>
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | .
 

 The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Date d'inscription : 13/03/2015
Messages : 294
Catégorie :
  • Humain
Présentation : You shoot me down but I won't fall
Fiche de liens : This passion is a blasphemy
Crédits : 64

MessageSujet: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Sam 12 Sep - 23:51


 

     
The heart's silk under the helmet's steel



feat jihel calivetti; Entropy | ZONE VIP

     

 

C'est toujours utile de s’appeler Caldin. Il faut dire que ça offre pas mal de privilèges. Dont Maxine va devoir se passer d'un jour à l'autre, quand son mari acceptera enfin de signer les papiers de divorce. En attendant, ayant quitté le domicile marital, la rouquine et chef de la Faction Criminelle du SSRC compte bien profiter de ses privilèges jusqu'au bout. A savoir son pass illimité pour la zone VIP de l'Entropy, généreusement offert par la directrice, Méphilia, qui trouve d'ailleurs très utile de l'avoir dans les parages de part sa position professionnelle. Même si les deux femmes sont loin d'êtres amies, elles se supportent et apprécient les cadeaux fait d'un côté comme de l'autre.

Et ce soir, Maxine a décidé de faire profiter de ses privilèges. Depuis des semaines, elle vit quasiment à son bureau, y dormant la nuit quand elle arrive à fermer les yeux, se lavant aux vestiaire du centre d'entrainement de la SPHERE, et se nourrissant de dossiers et d'affaires. Et forcément, elle sature. Ses collègues aussi. De froide et efficace, elle est devenue au fil des jours quelqu'un d'exécrable, du poison s'écoulant de sa bouche à la moindre chose lui déplaisant. Bien qu'elle s'en rende compte, il était difficile pour elle de s'en empêcher, tout ça à cause de ses soucis personnels. Et la jeune femme s'en veut terriblement. Alors pour se faire pardonner et détendre ses collègues, elle passa un petit message à Méphilia pour réserver la zone VIP de l'Entropy. Toute une nuit. Cette fois, pas seulement grâce à son pass illimité. Mais grâce à l'argent du compte en banque de Silas. Après tout, ils sont toujours mariés, surtout officiellement, alors rien d'étrange à cela. Et pour ne pas faire les choses à moitié, Maxine n'as pas seulement convié sa faction, mais toutes les factions du SSRC.

La plupart des gens avaient profité de l'occasion. Après tout, les trois-quarts des employés du SSRC n'avaient jamais et ne pourraient jamais plus mettre un jour les pieds dans cette zone de l'Entropy. Alors personne ne s'était fait prié, et les forces de l'ordre du Capitole avaient envahis les lieux pour une nuit prometteuse. Et cela enchantait Maxine.

Pendant près d'une heure, elle était restée auprès de sa faction. Avec ses collègues et amis. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle sortait avec eux. Dansant, buvant, riant. Évacuant toute cette tension accumulée dans les bureaux et sur le terrain. Bien qu'il n'y ait ce soir que les employés du SSRC, donc des collègues, et que personne à part elle ne savait qu'elle tentait d'obtenir le divorce au sein de son couple, Maxine s'était fait belle. Finit l'uniforme du SSRC, et bonjour la petite robe noire et les talons. Qu'importe les remarques. D'ailleurs, elle n'avait même pas pensée à mettre son alliance, restée au fond d'un tiroir de son bureau.  Ce soir, tout était bon pour oublier son époux. Pour tout oublier. Juste passer un bon moment.

D'ailleurs, c'était à son tour de payer sa tournée. Maxine quitta la table de sa faction pour rejoindre le bar, slalomant entre les corps dansant, saluant des collègues au passage de son sourire éclatant.

La barmaid est une sublime créature, alienne, à la peau d'un rose bonbon tirant sur le violet, et aux courbes sensuelle malgré sa double paire de bras. Maxine, de bonne humeur, décide de la taquiner en prenant sa commande.

« La même chose que tout à l'heure pour la table Alpha... J'imagine que ce n'est pas utile seulement pour faire des cocktails tout ça ! »

La barmaid rit à la petite boutade de la rouquine, et s’attelle à la préparation des boissons. Pendant ce temps, Maxine se juche sur un tabouret haut, un coude posé sur le comptoir, et se rend compte qu'elle connait l'homme qui attend sans doute sa propre commande, à sa droite. Enfin, connaître. Techniquement, elle connaît tout le monde ici, plus ou moins brièvement. Mais celui-ci, elle sait qu'il bosse avec Vi, la chef de la Faction d'Intervention, et a donc parfois été en relation avec lui. Au bureau ou sur le terrain. Il fait partit de ces gens qui ne connait d'elle que l'Agent Caldin, et non pas Maxine.

Alors la bonne humeur et l'ambiance aidant, la rouquine accoste son aîné d'âge mais cadet de profession avec un sourire éclatant.

« Salut le bleu ! C'est agréable de voir que tu as accepté l'invitation ! »

Le bleu. C'est la façon dont Maxime l'avait appelé la première fois que la FI et la FC avait été de concert sur le terrain. Car il parlait trop à son goût, et que ça l'avait pas mal énervée. Mais au final, elle avait dut admettre que son potentiel était grand, et ses capacités bien présentes. Alors il était peut-être temps de briser un peu la glace.

« Qu'est-ce que tu bois, Jihel ? C'est moi qui invite. »
       
     

     




   
Couleur de Maxine || •• #af2334
   he’s broken, but you love him anyway
not  because   you   want   to  fix  him,
but  because,  he’s the only one  who
knows you’re just  as broken as  him
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://b-a-n-g.forumactif.org/

Date d'inscription : 28/07/2015
Messages : 63
Catégorie :
  • Humain
Présentation : www
Fiche de liens : www
Crédits : 410

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Dim 13 Sep - 17:18

Finalement, la semaine de rééducation supplémentaire suite à sa blessure à la jambe est passée, et il a pu réintégrer la FI. Heureusement, il devenait dingue à perdre son temps sur des missions pour la Faction douanière ! Lui ce qu'il veut, c'est de l'action, la vraie. Pas juste s'amuser à contrôler les papiers et les marchandises de chaque vaisseau qui arrive ou part du Capitole. Non pas qu'on s'y tourne les pouces, mais il lui manque l'adrénaline. Et ça, ça ne s'invente pas. Aussi, il a repris le taf habituel avec d'autant plus d'entrain que d'habitude – et de café, toujours – et on l'a même surpris à sourire comme un idiot lors d'un briefing tout ce qu'il y a de plus classique.

Oui, Jihel Calivetti a repris du service, et bon sang, ça fait du bien. Il y a eu quelques missions de rodage réussies, sur lesquelles il a, autant que possible, économisé sa jambe gauche. Il n'était pas le seul à revenir de l'hôpital, donc les choses ont repris en douceur, dirons-nous... Et quelques jours plus tard, une rumeur s'est étendue comme une traînée de poudre au sein des locaux du SSRC.

« Si si, j'te jure, c'est ceux de la Crim' qui m'l'ont dit !
- De quoi ?
- Parait que la Caldin organise une fête à l'Entropy ! »

Dans les vestiaires, les agents de la FI mais aussi d'autres têtes plus ou moins connues qui venaient se greffer à la conversation, et il a fait de même après avoir enfilé son t-shirt.

« LA Caldin ? Vous êtes sûrs qu'on parle de la même ?
- Mais oui, la chef de la FC, elle a carrément réservé toute la zone VIP !
- Ouais, et tout le SSRC y est convié.
- Mais c'est sérieux ?
- Oui, bordel !
- C'est pour quelle occasion ?
- Qu'est-ce qu'on s'en tape ! Le coin VIP de l'Entropy, c'est pas tous les jours qu'on ira.
- Putain ouais, le moindre cocktail c'est ton salaire du mois qui s'écoule dans ton gosier...
- Hé ben, on s'fait plaiz, mais au moins elle en fait profiter les autres.
- C'est ça, elle sait faire bon usage du fric de son mec !
- On va pas s'gêner ! »

Tout cela a provoqué une certaine effervescence au sein des unités, d'autant plus une fois confirmé. C'est Vitany qui leur a annoncé la chose, et deux jours plus tard quasiment toutes les forces du SSRC passent les portes de l'Entropy dans leurs plus beaux habits. J' a sorti ses meilleurs atouts, un pantalon en toile noire qui lui fait un cul du tonnerre (paraît-il, c'est pas moi qui le dis !) et une chemise pourpre, le tout faisant ressortir ses cheveux blonds dans un style « décoiffé » maîtrisé. S'il joue les playboys, il n'est pas le seul. Il lui suffit de jeter un regard circulaire dans la salle du premier niveau de la boite de nuit pour le réaliser. Les plus belles chemises, les robes de soirées les plus moulantes possibles, les agents du SSRC se font plaisir. Il faut admettre que ce n'est pas comme s'ils pouvaient porter ce genre de trucs au quotidien.

Arrivé à la zone VIP, Jihel pousse un sifflement satisfait. Faut dire que ce coin-là, il ne connait pas. L'Entropy, bien sûr que si, si on fait un peu partie du monde nocturne du Capitole on finit forcément par mettre ses pieds ici. Mais cette zone là, non, jamais. Trop cher. C'est pas n'importe qui qui peut s'y rendre, et pas n'importe qui qui peut payer, surtout. Alors oui, il apprécie. C'est classe, confortable, et on sent que tout est fait pour que les clients se sentent comme des rois.

La musique entraînante, les airs détendus d'un peu tout le monde, ceux qui dansent, ceux qui parlent avec animation autour de tables et de canapés en cuir véritables... ou rigolent d'un rien, et même des fumées un peu suspectes qui peuvent laisser penser à toute sorte de substances. Peut-être un peu risqué avec les supérieurs dans le coin, mais qui ne prend pas de risque ne vit pas à 100%, non ? Un sourire un peu carnassier s'affiche naturellement sur ses lèvres tandis qu'il s'avance. J' est d'un naturel sociable, aussi, tous les trois pas il trouve des gens à saluer, de différentes factions, des gens croisés à l'académie, d'autres au cours de missions plus ou moins récentes. Une bonne idée cette soirée finalement, son caractère exceptionnel est d'autant plus appréciable. Il a l'habitude de sortir, mais là le cadre est différent, et voir ses collègues se lâcher, c'est toujours sympa.

Il parle beaucoup, fait quelques vannes, et accepte même une cigarette électronique dont il n'identifie pas du tout le contenu. Bah, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort (ou plus con). Un peu plus un peu moins... cette soirée, on profite ! Non ? S'il a déjà bu un cocktail, il a le palais rapidement desséché d'avoir discuté et annonce à ses interlocuteurs, collègues de la FI :

« J'vais aller m'resservir !
- Ouais et t'as qu'à carrément leur demander un pichet pour la table !
- Hé, mec, t'es à la zone VIP de l'Entropy – qu'il dit en accentuant au maximum la chose -, pas au pub du coin, ils vont pas te faire leur meilleur cocktail au litre !
- Fais pas chier, demande quand même ! »

Il hausse les épaules dans un rire et prend la direction du bar, esquissant quelques pas de danse en passant à côté des danseurs. La barmaid est une drôle d'alien aux bras multiples, et Jihel retient de peu une blague vaseuse à ce sujet, mais entend une voix à ses côtés qui elle ne s'en prive pas !

Ladite personne, féminine, l'apostrophe ensuite et il prend le temps de se tourner vers elle, l'observant en plissant des yeux. Il lui faut quelques millièmes de secondes pour qu'il identifie cette chevelure flamboyante – il a un faible pour les rousses, qu'est-ce que j'y peux – et ce visage. Sans doute que ce qu'il a fumé ralentit ses neurones, car finalement, ça lui revient, il n'y a pas grand monde qui l'a appelé « le bleu » par le passé. La Caldin, c'est elle !

« Woh, Maxine. » Le contexte est bien différent du cadre professionnel, alors au diable l'étiquette ! « Hé, j'allais pas refuser une invitation pareille ! Merci d'ailleurs ! On fête quelque chose en particulier ? »

Beaucoup se posent la question mais rien n'a été annoncé. Tout en parlant, ses prunelles bleues ne sont pas rivées sur le visage de son interlocutrice mais bien sur ce corps et ces formes parfaitement mises en valeur dans cette robe noire... Il n'est absolument pas discret et s'en moque. Après tout, dans une soirée pareille, tout le monde se met à son avantage, il serait bien dommage de ne pas en profiter !

« Je ne t'aurais même pas reconnue comme ça, qui aurait cru qu'il y avait une vraie femme, sous l'uniforme ?! » Il provoque, directement, pourquoi se gêner ?

Elle lui demande ce qu'il boit, et il jette un coup d’œil à la carte avant de répondre :

« Je vais prendre un Blue Ocean, merci. » Dit-il à la fois à la rousse et à la barmaid. « En tout cas, tu devrais inviter plus souvent, ça te réussit bien. »

Il faut admettre qu'elle a un air radieux qui contraste fortement avec le visage toujours très sérieux qu'elle affiche en mission, pour les rares fois où il a pu la croiser.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-poke.forumactif.fr

Date d'inscription : 13/03/2015
Messages : 294
Catégorie :
  • Humain
Présentation : You shoot me down but I won't fall
Fiche de liens : This passion is a blasphemy
Crédits : 64

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Dim 13 Sep - 18:36


 

     
The heart's silk under the helmet's steel



feat jihel calivetti; Entropy | ZONE VIP

     

 

La soirée avait encore plus de succès que ce à quoi Maxine s'était attendu. Tout le SSRC s'était fait beau, et s'était réuni pour oublier le travail. C'était sans doute la première fois que ça arrivait, et la rouquine se félicitait de cette initiative, qui laisserait un beau trou dans les finances de Mr Caldin. Et le connaissant, il se torturerait aussi l'esprit pour savoir ce qu'elle avait fait ce soir là, au milieux des hommes, de la musique et des cocktails. Quoi de plus merveilleux ? Ce genre de chose n'as pas de prix.

Un peu comme la tête de son collègue de la Faction d'Intervention, qu'elle vient d'interpeller et qui, visiblement, a eu besoin d'un court laps de temps pour la reconnaître. Il lâche un « Wow », comme étonné de la voir là alors qu'après tout, c'est elle qui invite, et il lui demande d'ailleurs le but de cette soirée. Ce qui fait sourire Maxine. Après tout, elle ne vas pas lui dire : « Mon mari refuse de divorcer alors j'ai décidé de pomper tout son fric. » Il vaut mieux éviter.
Alors elle sourit, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille sertie d'une pierre précieuse.

« Rien de spécial. Mise à part le fait que j'en ai bien fait baver certains ces dernières semaines au boulot, alors c'est ma façon de me faire pardonner. Et quitte à faire une soirée, autant inviter tout le monde ! »

Un clin d’œil amusé suit ses paroles, que quelqu'un d'intelligent comprendrait tout de suite : un prétexte pour éviter un sujet qui blesse. Et Jihel est loin d'être stupide. Mais qu'importe, de toutes façons, il semble plus occupé à glisser son regard sur sa supérieur, comme le prouve sa boutade sur ce qu'elle cache sous son uniforme.

« Je ne t'aurais même pas reconnue comme ça, qui aurait cru qu'il y avait une vraie femme, sous l'uniforme ?!  »

Elle rit, chaleureusement, ne se formalisant pas du tout de la blague un peu misogyne. Après tout, ils sont tous là pour se détendre, et ici, elle n'est plus vraiment sa supérieure.

« Je vais prendre ça comme un compliment, » taquine t-elle avec un sourire avant d'ajouter en soufflant, comme sur le ton de la confidence : « Et t'imagines même pas ce qu'il y a encore dessous. Je suis pleine de surprises. »

Maxine non plus ne se gêne pas. Après tout ce n'est pas comme si elle était mariée. Ah.
Si en fait.  Au début, sa remarque était seulement pleine d'humour, surtout parce qu'elle a le froid de son arme de service planqué contre sa cuisse en cas de problème. Mais encore une fois, Silas s'impose à elle. L'espace d'un instant, elle le voit presque débouler dans la salle. La même scène que lorsqu'ils étaient adolescent. Cette fois où il a frappé le mec avait qui elle était en soirée avant de l'enfermer dans un placard étroit. Rien que ce jour là, elle aurait dut se rendre compte que quelque chose n'allait pas chez lui.
La voix de Jihel la fait sortir miraculeusement de ses pensées, et le sourire qui avait disparu revient, plus éclatant que jamais.

« Ca marche ! » Elle fait signe à la barmaid qui a déjà pris en compte la demande et ajoute en s'accoudant sur le bar : « Tu as raison, et en plus tu fais beaucoup de compliments quand tu es de bonne humeur. Et ça me permet de te voir aussi sur ton trente-et-un également, ce qui est plutôt agréable. »

« Voilà pour vous Madame Caldin. »

C'est la barmaid qui les interrompt en posant un plateau rempli de cocktails en face de Maxine. Ah oui, les boissons de ses collègues. Elle les avait presque oubliés.

« Je vais juste garder ces verres-là, » indique la rouquine en prenant son verre dans une main, et celui de Jihel dans l'autre. « Vous pouvez amener le reste à la table Alpha. Voilà votre pourboire en conséquence. »

Ayant posé les deux verres en face de Jihel, Maxine tend le poignet vers l'alien en se penchant légèrement par dessus le comptoir, pour qu'elle scanne sa CRTI et en déduise le montant. Ravie, la jeune alien ne se fait pas prier, et embarque le plateau pour effectuer le service en se dandinant joyeusement. Il est si facile de faire plaisir à une femelle, même quand on en est une.

Enfin débarrassée de la commande qu'elle était censée apporter à ses coéquipiers, Maxine prends son verre dans lequel pétille un cocktail aussi rouge que ses cheveux, et le tends verre Jihel pour trinquer avec lui.

« A ce que je vois ta jambe va beaucoup mieux,» désigne la jeune femme d'un coup d’œil, son regard ne se privant pas pour s'égarer d'un air appréciateur  sur le corps de son aîné. Chacun son tour. Egalité homme-femme. On a le droit de mater autant qu'on l'est.

Une fois que les verres se sont rencontrés dans un tintement qui se perd dans le bruit de la musique et de la foule, Maxine porte ses lèvres à son cocktail pour en boire une gorgée et étouffe un soupire de bonheur en sentant les saveurs pimentées et fruitées de la boisson descendre le long de sa gorge. Les cocktails de cette zone VIP sont clairement les meilleures de tout Ura. Même le Velvet peut se rhabiller à côté.

Au bout de quelques instants, d'autres employés du SSRC désirent visiblement accéder au bar pour commander et Maxine les gratifie d'un sourire avant de se tourner vers Jihel.

« Suis moi ! »

L'ordre est sans appel, un peu comme au travail, mais plus chaleureux. Presque amusé, alors que Maxine prend leurs cocktails d'une main, l'autre s'accrochant doucement au pourpre de la chemise de son collègue. Pourpre. Décidément, cette couleur la hantait. C'était la même que le costume que son mari avait porté à cette soirée chic où elle avait été forcée d'aller pour montrer à la galaxie que le couple parfait existe encore. Cette soirée où elle avait été forcée de sourire au monde. Cette soirée où elle avait été forcée d'embrasser son époux.
Au moins ce soir, elle ne se forçait pas. Ni à rire, ni à sourire.

Se frayant un chemin au milieu de la foule en entraînant Jihel, le bras tenant les cocktails levé au dessus de sa tête, elle finit par arriver à un box vide. Au milieu, une table ronde sur laquelle elle pose les verres. Tout autour, une banquette de cuir qui rencontre la porcelaine de ses jambes. Elle soupire et tapote le siège pour inviter Jihel à s'installer.

« Désolée, je te kidnappe un peu. J'espère que ça ne te dérange pas. »

C'est peut être un peu tard pour ça, mais Maxine sourit en croisant les jambes et prenant son verre pour en boire une autre gorgée. Délicieuse. Enivrante.
       
     

     




   
Couleur de Maxine || •• #af2334
   he’s broken, but you love him anyway
not  because   you   want   to  fix  him,
but  because,  he’s the only one  who
knows you’re just  as broken as  him
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://b-a-n-g.forumactif.org/

Date d'inscription : 28/07/2015
Messages : 63
Catégorie :
  • Humain
Présentation : www
Fiche de liens : www
Crédits : 410

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Mer 16 Sep - 19:01

Jihel a toujours été d'un naturel spontané et avenant, il n'aime pas se prendre la tête plus que de raison et est du genre fêtard. Alors ce genre de soirée, il est parfaitement dans son univers et apprécie pouvoir discuter avec un peu tout le monde en dehors du cadre parfois rigide du SSRC. L'alcool et la musique désinhibent les tempéraments mêmes les plus timides ou froids. Il se fait même la remarque en voyant quelques visages en particuliers que certains devraient apprendre à rire plus souvent... Oui, le Calivetti est un excellent compagnon de soirée ! Cette chère Maxine Caldin ne pouvait pas mieux tomber.

Tandis qu'elle lui répond, il ne se gêne pas pour afficher son sourire en coin, charmeur. Il aime ce genre de moment de complicité où il peut sans problème jouer la carte de la séduction. Un jeu, un simple jeu dont il maîtrise très bien les cartes. Son interlocutrice est d'autant plus appréciable, avec cette chevelure flamboyante qui encadre un visage dont les yeux pétillent plus qu'il n'a pu le voir par le passé. Les occasions ne s'y prêtaient sûrement pas, et en véritable professionnelle appliquée, la chef de la faction Criminelle sait se mettre à 200% dans son travail et ses missions. Ça, même sans l'avoir réellement beaucoup côtoyée, il l'a compris. Les bruit de couloir le confirment eux aussi. Il se permet d'ailleurs de hocher la tête en l'entendant et de commenter, avec un léger rire.

« Oui, je vois parfaitement de quoi tu peux parler, ça fait pas de mal de voir les chignons serrés se défaire et les supérieurs lâcher leur cravache ! Un temps je te pensais pas mal pète-sec, mais tu me donnes tort. J'aime ça. »

Non pas qu'il ait forcément un quelconque problème avec la hiérarchie, mais son tempérament parfois « à la cool » en irrite plus d'un, et bien souvent, l'envie de sortir un « pète un coup et ça ira mieux » à l'un des gradés l'a pris. Mais il y a des limites à ne pas dépasser dans le cadre du travail, et jusque-là il a réussi à s'abstenir. Le SSRC reste un rêve de gosse qu'il est parvenu à concrétiser, il ne souhaiterait pas le voir s'écrouler pour des conneries. Là, la soirée est placée sous le signe de la décontraction, alors il se permet... il ne sait pas trop si elle s'offusquera ou pas, mais espère que non. Après tout, c'est elle qui l'a abordé la première.

« Merci d'avoir étendu la soirée à tout le monde en tout cas, je pense que certains en avaient besoin. » Même s'il ne le dit pas, il se compte dedans. La rééducation et les semaines à l'hôpital l'ont rendu grincheux (vous n'imaginez pas l'immondice de café qu'on lui faisait boire !) et c'est véritablement le premier soir depuis où il se change complètement les idées et compte bien aller jusqu'au bout de la nuit.

Elle a un rire agréable et un fin sourire s'affiche sur son visage en l'entendant. La voir ainsi le rassure, en quelque sorte. Elle semble bien sur la même longueur d'ondes que lui, et ça lui plaît. D'ailleurs... non, il ne rêve pas, elle répond sans gêne à son flirt, et voilà qui lui plaît d'autant plus. Déjà, il la voit se tourner vers la barmaid et se penche l'air de rien vers elle, pour murmurer à son oreille :

« C'est parfait, j'adore les surprises. » C'est cliché, il s'en fout. Il s'écarte tout aussi rapidement, l'air de rien. Il sait lire dans l'attitude d'une femme qui a juste envie de passer un bon moment, le flirt n'engage à rien, et surtout... il la sait mariée. Et pas à n'importe qui, d'ailleurs, le directeur de la BioCorp. Le Caldin. Il ne sait pas grand chose de tout cela, n'ayant pas vraiment un intérêt particulier pour les technologies de pointe ou les choses de grands noms de ce monde, mais il le sait. Cela se sait parfaitement, les Caldin sont un couple d'influence dont on dit qu'ils sont parfaitement assortis... tout ça. Les habituels clichés des magazines people, certainement.

Jouer ne le dérange pas, jamais, d'autant plus avec une proie aussi... agréable, mais tout de même, il sait qu'il ne peut pas trop jouer au con non plus. Il ne s'imaginerait pas être autre chose qu'un agent de la FI.

« Comme quoi, le hasard fait bien les choses, tu es aussi de charmante compagnie, et puis, pouvoir un peu discuter avec l'hôtesse de la soirée, parmi tout ce monde, j'imagine que c'est un privilège unique que vous me faites, madame Caldin. »

Et il fait un signe de la main comme pour un élégant salut, mais son timing est mauvais car la barmaid les interrompt pour poser le cocktail et la rousse lui donne la directive d'aller servir une table. Il se mord légèrement la lèvre et un détail attire rapidement son attention, en voyant Maxine qui récupère son propre verre et le sien et donne à scanner sa CRTI. Il a l’œil et réalise qu'elle ne porte pas d'alliance. Quand on est marié au directeur de la BioCorp, ce n'est pas forcément le truc que l'on cache, non ? La réalisation lui fait froncer un instant les sourcils mais il reprend facilement son attitude et la remercie en récupérant son verre.

« Oui, m'en parle pas. J'crois que je me serais flingué s'ils m'avaient immobilisé plus longtemps... » Il est presque surpris qu'elle soit au courant de ça, mais sans doute que l'affaire de cette mission contre-carrée a été portée à plus haut niveau au sein du QG. Il a un regard pour sa jambe qui, heureusement, est remise et fait trinquer les verres. « A la tienne. » souffle-t-il doucement avant de prendre une gorgée du liquide bleu presque fluo en s'amusant de constater qu'elle l'observe avec autant d'attention que lui.

S'il était dans ses vieux soap opéra à deux balles, il dirait que le courant passe bien. Très bien. Il se perd lui aussi dans la contemplation de la jeune femme, tout en profitant des saveurs de son cocktail avant de reposer le verre sur le comptoir. Il ne réalise même pas que ses collègues à la table doivent peut-être l'attendre. Bah. Mais autour d'eux l'ambiance se fait de plus en plus bruyante, dans une telle soirée le bar n'est clairement pas le coin le plus tranquille, loin de là. Il imagine déjà qu'elle va repartir vers des interlocuteurs qui lui ressemblent peut-être plus... mais pas du tout. Brusquement, elle lui demande – lui ordonne ? - de la suivre. Il ne se pose même pas la question, se redresse et la suit, un air clairement amusé sur le visage. Il suivrait cette chevelure rouge n'importe où, pour ce soir, d'autant plus qu'il sent la main de la supérieure s'accrocher à sa chemise, ce qui renforce son sourire narquois. Ils traversent ainsi la foule jusqu'à rejoindre un box où elle pose les cocktails sur la petite table ronde avant de l'inviter à s'asseoir à ses côtés. Il ne s'en prive pas, s’assoit et se tourne vers elle, tandis qu'elle lève son verre à ses lèvres.

Il la fixe et répond en souriant :

« Ah mais il n'y a pas de souci, je dois avoir le syndrome de Stockholm... et puis, si mon charme et ma prestance naturels me permettent d'avoir un instant en tête à tête avec l'hôtesse de la soirée, qui suis-je pour m'en plaindre ? »

Il prend à son tour une gorgée de son cocktail et se permet tout de même une question :

« Tu es certain que personne ne va te chercher ? Une beauté comme toi doit bien être accompagnée un soir comme celui-ci, non ? »


Dernière édition par Jihel Calivetti le Ven 2 Oct - 17:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-poke.forumactif.fr

Date d'inscription : 13/03/2015
Messages : 294
Catégorie :
  • Humain
Présentation : You shoot me down but I won't fall
Fiche de liens : This passion is a blasphemy
Crédits : 64

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Jeu 17 Sep - 22:34


 

     
The heart's silk under the helmet's steel



feat jihel calivetti; Entropy | ZONE VIP

     

 

L'espace d'un instant, quand son côté autoritaire a reprit le dessus pour embarquer Jihel dans un coin plus tranquille, Maxine s'est demandé si elle n'en faisait pas un peu trop. Si elle ne dépassait pas sa position. De supérieure, mais aussi de femme -encore- mariée. Ou si Jihel n'allait carrément pas refuser son initiative et repartir avec ses collègues, ce qui aurait été parfaitement légitime après tout. Pourtant, il n'en fut rien, et son nouveau compagnon de soirée la suivit jusqu'au box et prit place sur la banquette à côté d'elle, ce qui la fit sourire d'avantage. Car à force d'être mariée à un homme qui ne nous regarde même plus, on perd facilement confiance en son potentiel de séduction.

« Ah mais il n'y a pas de souci, je dois avoir le syndrome de Stockholm... et puis, si mon charme et ma prestance naturels me permettent d'avoir un instant en tête à tête avec l'hôtesse de la soirée, qui suis-je pour m'en plaindre ? »

Maxine finit de boire sa gorgée de cocktail et  croise les bras sans se départir de son sourire, son regard glissant à nouveau sur Jihel, presque malgré elle.

« Tu es certain que personne ne va te chercher ? Une beauté comme toi doit bien être accompagnée un soir comme celui-ci, non ? »

Flottement. De quelques secondes mais qui lui semblent durer des heures alors que son regard décroche pour se perdre dans le vide. Un peu à l'instar de son esprit et ses doigts, dénués d'alliance, se resserrent nerveusement sur le verre. C'est quand la musique ambiante change qu'elle sort de ses pensées et laisse échapper un petit rire, amusé mais faible.

« Ne t'en fais pas pour ça, je suis libre ce soir. Et tu sais, ce n'est pas parce qu'on est une belle personne qu'on est une beauté qu'on est accompagnée. Ou bien accompagnée. » Elle boit une gorgée de son cocktail et ajoute, comme si elle réalisait, avec un sourire en coin. « Mais en fait, je suis accompagnée. Et je le suis de la meilleure des façons. »

Flatteuse et joueuse, elle accompagne cette dernière phrase en posant brièvement sa main sur l'avant bras de Jihel. Petite pression, presque insignifiante, mais tout de même affective, alors que Maxine finit son verre. D'ailleurs.. Combien de verre a-t-elle but ce soir ?
Avant de se rendre à l'Entropy, elle a mangé chez ses parents, qui ont insisté pour prendre l'apéritif. Alcool alien, bien sûr, qui décolle pas mal. Elle était déjà très joyeuse en arrivant dans la boite de nuit. Et ensuite... Elle a arrêté de compter. Au moins l'avantage, c'est qu'elle tiens bien la boisson, et qu'elle n'est pas de ces gens qui ont l'alcool mauvais. Au contraire, ça la rend plus amicale, plus gentille. Plus audacieuse aussi. Imprudente penseraient certains. Alors Maxine en profite pour revenir ce que lui a précédemment dit le jeune homme qui lui tient désormais compagnie.

« Alors comme ça tu pensais que j'étais quelqu'un de... C'est quoi déjà le terme ? Ah oui, pète-sec ! Vraiment ? C'est l'image que je donne de moi au travail ? » Elle rit doucement en penchant un peu la tête sur le côté. « C'est vrai que je suis souvent très... Autoritaire, froide. Surtout quand les gens ne me connaissent pas.  » Elle hausse les épaules. « Non pas que ça me dérange, au contraire, mais j'aime aussi montrer que je suis quelqu'un... de tout à fait normale qui aime les choses simples. » Elle s'arrête un instant en réalisant qu'elle a bel et bien invité tout le SSRC à l'Entropy et manque de s'étouffer de l'ironie de la situation. « Bon d'accord, ce soir c'est peut être pas le meilleur moment pour ça, je le concède. »

Diantre, depuis quand est-elle aussi bavarde ? D'ordinaire, elle est plutôt ce genre de femme qui dit deux phrases dans une soirée. Deux phrases drôles ou qui marquent les esprits, mais deux phrases. Elle ne se souvient pas d'avoir été aussi bavarde. Surtout avec quelqu'un qu'elle, au final, ne connaît à peine. Mais après tout, n'est-ce pas le but de ce regroupement ? De se sortir des habitudes ? De faire des choses qu'elle ne refera sans doute jamais ?
Alors elle se rapproche encore un peu, la rouquine, jusqu'à ce que sa cuisse dénudée par sa robe vienne contre celle de Jihel. Et si ainsi elle est capable de sentir son parfum, c'est que c'est le cas pour lui également.

« Et si on échangeait les rôles ? J'arrête d'être le parfait gentleman qui paye sa tournée et accoste la demoiselle au bar... Et tu m'invites à danser. » Ses lèvres s'étirent à nouveau en un sourire, et elle ne peut s'empêcher de se les mordiller, comme une enfant qui s'amuse. « Non pas que j'aime particulièrement danser, mais il faut bien qu'on s'assure de la fiabilité de ta jambe quelque soit la situation. »

En parlant de sa jambe, Maxine avait glissé, d'un air tout à fait innocent, le bout de son index. Presque imperceptible.
       
     

     




   
Couleur de Maxine || •• #af2334
   he’s broken, but you love him anyway
not  because   you   want   to  fix  him,
but  because,  he’s the only one  who
knows you’re just  as broken as  him
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://b-a-n-g.forumactif.org/

Date d'inscription : 28/07/2015
Messages : 63
Catégorie :
  • Humain
Présentation : www
Fiche de liens : www
Crédits : 410

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Ven 2 Oct - 18:25

Il s'amuse, il joue. Il connaît ce rôle de séducteur sur le bout des doigts, cela fait bien longtemps qu'il le pratique, et c'est ce qui lui plaît, en règle générale, ce flirt facile et tranquille... Pour autant, là, une petite voix dans sa tête lui dit de ne pas s'emballer non plus. Il faut qu'il se raisonne, même si le contexte autant que ce qu'il a fumé et bu jusqu'à présent ne l'y aident pas forcément. Il faut qu'il fasse attention à ce petit jeu de séduction, même si, pour être honnête, Maxine Caldin a énormément d'atouts avec elle, de ses courbes agréables à cette chevelure de feu qu'il n'arrive pas à quitter du regard... le tout doublé d'une compagnie agréable et d'un caractère bien trempé quand il le faut. Oui, Maxine Caldin n'est pas n'importe qui et certainement que bien des regards se tournent vers elle, en a-t-elle seulement conscience ? Mais... Maxine Caldin est Maxine Caldin. Même sans alliance. Même si ce simple fait peut entraîner bien des questions et des suspicions, elle reste mariée à l'un des types les plus influents du moment. Alors oui, attention Jihel, attention. Profite, oui, mais ne joue pas au con.

Enfin... essaie. Car dire est toujours plus facile que faire, surtout avec une interlocutrice aussi avenante que lui. Ce genre de jeu se joue à deux, après tout et s'il s'est laissé entraîner dans ce coin du bar, c'est qu'il y a été mené par celle qui se trouve désormais à ses côtés. Par précaution, quand même, il a laissé s'écouler la question de savoir si oui ou non elle est accompagnée pour cette soirée et... non, apparemment. Il ressent le léger temps d'arrêt mais n'en fait rien. Son mari est certainement un homme occupé, après tout. Il faut admettre qu'elle sait parfaitement rebondir quelque soit la situation et cette vivacité d'esprit plaît grandement à Jihel. Il apprécie les femmes intelligentes et amusantes. Et belles, tant qu'à faire. Ce soir il a droit à un combo gagnant et il lui rend son sourire.

« Oh, belle et flatteuse, avec ça. » Il prend une nouvelle gorgée de son cocktail et suit son geste des yeux tandis qu'elle lui effleure rapidement l'avant-bras. Puis ses prunelles remontent jusqu'à son visage, il ne la quitte pas du regard, il n'aurait aucune raison de le faire de toute manière, dans l'espace où il se trouve, il n'y a nulle autre beauté qui pourrait le distraire. Non, il n'y a que cette femme qu'il sait influente et qui pourtant l'a choisi lui, apparemment, parmi tous les autres hommes présents dans l'Entropy, pour lui tenir compagnie en ce moment. Un sentiment absurde de fierté et de reconnaissance à sa bonne étoile le parcourt. Après tout, en venant ici, il n'aurait certainement pas parié là-dessus.

Au fond de lui, il ne sait pas trop ce qu'il peut oser faire. Ce qu'il doit oser faire. Pas plus qu'il ne sait réellement l'état d'esprit de Maxine ou son état... tout court. Dans ce genre de soirée, on se lâche, c'est bien connu. Mais entre collègues, il arrive toujours qu'il y ait des conséquences parfois désagréables. Ne joue pas au con, J'. Mais ce geste, mais ces paroles et ces sourires charmeurs, il ne les invente pas, non ? Qu'il y a-t-il de mal à tenter sa chance, après tout ? Ou juste profiter de l'instant présent, quand celui-ci est aussi agréable.

Imperceptiblement, il se décale un peu vers elle tout en reposant son verre. Il laisse son dos s'appuyer sur la banquette, plus relâche, et passe machinalement sa main dans ses cheveux, avant de rire en l'écoutant.

« Oui, pète-sec ! Tu sais le côté cheftaine, quoi ! Autoritaire. Mais c'est pas forcément un défaut... surtout en mission. Nous, on préfère être dirigés par des gens qui savent ce qu'ils font et savent diriger des troupes. Si le chef s'affirme, il sera respecté. » C'est une réalité, après tout. Et il ponctue tout de même : « T'en fais pas pour ça, je crois que dans cette robe, avec un cocktail à la main, il n'y a aucun doute sur le fait que tu es parfaitement humaine et que tu sais profiter du moment présent, comme tout le monde ! »

Comme elle, il laisse s'échapper un petit rire : « Oui bon, la simplicité, on repassera mais une invitation pareille, ça valait le coup ! »

Vraiment, la femme est captivante et il faut reconnaître que cela change grandement l'image qu'il a pu en avoir, jusque-là. Mais la savoir enjouée dans une telle soirée n'a rien de négatif après tout, cela ne la rendra pas plus « faible » sur le terrain ou au sein du QG. Non, cela prouve justement que des fois, elle arrive à relâcher la pression ou qu'elle a en besoin, comme n'importe qui d'autre. Il va pour ouvrir la bouche et ajouter quelque chose lorsqu'il la sent se rapprocher encore plus, sa robe fendue sur le côté lui permet de voir – et sentir – sa jambe dénudée contre lui, et son odeur enivrante, si bien qu'il en oublie ce qu'il voulait dire, et que dans un réflexe bien naturel pour un homme, son regard s'abaisse vers cette peau qu'il a envie de toucher... et qu'il touche, en fait, sans même le réaliser. Sa main s'est posée sur la cuisse et son index glisse doucement sur sa peau, comme s'il n'osait pas vraiment, en réalité. Il n'a conscience de son geste que lorsque la voix de Maxine retentit à nouveau. Il s'arrête alors furtivement et si l'espace d'un instant ses yeux affichent une certaine confusion, celle-ci s'évapore dans un sourire, car il sent que la rousse fait de même, dans un jeu d'attraction bien réel. Il prend ensuite conscience de la musique autour d'eux et hoche la tête.

« Oh, je ne me savais pas demoiselle en détresse, mais jouer le gentleman, je peux faire ça ! » Bon, c'est peut-être en contradiction avec son geste précédent mais... il peut. « Et oui, bien entendu, ce n'est rien que pour des raisons médicales, tu es ma supérieure, il vaut mieux que tu t'en assures de toi même, je comprends. » Il lui fait un clin d’œil amusé et se décale pour se lever.

Il prend une nouvelle gorgée du cocktail puis fait un salut – ridicule – à Maxine, avant de lui prendre le bras et de lui faire un baise-main. « Madame Caldin, m'accorderiez-vous cette danse ? ».

Et déjà, dans un léger mouvement, il la tire vers lui pour l'amener sur l'aire de danse non loin du box où ils se trouvent. Là, il la tient proche de lui, mais pas trop – de un, ils ne sont pas seuls, de deux, il y a toujours cette voix dans sa tête qui lui répète de prendre ses distances... même si ce n'est pas si évident que ça. Cette femme est enivrante et la difficulté désormais est de lui faire comprendre qu'il est aisément séduit mais de ne pas en faire trop, au risque de mal interpréter ou d'être mal interprété. Il positionne sa main dans le bas de ses reins ni trop haut ni trop bas, sentant la douceur du tissu sous ses doigts, et entreprend de guider la danse, un air calme et doux, qui fait se former de nombreux couples de danseurs un peu partout.

« Comme dit, ma jambe se porte comme un charme. »


Dernière édition par Jihel Calivetti le Mer 23 Déc - 23:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-poke.forumactif.fr

Date d'inscription : 13/03/2015
Messages : 294
Catégorie :
  • Humain
Présentation : You shoot me down but I won't fall
Fiche de liens : This passion is a blasphemy
Crédits : 64

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Jeu 26 Nov - 10:17


 

     
The heart's silk under the helmet's steel



feat jihel calivetti; Entropy | ZONE VIP

     

 

Ce n'est pas la première fois que Maxine joue à ce joue, du fauve et de la proie. La différence, c'est que d'habitude, c'est un jeu auquel elle jour avec son mari, et qui finit toujours pars avoir un gout amer au fond de la gorge. Comme le gout du sang. Ferreux. Et si, depuis les études, elle n'as jamais été vers un autre homme d'une quelconque façon, malgré ses soirées arrosées avec ses collègues de la faction criminelle, elle sait exactement comment faire. Elle se dit qu'en fait, les crises de jalousie de son époux étaient peut être justifiées. Mais pas par sa faute. Elle a toujours été droite, exemplaire. Plus fidèle et loyale que personne n'aurait put l'être. Dévouée.

Et pourtant, ce soir, Maxine dérape. Elle le sait. Le sent. Mais elle n'arrive pas à s'en empêcher. Est-ce l'alcool ? La musique ? Le contexte ? Sans doute qu'il y a un peu de ça oui. Mais la faute principale lui revient, à elle, et uniquement à elle. Après tout, c'est elle qui est allée chercher Jihel au bar. C'est elle qui lui a proposé un verre. C'est elle qui l'as entraîné dans un endroit plus à l'écart. C'est elle qui a battu des cils, sourit, et d'autres. C'est elle qui lui a dit qu'elle voulait danser.
Certes, les signaux et les demandes ont toujours été acceptés par le jeune homme. Acceptés, mais aussi encouragés, appréciés. Mais n'est-ce pas naturel ? C'est un homme, elle est une femme. C'est peut être au final tout ce qui compte ce soir. Tout ce qu'il faudrait retenir.
Mais la rouquine le sait, Jihel n'est pas dupe. Il la sait mariée. Même si elle a dit ne pas être accompagnée ce soir, il y a ce nom qui s'accroche à son prénom, comme une sangsue. Un rappel permanent de sa condition d'épouse. De prisonnière en l'occurrence.

Alors elle gratte sa cage, Maxine. Elle appelle à travers la serrure. Elle tape sur les barreaux. Elle appelle le loup. Elle essaie de le charmer. Avec ses mots, avec ses mouvements, avec ses yeux. Il faut croire que c'est décidément relativement facile.

« Oh, je ne me savais pas demoiselle en détresse, mais jouer le gentleman, je peux faire ça ! » Vraiment ? Alors on va prétendre que c'est galant de faire frémir une femme quasi-inconnue, mariée, en caressant sa cuisse. Mais après tout, elle l'as bien cherché, Maxine, en venant immiscer sa jambe contre la sienne. Peau dénuée, pâle mais chaude. Un véritable fruit défendu. Et elle avait savouré ce petit instant autant qu'elle avait savouré le regard brièvement confus de son collègue. « Et oui, bien entendu, ce n'est rien que pour des raisons médicales, tu es ma supérieure, il vaut mieux que tu t'en assures de toi même, je comprends. »
Un clin d'oeil de la part de Jihel, qui la fait autant sourire et avoir ce petit rire de gorge grave, que l'excuse des raisons médicales.
Alors qu'elle glisse aussi sur la banquette pour se lever, il prend sa main, dépose ses lèvres sur celle-ci.

« Madame Caldin, m'accorderiez-vous cette danse ? »

A cette question rhétorique, Maxine n'as guère le temps de répondre, car déjà, Jihel l’entraîne sur la piste de danse, tout en restant près de leur box -et de leurs verres, délaissés. La rouquine ne cesse de sourire, se laissant enlacer et faisant de même. Ses bras passent autour de son cou, tout en respectant la petite distance mise en place. Comme si les étoiles ou l'entité étrange à laquelle on associe le ciel étaient avec eux, la musique jusqu'alors très electro, évolue vers quelque chose de plus doux. La piste de danse est un instant délaissée par certains, et rejoint par d'autres. Des couples insolites se forment. Ne serait-ce pas la secrétaire des douanes au bras du stagiaire de la faction réseau ? Tout le monde le pensait gay.
Maxine retient un petit pouffement amusé, contente que sa soirée soit l'occasion de nouvelles opportunités. Et pas seulement pour elle. Autre chose lui vient à l'esprit. Elle sait que si elle observe les couples qui se sont formés au changement de musique, les autres l'observent aussi. Déjà parce qu'elle est l'hôte de la soirée. Aussi parce que pour une fois, ils ne l'entendent pas vociférer dans sa radio quelque chose comme « Agent Caldin, de la Faction Criminelle, vous bossez ou vous vous enculez ? »
 ou encore  « Je serais en salle d'interrogatoire. Le premier qui me dérange je l'expédie d'un aller simple sur Cancri II. » Et elle ne sait pas si c'était déjà comme ça il y a trois cent ans, mais les humains comme les aliens, adorent les ragots. Ils s'en régalent comme des petits gâteaux dont ils auraient surveillé la cuisson pendant de longues, longues minutes. Et les miettes se répandent autour de leurs bouches -ou autre orifice correspondant. Comme une traînée de poudre. Ca va jaser, c'est sur et certain. Ca va forcément arriver aux oreilles de son époux. Peut-être est-il au bureau ? Avec sa secrétaire, véritable lionne rousse, un peu trop ambitieuse pour être honnête.
Jihel la ramène à la réalité. Il faut qu'elle arrête de penser à son mari. Après tout, ce n'est pas avec lui qu'elle est sur la piste de danse. Ce n'est pas à lui qu'elle sourit.

« Comme dit, ma jambe se porte comme un charme. »

Elle rit doucement. Les regards toujours lourds sur sa nuque. A moins que cela ne soit de la pure paranoïa. Qu'importe. Ou alors justement. Qu'ils voient. Ses collègues. Ces gens qu'elle connait plus ou moins. Qu'ils voient, qu'ils parlent, qu'ils ébruitent. Et que ça arrive à ses oreilles de directeur très occupé. Geste poussé par la jalousie, ou par le désir de faire enfin ce qu'elle a envie de faire sans rien qui la retienne, Maxine se rapproche de son partenaire de soirée.
Ses bras glissent autour de son cou, jusqu'à ce que ses mains se posent de part et d'autres de ce dernier. Elle mange la distance entre eux, avec son éternel sourire, mélange d'amusement et de séduction.

« Vous m'en voyez ravie, Agent Calivetti. Il fallait bien qu'une autorité compétente s'assure de votre bon fonctionnement avant de nouvelles missions sur le terrain. »

Ce jeu est décidément très amusant. Le tout, exacerbé par l'alcool, la fête, l'ambiance musicale. Tout pousse à sortir des sentiers battus. Et Maxine ne pense pas rencontrer quoi que ce soit qui puisse la retenir de faire ce qu'elle a envie de faire ce soir. La rouquine essaie de se convaincre qu'il n'y a aucune barrière dans son esprit, puisqu'il n'y en a non plus aucune physiquement.
Elle est si proche de Jihel, son corps effleure le sien, sans pour autant s'y coller. Ca, elle lui laissera le soin d'en décider. Non pas qu'elle veuille non plus lui forcer la main. En parlant de main, elle sent celle de son collègue sur ses reins. A la bonne hauteur, ni trop bas, mais ni trop haut. Enfin, suivant le code de la descende. Mais ce n'est pas vraiment un code que quiconque a envie de suivre ce soir. Alors la rouquine roule doucement des hanches sous cette main chaude et rassurante, tandis qu'elle tend le visage vers celui de Jihel.

Ses lèvres, toujours parées d'un sourire, effleurent sa peau, pour finir leur trajet contre son oreille. Sa joue caresse la sienne. Son index suit une ligne imaginaire sur son cou. Bruissement léger de sa chemise pourpre. Tintement de ses bracelets qui habillent son bras nu. Tout se mélange. Un murmure, juste assez fort pour que l’intéressé l'entende. Mais pas assez fort pour que quiconque d'autre ne puisse interpréter les mots qui s'échappent de la bouche de Maxine. Souffle chaud, aux teintes de son cocktail sucré.

« Je dois bien avouer que c'est aussi agréable quand tu mènes les opérations... »

Si le sous-entendu n'est pas assez clair, la rouquine ponctue sa remarque d'un baiser, juste en dessous de l'oreille où elle vient de murmurer. Encore plus léger et bref que ces papillons translucides qu'on trouve sur V-Solarii. Il laisse pourtant une sensation de douceur sur la peau, ainsi qu'une insolente trace de rouge à lèvre rouge.
       
     

     




   
Couleur de Maxine || •• #af2334
   he’s broken, but you love him anyway
not  because   you   want   to  fix  him,
but  because,  he’s the only one  who
knows you’re just  as broken as  him
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://b-a-n-g.forumactif.org/

Date d'inscription : 28/07/2015
Messages : 63
Catégorie :
  • Humain
Présentation : www
Fiche de liens : www
Crédits : 410

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Jeu 24 Déc - 0:10

Ce n'est certainement pas une bonne idée, bien sûr que non. Mais jamais vous ne verrez Jihel dire non à la fête et reculer devant l'entrain du moment. Se retrouver à faire ce que beaucoup qualifierait de connerie – voire grosse connerie – dans un contexte comme celui-là, combiné d'euphorie collective, d'alcool et autres substances, ce n'est pas la première fois, bien sûr que non. Mais là, les choses pourraient avoir des conséquences qu'il est bien loin de maîtriser… et alors qu'il amène Maxine sur la piste de danse, il sent la petite voix dans sa tête se bâillonner d'elle-même, et abandonner.

Parce qu'il y a la musique douce autour d'eux, et ce corps sublime et chaud sous ses mains, contre lui. Il se perd dans ses yeux, dans ses cheveux, il la guide sur des pas fluides et doux. Il réalise à peine les regards sur eux, nombreux sans doute, interrogatifs et jaseurs, sûrement. Jamais on ne l'a vu spécialement proche de la responsable de la Faction criminelle… alors quoi ? Comment ? Et s'ils se connaissaient auparavant ? Depuis quand se fréquentent-ils, ces deux-là ? Et elle, que fait-elle, elle est mariée pourtant ! Elle devrait se tenir bon sang ! Tu as vu comment elle se tient ? Et lui, il manque pas d'air ! Il croit quoi ? Il devrait plutôt jouer les Don Juan avec quelqu'un d'autre ! De l'incompréhension à la jalousie. Et des gens qui s'en foutent, heureusement. Parce que de toute manière, ce genre de soirée rare et exceptionnelle sont aussi l'occasion de tous les potins. Cela ne fait qu'ajouter à l'ambiance, d'une certaine manière. Mais Jihel est bien loin de songer à tout ça, il sent les courbes de sa partenaire, le tissu de sa robe et le rire léger qui quitte ses lèvres. Il ne peut s'empêcher de se perdre un instant sur la contemplation de ces lèvres tentatrices, alors qu'il la sent rapprocher de lui, ses mains autour de son cou. Il la fixe, les yeux brillants, intrigué de voir jusqu'où ira ce petit jeu dans lequel il se sent déjà perdant. L'esprit embué et joueur, il sait que d'une certaine manière, il a déjà perdu. Il ira tout aussi loin qu'elle. Et à la voir se pencher vers lui, elle apprécie tout autant cet échange tout en séduction.

« Comme vous pouvez le constater, je suis opérationnel et je le serais encore en mission, ou ailleurs… sur n'importe quel terrain. » Il prend son temps en lui répondant, articulant le tout avec assez peu de subtilité, en vérité.

A quoi bon l'être ? Il semblerait que la rousse ait elle aussi envie d'arrêter de faire semblant. Il n'a même pas réalisé à quel moment la distance respectable entre leurs corps s'est à ce point réduite. Il fixe ses boucles rousses et sent soudainement des lèvres sur sa peau, un souffle sur son oreille, et il ne se recule pas. Au contraire. Il laisse instinctivement ses mains s'abaisser quelque peu dans le creux de ses reins. Ce n'est pas qu'il n'aimerait pas baisser plus bas, c'est que… l'endroit ne s'y prête pas, et peut-être n'est-ce pas encore ce qui lui est permis. Il se sent embrumé et l'esprit entièrement tourné à ce corps tout proche, à ses formes envoûtantes et cette femme dont il ne sait pas grand-chose, en réalité, mais qui semble vouloir jouer jusqu'au bout avec lui.

Ça lui plaît. Bien sûr que ça lui plaît. Il sait déjà que c'est trop tard, que la voix dans sa tête n'essaie même plus de le raisonner… et lorsqu'elle murmure à son oreille, un sourire naît à nouveau sur ses propres lèvres, tandis qu'il contient un tressaillement sous l'effet de l'infime baiser qu'elle dépose. Il sent l'euphorie de l'envie et de l'ivresse naître en lui. Il adore cette sensation et reconnaît le goût du défi en lui. Il tourne légèrement la tête, collant lui aussi sa joue contre ce visage doux. Il murmure, de la même manière :

« Ah, Madame la chef de la SC, je me disais bien que tu aimerais que je prenne les choses en main. » Disant cela, il ponctue d'un mouvement pour la faire délicatement tourner sur elle-même, avant de la rapprocher vers elle à nouveau, plus fermement encore, une main glissée dans la courbure de son dos, l'autre s'attardant furtivement sur la peau dénudée de son bras. Il laisse traîner un instant sa main, plus que de raison, avant de la repositionner à nouveau dans la dos de sa partenaire.

Il glisse à nouveau sa bouche dans le creux de son visage et chuchote. « Si tu n'étais pas l'hôtesse de la soirée et qu'on ne faisait pas déjà à ce point jaser, je crois que je nous guiderais jusqu'à une opération à haut risque… ailleurs. »

Il n'y a pas de demi-mesure dans ses paroles, parce qu'il n'est pas stupide. Il sait parfaitement le jeu qu'ils jouent, et ce qui les agite. Après… même s'il a beaucoup à perdre là-dedans, ce n'est pas forcément à lui de provoquer le tout. Il peut dire, il peut jouer avec ça, mais c'est à elle de voir, il sait que sa position doit être d'autant plus compliquée. Mais après tout… c'est aussi elle qui a retiré son alliance, non ? Personne ne l'a forcée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-poke.forumactif.fr

Date d'inscription : 13/03/2015
Messages : 294
Catégorie :
  • Humain
Présentation : You shoot me down but I won't fall
Fiche de liens : This passion is a blasphemy
Crédits : 64

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Sam 6 Fév - 20:44


 

   
The heart's silk under the helmet's steel



feat jihel calivetti; Entropy | ZONE VIP

   



La falaise s'étend sous les pieds de Maxine. L'océan gronde en dessous. Vagues se fracassant sur les rochers pointus. Le vent souffle. Une tempête se prépare. Le ciel s'assombrit. C'est comme si elle avait couru dans une forêt sombre pendant des heures. Racines la faisant trébucher. Branches écorchant sa peau. Épines dans sa chair. L'eau en contrebas semble libératrice. Il suffirait d'un pas pour finalement sauter. Pas besoin de prendre son élan. Pas besoin de fermer les yeux.
Depuis la forêt, de nombreux regards la fixent. Petits yeux rouges dans l'obscurité. Les arbres murmurent. Est-ce qu'elle va sauter ? Elle devrait faire attention. Elle va se tuer si elle ne recule pas. Même si elle tombe dans l'eau, les vagues la briseront sur les rochers. Et au milieu de ces petits regards perçants, un autre. Plus gros. Iris d'un bleu aussi froid que la glace. Ce regard là se tait. Il ne souffle mot. Il se contente d'observer. Comme il l'a toujours fait.
Le vent pousse doucement Maxine. Il la porte presque, l'invitant à rejoindre l'océan. A s'y noyer. Écume contre peau.
Les lois de la nature.

La musique change légèrement, mais continue de se prêter aux danses collées-serrées. De toute façon, Maxine n'y fait plus vraiment attention, à la musique. Ce n'est pas comme si ils en avaient besoin désormais. Il n'ont plus besoin de rien, au final. Ni de musique, ni d'alcool, ni de quoi que ce soit d'autre. Surtout que Jihel a définitivement l'air d'apprécier ses avances pas très discrètes.

« Ah, Madame la chef de la SC, je me disais bien que tu aimerais que je prenne les choses en main. »

Le surnom autant que l'allusion, tirent un rire joyeux à la jeune femme. Jihel la fait tournoyer, et son rire s'éteint seulement quand il la ramène vers lui avec une certaine fermeté, remplacé par un soupir discret. Et un mordillage de lèvre à cette main qui s'attarde sur son bras dénudé.
Puis cette voix qui vient souffler contre elle dans un murmure.

« Si tu n'étais pas l'hôtesse de la soirée et qu'on ne faisait pas déjà à ce point jaser, je crois que je nous guiderais jusqu'à une opération à haut risque… ailleurs. »

A nouveau un petit rire, alors que Maxine ne peut réprimer un frisson. Le vent revient, pousse ses reins, l'incite à sauter de la falaise qui semble de plus en plus haute.
Maxine tourne légèrement la tête, et c'est à son tour de souffler contre son collègue, une légère teinte amusée dans la voix.

« Ça peut s'arranger... »

Léger clin d'oeil de la part de la rousse. Il faut dire que quand elle a une idée en tête, il est difficile de la lui enlever.

« Suis moi, et prend un air sérieux. Si tu en es capable... » Elle le taquine, presque une provocation, mais c'est bon enfant.

Maxine se détache de son compagnon de danse et tourne les talons pour se diriger vers un box, où se trouvent certains de ses agents. Des nouveaux. Des bleus. Ils semblent tous se figer à la venue de leur chef.

« Jenkins, Williams, appel du PC. Suivez-moi. » Le ton est sans appel. D'un coup, elle est redevenu la Maxine du boulot. Voix sèche et hautaine. Regard froid.

Les concernés se lèvent d'un bon, prêts à se faire taper sur les doigts, et suivent la jeune femme qui se dirige vers la sortie arrière du club. Elle fait sortir les recrues ainsi que Jihel. La porte se referme, étouffe le son de la musique qui devient presque inaudible.

« Il y a eu une agression dans les jardins suspendus. On va pas gâcher la soirée de tout le monde, alors on y va en petit comité. Vous deux, vous prenez directement une navette pour nous attendre là-bas. Surtout faites-vous discret et ne faites riens de stupide avant qu'on arrive. Calivetti et moi on passe au SSRC prendre ce qu'il faut et on vous rejoint. »

Pendant les ordres de Maxine, les visages sont passés du rouge au blanc. Une mission pour eux ? Mais ils sont censés profiter de la soirée ! La jeune femme voit bien cela dans leurs yeux, et elle ajoute en se penchant :

« Ce genre de service rendu fera très joli sur vos dossiers. On verra que vous avez le sens des priorités, et ça peut faire toute la différence entre une promotion... Et un échec. »

Les mots, et surtout le ton, sont convaincants. Il n'en faut pas plus aux jeunes recrues, avides de grimper de poste, pour tourner les talons et se diriger vers les ascenseurs menant aux jardins suspendus du secteur gamma. Parfait.
Un sourire s'étire sur le visage de Maxine, qui semble s'amuser comme une folle et une fois les deux idiots disparus au détour d'un couloir, elle prend la main de Jihel dans la sienne. Sans un mot, elle lui décoche un autre clin d'oeil à son collègue et, tenant toujours sa main, l'embarque en courant. Dans le sens opposé à celui où sont partis les agents.
Ils ressemblent à des adolescents. Maxine l’amène jusqu'à des ascenseurs, menant aux quartiers résidentiels. Les portes de l’élévateur s'ouvrent, et la jeune femme y pousse doucement Jihel. Elle appuie sur le plus haut chiffre. La machine commence à monter. Les parois sont en verre, on voit rapidement les lumières nocturnes du Capitole alors que la cabine surplombe le secteur gamma de plusieurs centaines de mètres. Maxine appuie sur un bouton rouge au symbole triangulaire, tout en passant l'intérieur de son poignet droit sur l'écran-capteur. L'engin détecte l'autorisation SSRC implantée dans les données de sa CRTI et la cabine arrête sa course vers les hauteurs du Capitole.

L’ascenseur est immobile, et la jeune femme se tourne vers Jihel. Elle lui adresse un sourire en se rapprochant de lui, jusqu'à être aussi proche de lui que pendant leur précédente danse. Ses mains s'appuient sur ses épaules. Murmure. Souffle chaud.

« La mission à hauts risques est-elle assez risquée pour vous, agent Calivetti ?  »




       
   

   




   
Couleur de Maxine || •• #af2334
   he’s broken, but you love him anyway
not  because   you   want   to  fix  him,
but  because,  he’s the only one  who
knows you’re just  as broken as  him
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://b-a-n-g.forumactif.org/

Date d'inscription : 28/07/2015
Messages : 63
Catégorie :
  • Humain
Présentation : www
Fiche de liens : www
Crédits : 410

MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   Sam 26 Mar - 11:49

Très franchement, il ne sait pas bien où il va comme ça et il sait qu'il y aura des conséquences. Il y a toujours des conséquences, de toute manière. Les coups d'un soir, sous l'euphorie de l'alcool et de la fête, il connaît parfaitement. Mais en règle générale, le contre-coup ne va pas plus loin qu'une forte gueule de bois, un réveil dans des endroits inconnus, parfois, et des crises de nerfs de la personne avec qui il a pu coucher, qui ne se remet pas d'être abandonné parfois dès les plus jeunes heures du matin, parfois au beau milieu de l'après-midi, selon l'énergie qu'il met à se réveiller, et s'évertue parfois à vouloir le revoir. Mais là, c'est différent. Très différent. Le contexte, déjà. D'habitude, il s'abstient de cibler la personne à l'origine de la soirée, d'autant plus dans un cadre professionnel. Et surtout, là… il n'est pas réellement l'investigateur de tout cela. Oh, il n'est pas innocent, mais il a tout autant chassé qu'il a été chassé.

Il n'est pas mécontent de la situation dans laquelle il se trouve – il n'a de toute manière pas l'esprit tourné à la réflexion, là – mais il faut admettre que c'est un jeu risqué qu'il entreprend. Qu'ils entreprennent, même. Quoiqu'il arrive, ça va jaser au SSRC. Ça jase déjà beaucoup. Lui, il s'en fout. Il esquive toujours ce genre de trucs et parvient à retomber sur ses pieds. Mais elle… elle.. si belle et si respectable, se laisserait-elle séduire ? Jihel sait jouer de ses attraits et ne doute pas le moins du monde que son charme opère (la réciproque est vraie). Il aime son rire qui retentit à nouveau, il aime cette chevelure rousse, il aime cette manière qu'elle a de jouer de son corps et de s’enivrer du risque qu'ils prennent, à deux. Il la fixe d'un regard de braises en l'entendant lui répondre. Elle a une idée derrière la tête, sans doute la même que lui, et ça lui plait. Il lui rend son sourire, laissa sa voix grave lui répondre, dans un murmure :

« Je suis capable de tout, c'est bien connu. » Pour le coup c'est vrai, mais encore plus dans une situation comme celle-ci. De la même manière que Maxine, il se fige un instant pour reprendre une posture plus sérieuse, comme s'ils avaient été brusquement interrompus, et la suit, le visage neutre.

Dans le box qu'elle a rejoint, il l'écoute sans un mot alors qu'elle apostrophe deux agents qui ne lui disent rien, à première vue. Elle a reprit ses allures de cheftaine qu'on lui connaît bien et les deux types s'exécutent et la rejoignent. J' en fait de même, sans broncher, restant légèrement en arrière.

Intérieurement, il s'amuse de son stratagème, particulièrement une fois sortis à l'arrière de l'Entropy, quand elle leur raconte une histoire d'agression dans les jardins suspendus. Il se mord discrètement la lèvre inférieure pour ne pas rire, les yeux brillants d'amusement. Elle parvient d'ailleurs à parfaitement les convaincre en prétextant un avancement dans leur carrière, et les deux gars un peu penauds ne font qu'acquiescer et se précipitent pour rejoindre la zone qui leur a été indiquée. Une fois certains qu'ils sont bien partis, Jihel applaudit, un sourire aux lèvres.

« Quel talent de comédienne, je suis admiratif. » Souffle-t-il, alors qu'elle lui prend rapidement la main et se met à courir. Il la suit sans parler plus, il sent monter en lui quelque chose de grisant qu'il adore. C'est imprévu, c'est risqué et c'est fou. C'est ce qu'il est.

Comme deux gosses en train de faire une connerie, ils rejoignent un ascenseur  qui mène aux appartements, plus haut. Le genre de zone dans laquelle il n'a que rarement eu l'occasion de se rendre, en réalité. Ce n'est cependant pas ce genre de réflexion qui l'anime, en cet instant, mais plutôt Maxine et son air ravi, Maxine et ses cheveux légèrement décoiffés par leur course, Maxine et sa respiration un peu agitée, semblable à celle du blond, d'ailleurs. Peut-être n'est-ce pas seulement le fait d'avoir couru qui les met dans cet état. Fasciné, il a reporté l'une de ses mains sur son bras dénudé qu'il caresse à nouveau, distraitement. Sa peau de lait l'attire autant que le sourire coquin qu'elle affiche, maintenant qu'elle a arrêté l’ascenseur et qu'il surplombe tout deux la ville et ses lumières. Distraitement, les yeux bleus du Calivetti passent de la rousse aux lueurs tout autour d'eux. Ce n'est pas un spectacle que l'on voit tous les jours.

Elle le sort de sa rêverie en s'approchant de lui, satisfaite. Il glisse son regard sur ses lèvres et murmure : « Parfaite. »

Avant de l'embrasser.
La mission, elle, l'euphorie qu'il ressent et ses lèvres qu'il embrasse sans demi-mesure, oui, c'est absolument parfait.

Là, seule les lumières de la ville sont témoins et sans doute jaseront-elles bien moins. Alors il se laisse porter par les sensations grisantes qu'il ressent en lui et ses mains n'hésitent plus, se faufilant sous le tissu noir qui cache son épaule droite, pour la dénuder quelque peu.

Il s'écarte ensuite, pour reprendre son souffle.

« Je pense être l'homme idéal pour ce genre de mission, miss. Et je peux te le prouver. »

Avant de la coller encore plus à lui pour l'embrasser à nouveau.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://master-poke.forumactif.fr
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL   

Revenir en haut Aller en bas
 

The heart's silk under the helmet's steel | JIHEL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Grimoire Heart n'a pas besoin d'un cookie à la myrthille ( PV Nookie Minasa )
» The way of the heart.
» Total eclipse of the heart ϟ Pete (terminé)
» Grimoire Heart
» SOMETIMES I FEEL MY HEART WILL OVERFLOW ✗ le 30/03 vers 01h58

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BANG ! :: Le Capitole :: SECTEUR GAMMA :: ENTROPY :: ZONE VIP-