage réparé, ou presque, Alcyone se sent déjà mieux. Elle se permet même d'esquisser un sourire en se levant.

« Vous avez été très courageux, Boss. » Elle le flatte, et sourit à présent tout à fait, debout face à lui. Et pour le récompenser, la bleutée se penche vers le visage du géant, qu'elle prend entre ses mains encore pleines de son sang, et elle dépose ses lèvres sur les siennes.
   
 

 



   
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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Ven 27 Nov - 1:36


la belle, la brute et le bâton


L’œil émeraude pointé droit sur le mur d'en face. Celui de la salle de bain décrépie, à quelques mètres de là. Tu attends patiemment, tout en faisant dévaler le liquide le long de ton œsophage. Cras que tu es, tu bois comme un pochtron, les ruisseaux d'alcool se déverse hors de ta bouche, pour se glisser sur ta gorge et ton torse. Gorgée finie - équivalente à quatre verres pleins - tu essuies tes lèvres humides avec le dos de ta main, anticipant toujours le moment où l'objet étranger quitterait ta chair. L'alcool agît vite, par chance. Imbibe tes nerfs, tes pensées. Tes clavicules se soulèvent alors que tu frottes ton cache-œil dans un geste rapide et nerveux. Est-ce bien cela ? De la nervosité ? Tu réclames pourtant toujours un peu de souffrance pour te concentrer, ou même le plaisir. Mais tu as toujours un minimum de contrôle sur les événements. Sur les pulsions. Tout repose sur la bleutée que tu as rassuré comme tu le pouvais. Tu n'as pas une verve poétique, recherchée, tu n'es pas de ceux qui arrivent à être sentimentaux et protecteurs avec les mots. Tes gestes sont bien plus éloquents. C'est pour cela que tu as essuyé sa larme, que tu as embrassé son crâne. Tu insultes facilement. Tu craches tout aussi aisément. Mais ta gentillesse est une chose cachée, un trésor découvert par une petite quantité de personne, dont la bleutée. Et ça, tu t'en rends bien compte lorsque tu es à ses côtés. Ta trafiquante semble calmée au moment où tu tends l'oreille, repérant une respiration rythmée sans être affolée. Elle te dérobe la bouteille quelques instants pour y plonger ses lèvres à son tour. C'est bien le liquide qui donne du courage, c'est sûr.
Tu reprends possession dudit breuvage, une nouvelle gorgée, histoire d'oublier le fait que ton dos se déchire à ce moment-même. « Tu sais Ark...  » Tu l'entends sans l'écouter, concentré sur le déglutissement infâme qui sort de ta gorge.

« Je suis lesbienne. »

Comment ?
Quoi ?
Hein ?

Ton cerveau s'embrouille tout seul suite à cette annonce.
Et tu recraches l'alcool encore présent dans ta bouche, dans un geyser de surprise. Tu essayes de te retourner en une fraction seconde, la bouche dégoulinante encore, mais la bleue te réserve une autre surprise « Qu-...» Et tu sens une immense douleur dans le bas du dos. Comme si la nouvelle qu'Alcyone venait de t'annoncer t'avait physiquement touchée. Humpf. Soupire. « Putain... » Nouveau soupire. Tu essayes d'avaler ta salive mélangée à l'alcool comme si tu pouvais ravaler ta douleur.Tu serres les poings, les dents, les fesses, même. Ton gémissement est grave, ton souffle est lourd. Lorsque que tu sens le désinfectant brûler ta peau, tu enfonces violemment ton poing dans le matelas, traversant facilement la literie. Un ressort surgit du trou lorsque tu t'enlèves ta paluche de géant, témoignant de la qualité des meubles de la pièce.

Très vite, la douleur s'estompe. Peut-être un effet de l'alcool, peut-être l'efficacité d'Alcyone mais tu ne sens même pas les aiguilles qui vont-et-viennent dans ta peau grise. Après tout, tu ne chochottes pas pour si peu. Tu continues de boire. Au final, tout ça pour un bâton, un exutoire. C'est ce que tu cherchais en donnant rendez-vous à Alcyone. Et tu l'as eu. Largement, même. Tu ne déranges pas la bleue dans ce qu'elle est entrain de faire et tu préfères réfléchir à ce qu'elle t'a dit plus tôt. Homosexuelle ? Certes. Tu l'es aussi. Mais tu es tout à la fois, Ark. Tu serais attiré par un mollusque de l'espace dans tes jours de libido déchaînée. Combien de temps as-tu passé à t'imaginer au lit avec ses tentacules bleues ? Une nouvelle vision te vient à l'esprit à cet instant précis d'ailleurs, ce qui déclenche un sourire pervers et un petit ricanement de bonheur. Si seulement. Tes rêves de petites sauteries avec Alcyone sont peut-être terminés mais tu n'oublies pas que ton appétit sexuel à son égard n'est que la partie visible de l’iceberg qu'est votre relation. Au final, vous êtes bien plus. Et si l'envie lui en dit, tu ne dis jamais non à un challenge. « Vous avez été très courageux, Boss. » dit-elle calmement, essuyant le sang sur ta hanche. Elle se positionne debout face à toi. Assis, tu la regardes en levant très légèrement le menton, ton œil vert accompagné de petites rides expressives. Tu es calme, maintenant.

« Tu l'as été encore plus, poulpie. Je sais que c'est pas évident pour tout le monde ce genre de situations. J'connais des types quatre fois plus costauds que toi, qui seraient parti en courant et-...» Elle t’interromps d'un baiser sur les lèvres. Œil écarquillé. Surprise. Ses mains bleues tachées de sang sur tes joues. Une seconde béat et interloqué de la situation, tu réagis vite. Tu ne perds jamais une occasion, Ark. Tu te lèves, accompagnant tes lèvres aux siennes, roulant tes épaules pour ne pas l'obliger à se mettre sur la pointe des pieds. Une main sur sa hanche fine. L'autre sur sa joue. Tu l'embrasses. Ce n'est pas de la passion. Ce n'est pas de la sensualité. C'est du soulagement. De l'amitié. Ta bouche reste fermée, pourtant, tes sentiments vis-à-vis de la trafiquante réussisse à traverser. Tu tiens à elle. Et c'est ainsi entre vous. Tu te contrefiches de ses préférences. Ou des tiennes. Tu l'aimes à ta manière. Celle d'un géant. C'est un cadre bien romantique que vous peignez à deux, pourtant cela reste très puritain, votre petite affaire. Tu la respectes trop pour tenter des choses qu'elle n'aimerait pas. Tu n'es pas un crevard, Ark.

Quelques secondes intenses, puis tu éloignes ton visage avec un petit sourire que tu ne peux pas cacher. Tu l'enlaces toujours; la dominant de ta carrure. Tu as maintenant ton propre sang sur les joues. Elle est peuplée de petites éclaboussures, la petite. On pourrait croire que c'est elle, qui t'a poignardé. « Alors, heureuse ? » Une remarque lourdingue mais elle connait ton humour maintenant. « J'espère que je suis ton premier. » Homme, tu sous-entends. Tu lui souris. La belle et la brute. « Et ton dernier. » Clin d’œil du borgne. Tu aimes plutôt l'idée d'être le seul mâle de sa vie. En tout cas, le seul qu'elle embrassera jamais ainsi. Tu soulèves la main encore présente vers sa joue et touche de ton index son nez, d'un petit boop vif, le tout souligné d'un rire gras.



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MessageSujet: Re: La belle, la brute et le bâton (alcyone bby)   Mar 1 Déc - 0:02



 
la belle, la brute et le bâton



feat Ark Arhel; Inhuman Vice; 22h05

 

 

L'action d'Alcyone avait été des plus simples et des plus spontanées. Il n'y avait absolument aucune arrière pensées, et à vrai dire, elle pensait que ça ne durerait qu'un instant. C'était sans compter sur Ark. Il la surprit grandement en se redressant et soudainement, ce n'était plus qu'un baiser à sens unique. Et ce n'était plus qu'un baiser au final.
Malgré la main du géant sur sa hanche, et l'autre sur sa joue qu'il recouvrait entièrement, il respecta absolument la jeune femme, qui lui en fut très reconnaissante. Car il ne chercha pas plus que ce qu'elle lui offrait. Simplement ses lèvres sur les siennes, et c'est ce qu'elle apprécia par dessus tout.

En embrassant Ark, la bleutée avait voulu lui dire beaucoup de choses, malgré sa précédente révélation. Ce baiser voulait dire « Merci ». Ce baiser voulait dire « Je vous admire ». Ce baiser voulait dire « J'ai quand même de l'affection pour vous ». Mais par dessus tout, ce baiser voulait dire « Je vous fais confiance ».

Le baiser cesse, les lèvres se séparent. Celle du géant gris s'étirent en un sourire peu fier, voir même crâneur. Celle de la naine bleue font de même en un sourire un peu gêné, mais amusé.

« Alors, heureuse ? »Petit silence pendant lequel Alcyone ne peut s'empêcher de pouffer un peu. « J'espère que je suis ton premier... Et ton dernier. »

A ces mots, la jeune femme, toujours dans les bras d'Ark, ne peut s'empêcher d'éclater de rire en lui donnant une tape sur l'épaule. Elle est soulagée, et heureuse, de voir que ce baiser ne change en rien leur relation actuelle et qu'il fait toujours preuve de son humour graveleux qui la ravie.

« Bien entendu boss, vous n'avez pas de soucis à vous faire. Je ne vous trahirais jamais. »

Le ton est léger, théâtral à souhait, mais masque une grande vérité de bien plus grande ampleur. Son rire cristallin se mêle à celui gras et alcoolisé du géant. C'est un bien étrange tableau qu'ils peignent ainsi, et sans doute que n'importe qui se méprendrait en entrant dans la pièce à ce moment là.

« Et ne vous en faite pas pour le bâton, vous m'avez sauvé la vie ce soir, et sans doute plus encore. Ca vaut bien un bout de métal en cadeau. »

Elle ne pense pas un instant que de son côté aussi elle a put être d'une grande aide pour le géant. Après tout, elle n'est pas grand chose, Alcyone. Mais elle est comme ça avec les gens qu'elle aime, à toujours vouloir donner sans rien recevoir. Il n'y en a pas beaucoup, des personnes avec qui elle agit comme cela. En fait il n'y en a qu'une en dehors d'Ark, et c'est sa mère. Et en parlant de mère, c'est à cet instant que choisi la tablette d'Alcyone pour sonner.
La jeune femme en sursaute et se détache des bras d'Ark en lui tournant le dos pour prendre une oreillette dans sa poche, faisant aussi micro.

« Oui ? ... Non j'ai eu des heures supplémentaires et ensuite je suis allée à la plage avec les filles... Noooon, il n'y avait pas de garçons. Ou-AH NON ! Tu ne prépares rien à manger, je vais encore avoir des nausées toute la nuit. On commandera un plat. ...Boude pas, je t'aime. ... Oui Mom. »

Un léger soupir mais Alcyone sourit alors qu'elle se retourne vers Ark, tendant l'index vers lui.

« Sans commentaire, Boss. Je dois y aller. »

Elle se met sur la point des pieds pour l'embrasser sur la joue.

« N'hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, vous connaissez l'adresse ! »

Alcyone lui sourit gentiment et tourne les talons pour sortir de la pièce, laissant le chef des Minotaurs en plan. Sans doute qu'aucune femme ne l'avait jamais fait auparavant.
   
 

 



   
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