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 Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light

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MessageSujet: Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light   Mer 22 Juil - 5:17

Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light
feat • Maxine Caldin


Du gris et du blanc.

C'était là l'une des seules choses qu'il arrivait à voir, partout autour de lui; sur le sol en métal boulonné, sur les murs à la surface réfléchissante, sur la table à laquelle il était assis et où il arrivait à percevoir une réflexion distordue de lui-même, sur la porte qu'il savait verrouillée d'une telle manière qu'il aurait été bien en peine de l'ouvrir même sans avoir pris la peine de l'essayer. Oh, ça ne changeait pas vraiment des couleurs qu'il arrivait normalement à discerner, non, mais la chose qui ne manquait pas de le frapper sans qu'il arrive réellement à savoir pourquoi était le fait que tout semblait tellement uniforme. Presque aseptisé, capitonné, une forteresse pratiquement impénétrable d'à peine quelques mètres carrés. Un peu comme si quelqu'un d'autre que lui n'aurait probablement pas distingué beaucoup plus que ça; du gris, et du blanc. Un univers monochrome destiné à énerver les gens qui s'y retrouvaient coincés.

Le genre d'impression à la fois écrasante et étouffante qui, couplée avec son enfermement apparent d'une durée indéterminée, le poussait à se répéter encore et encore et encore qu'il devait rester calme, ne pas s'énerver, ne rien laisser paraître de l'agacement grandissant et dévorant qui commençait lentement mais sûrement à le gagner. Un calme qui était un rien plus difficile à garder qu'à l'ordinaire au vu de comment il se sentait étrangement prisonnier.

Acculé au coin du mur telle une bête traquée.

Pour être parfaitement honnête, s'il y avait bien une personne à qui Lang en voulait particulièrement pour l'avoir mis dans une telle situation, c'était à lui-même. Peut-être n'étaient-ils pas assez prêts, n'avaient pas assez planifié même s'ils avaient bien dû le faire une bonne cinquantaine de fois sans avoir rencontré le moindre problème. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, fonctionnaient comme une machinerie bien huilée malgré les ajouts plus ou moins récent à l'équipage auxquels ils avaient dû s'adapter. Et vraiment, ce n'était pas comme si faire passer une cargaison, aussi suspicieuse et illégale soit-elle, du point A au point B était quelque chose de réellement difficile; ou du moins, ce n'était pas particulièrement difficile pour lui. Et ce, même si le point A en question se trouvait à être le Capitole, là où se trouvait non seulement les douanes les plus persistantes de tout Ura, mais aussi ces idiots du SSRC qui avaient la mauvaise habitude de fourrer leur nez – ou autre appendice – là où il ne le fallait pas. Sauf que voilà, il était bien là le problème.

On était jamais à l’abri d'un imprévu.

Et il le savait, était plus souvent qu'autrement parré à cette éventualité – parce que l'inverse risquait de vous envoyer six pieds sous terre et il était hors de question qu'il crève à cause d'un manque de jugement momentané, il avait beau ne pas valoir grand chose, il valait quand même mieux que ça -, sauf que cette fois-ci, il avait été pris de court, n'avait tout simplement pas eu le temps d'agir et de réagir au bon moment. Oh, les autres avaient eu le temps de foutre le camp, Lang avait pris la peine de s'en assurer – il avait vu le Pythagoras décoller et partir du hangar comme s'il avait le feu aux poudres -  mais il n'en restait pas moins que vraiment, il était particulièrement agacé de s'être fait avoir comme ça tel le premier citoyen venu qui ne savait même pas par quel bout tenir un Cien 05-X même avec l'aide d'un manuel d'instructions illustré.

Agacé envers lui-même, oui, et envers l'agente du SSRC qui avait décidé de se mêler de ce qui ne la regardait absolument pas avant de l'arrêter comme s'il avait quoique ce soit à se reprocher, cette même agente qui se trouvait juste là devant lui et qui détenait sans doute aucun les clefs de la porte qui allait le laisser sortir d'ici. Oh, d'accord, il avait définitivement quelque chose à se reprocher – sans doute beaucoup trop pour qu'on arrive à les compter – mais ça, elle ne pouvait pas le prouver.

Pas encore.

Et puis, ce n'était pas une raison pour utiliser autant de violence non-sollicitée; pour peu, il aurait presque pu croire qu'elle avait un complexe d'infériorité sur lequel elle cherchait à se venger. Lang pouvait déjà sentir une vague migraine commencer à poindre; il s'estimait heureux que son nez ait enfin arrêté de saigner, surtout qu'au vu de la chaise en plastique dans laquelle on l'avait assis et des menottes qui se trouvaient autour de ses poignets, c'était loin d'être la position la plus confortable dans laquelle il s'était retrouvé. Pas la pire – jamais la pire - mais il pouvait penser à un bon nombre d'endroits où il aurait préféré se trouver.

-Alors, sāobī. Tu t'ennuyais de devoir t'occuper de la circulation alors c'est pour ça que tu décides de frapper tous les gens que tu rencontrer? Je savais pas que la police engageait des barbares, lui dit-il finalement en penchant légèrement la tête, ses yeux fixés sur la femme en face de lui alors qu'il tapotait avec ennui le dessus de la table  avec l'ongle de son index. Un, deux, trois. Un, deux, trois. Un, deux, trois. J'ai besoin de demander un avocat, ou tu vas me laisser sortir d'ici? J'ai un horaire très lourd, tu vois. Tu dois sans doute pas comprendre ça; trop occupée à écrire des tickets, shì?

Peut-être que c'était une mauvaise idée que de se mettre à dos comme ça la seule personne dans la pièce qui pouvait actuellement décider de son sort et, même s'il n'avait pas envie de l'admettre, possédait l'autorité, mais c'était plus fort que lui. Tant qu'il n'allait pas savoir jusqu'où elle pouvait aller, où se trouvait la limite à ne pas franchir, savoir comment elle fonctionnait, il n'allait pas pouvoir s'en empêcher.



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MessageSujet: Re: Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light   Mer 22 Juil - 15:11


 

     
Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light



feat lhangxue k'hanti; date stellaire 060-962604-2365 | Place des Douanes, Capitole

     

   

 
« Salut Caldin. Désolée de t'emmerder avec ça beauté, mais j'ai ma fille à Êta, je peux pas la laisser et en plus Sayne est en arrêt. Je sais que ta journée est plutôt calme aujourd'hui, tu pourrais me remplacer aux douanes ? Je te revaudrais ça. Merci beaucoup. »

Maxine refermer sa messagerie Wirenet avec un petit sourire amusé. Une collègue des douanes a besoin d'aide, et elle répondra à sa demande sans problème. Comme c'était dit dans le message, sa journée s'annonçait terriblement calme. Voir morose. Alors cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle laissa un message à ses collègues, sachant que pour une journée calme ils pouvaient largement se débrouiller sans elle, et s'en alla patrouiller aux douanes.

L'excitation régnait, comme chaque jour à cet endroit du Capitole. Les allers et venues étant incessantes, et la sécurité au top du top, il fallait surveiller chaque sac, chaque personne qui sortait ou entrait de la station.
Les deux premières heures du travail de remplacement de Maxine se passèrent sans encombre. Elle déambulait tranquillement au milieu des gens, s'émerveillant encore une fois de la diversité des espèces présentes. Parfois les gens lui jetaient un regard, inquiet ou rassuré de sa présence.

Et puis quelque chose, qui émane du bruit permanent. Des voix qui s'élèvent. S'agitent, s'énervent. Maxine change de trajectoire, et se dirige vers l'endroit d'où proviennent les protestations. C'est un scanner, donnant ensuite sur un tunnel vers la baie d'embarquement. Visiblement, il y a un problème avec la cargaison de ce vaisseau, et donc avec l'équipage.

« Agent Caldin, de la Faction Criminelle, » annonce t'elle pour se présenter à l'agent des douanes qui essaie tant bien que mal de retenir les suspects, « besoin d'un coup de main ? »

Et alors que l'agent allait lui expliquer le soucis, les suspects les bousculèrent pour s'enfuir dans le tunnel menant à leur vaisseau. En moins d'une demi-seconde, Maxine avait laché un juron et s'était lancée à leur poursuite. Elle réussi à rattraper le dernier du peloton, mais aussi le plus facile à attraper en comparaison des autres. Un jeune homme visiblement, aux cheveux de jais. Le plaquant au sol sans ménagement, elle écrasa d'une main son visage contre terre et de l'autre bloqua ses poignets dans son dos tandis qu'elle beuglait dans son oreillette/micro.

« Agent Caldin, Faction Criminelle, décollage non autorisé à la baie d'embarquement 23. Je répète, décollage non autorisé. »

Un silence lui répondit, et elle commenca à s'énerver.

« Agent Caldin, de la Faction Criminelle, vous bossez ou vous vous enculez ? »

Un grésillement, et une voix penaude.

« Poste de Contrôle Capitole, le vaisseau a décollé. »

Elle ne retient pas un juron en se relevant, tirant le suspect par les cheveux pour le mettre également debout. Elle le menotta sans ménagement et, par la rage de son echec, elle lui décocha un coup de poing qui fit craquer son nez dans une gerbe de sang. Jurant une nouvelle fois.
Maxine entraina le suspect avec force vers l'entrée du tunnel, et traversa la place des douanes pour prendre l'un des ascenseurs de service menant au SSRC. Elle parla de nouveau dans son oreillette. A l'attention d'un de ses collègues.

« Ici Caldin, descend aux douanes et récupère toutes les informations disponible sur le vaisseau qui vient de quitter illégalement la baie d'ammarrage 23. Pose tout sur mon bureau. Je serais en salle d'interrogatoire. Le premier qui me dérange je l'expédie d'un aller simple sur Cancri II. »


Salle d'Interrogatoire du SSRC, Capitole


Les murs monochromés se referment autour de Maxine et de son suspect, qu'elle fait asseoir sans ménagement sur l'une des chaises entourant une table alors qu'elle prend place sur la chaise en face de lui. Elle le fixe alors qu'il regarde autour de lui, le sang de son nez ayant arrêté de couler, mais en ayant auparavant bien innondé son menton et ses vêtements. Il semble humain, mais elle devine le petit quelque chose qu'on trouve chez les aliens. Sans doute un hybride. Cela ne la dérange pas, au contraire. Elle trouve merveilleux que des humains et des aliens puissent procréer. Non. Le truc qui l'emmerde, c'est que ce petit morveux pensait pouvoir faire n'importe quoi sur sa station.

« Alors, sāobī. Tu t'ennuyais de devoir t'occuper de la circulation alors c'est pour ça que tu décides de frapper tous les gens que tu rencontrer? Je savais pas que la police engageait des barbares. »

Il penche la tête en tapotant des ongles sur la table, ce qui étire un sourire sur les lèvres de Maxine, qui reste silencieuse.

« J'ai besoin de demander un avocat, ou tu vas me laisser sortir d'ici? J'ai un horaire très lourd, tu vois. Tu dois sans doute pas comprendre ça; trop occupée à écrire des tickets, shì? »

Maxine hausse un sourcil et se lève doucement, commencant à faire les cents pas autour de la table et du jeune hybride. Au bout du deuxième tour, elle s'arrête à sa droite, se penchant vers lui en posant une main à plat sur la table.

« Ecoute moi bien, ça ira mieux pour tout le monde si tu arrêtes de faire n'importe quoi. C'est quoi ton petit nom ? Je pourrais juste te passer au scanner pour voir ta CRTI, vraie... ou fausse. Mais je préfère voir si on peut discuter. »

Elle lui sourit, lui laissant le choix pour la suite des évènements, et de sa main libre, elle lui fait une pichenette sur le nez. Juste assez pour réveiller la douleur du cartilage en miettes. Elle recommence à marcher pour revenir à sa propre chaise et s'y assoit en croisant les jambes.

« Parce que tu sais, on apprécie pas vraiment le vol d'armes ici. Surtout quand elles proviennent des réserves de l'armée. Alors ce serait vraiment sympa -pour toi j'entends, et le reste de tes os- que tu me dise un peu comment tu t'es fourni. Auprès de qui. »


     
     

     




   
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MessageSujet: Re: Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light   Jeu 23 Juil - 6:15

Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light
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Lang avait depuis longtemps compris qu'il fallait du temps pour apprendre à réellement connaître quelqu'un.

Des jours, des semaines, des mois, des années, même, parfois, selon certains. Et même si une poignée de minutes ne pouvait jamais être suffisantes, même si les quelques mots qu'ils avaient échangés depuis que la femme l'avait enfermé ne pouvait même pas encore être considérés comme une conversation, c'était assez. Assez pour qu'il puisse tirer un portrait, même si caricaturés et aux traits imparfaits, de son interlocutrice. Volontaire. Sûre d'elle. Prête à tout, peut-être, pour obtenir ce qu'elle voulait. D'un calme à tout épreuve, même, auraient peut-être cru certains si ce n'était du coup de poing qu'on lui avait envoyé au visage un peu plus tôt lorsqu'elle avait réalisé que les autres avaient réussi à lui filer sous le nez. Le genre de femme qui n'hésitait pas à faire usage de la violence lorsqu'elle jugeait que la situation le méritait. Et maintenant, il s'agissait de faire attention, de se balancer sur cette ligne invisible entre une résistance acceptable et un comportement qui allait se finir avec plus de mal que de bien – et ce, sans doute pour lui.

Se trompait-il? Fort probablement, mais pour l'instant, c'est tout ce qu'il avait alors il allait s'en contenter. Continuer d'avancer à tâtons sans trop savoir où ça allait le mener jusqu'à ce qu'il en finisse enfin avec cette incroyable perte de temps.

Reposant son attention sur elle alors qu'elle se levait soudainement, il plissa légèrement les yeux, la suivant du regard tandis qu'elle faisait lentement le tour de la pièce, une partie de lui se hérissant malgré lui aussitôt qu'elle disparut de son champ de vision.

Une habitude de l'agente, ou une tentative d'intimidation? Allez savoir.

Puis une voix dans son oreille alors qu'elle lui demandait son nom. Ah. L'offre d'un choix qui, au final, il en était bien conscient, n'en était pas vraiment un alors qu'elle parlait, la paume de sa main posée à plat sur la table juste à côté de lui. Le tout suivit d'un sourire qui lui paraissait tout sauf sincère avant qu'elle ne foute la pointe de son index directement sur son nez que, il en était presque certain, elle lui avait cassé comme une sauvage un peu plus tôt.

Connasse.

Une pointe de douleur aiguë lui traversa le visage pour venir se loger quelque part à l'intérieur de son crâne, le faisant se crisper momentanément d'une façon presque imperceptible alors qu'il jurait intérieurement. Puis cet instinct qui avait été engravé en lui après des années et des années de tais toi, fais ce qu'on te dit et ne te plains surtout pas qui le pris soudainement à la gorge, lui faisant presque baisser la tête, juste un peu.

Presque.

À la place, Lang se contenta de lui envoyer un regard noir, effleurant son visage par réflexe avant de se redresser dans sa chaise, ne pouvait retenir le vaguement sentiment de soulagement qui le saisit lorsqu'elle retourna s’asseoir. Quand bien même il détestait l'admettre, le fait de ne plus la voir le regarder de haut comme ça – littéralement, dans ce cas – allégeait une partie de la nervosité qui le rongeait depuis qu'elle avait mis la main sur lui dans les hangars. Et puis, il préférait la voir là-bas qu'à côté de lui.

Là où il pouvait, le temps d'un instant, être hors de sa portée.

-Vol? J'ai aucune idée de ce que tu raconter, madame l'agente, lui répondit-il finalement en croisant les bras contre sa poitrine du mieux qu'il le pouvait avec les menottes qui lui restreignaient les poignets. J'étais juste au mauvais endroit au mauvais moment. Me dites pas qu'un de vos brillants supérieurs a décidé qu'on avait plus le droit de se promener dans le hangar? Vous avez tellement pas de boulot que vous venez harceler les honnêtes gens?

Mensonge, mensonge, mensonge, il le savait aussi bien qu'elle. D'aussi loin que Lang pouvait se rappeler, il n'avait jamais passé un seul jour honnête de sa vie. Sauf que voilà, cette garce? Elle pouvait toujours courir si elle espérait qu'il lâche le nom de son client juste parce qu'une jolie tête en uniforme le lui avait demandé.

-C'est une pratique du Capitole de demander leur nom aux gens sans donner le sien? La politesse, vous avez jamais entendu parler? Mais enfin, si ça t’intrigue tant que ça, je t'en prit, vas-y, scan moi. lui dit-il finalement en désignant son bras gauche d'un vague geste du menton, posant ses coudes sur la table.

Un regard plat et peu impressionné alors qu'il la fixait de ses yeux ambrés, le léger air de satisfaction qui planait autour de lui signifiant clairement qu'il n'avait rien à cacher. Tout simplement parce qu'il n'y avait rien à trouver, vraiment. Pas depuis que sa puce avait été retirée il y avait de cela une bonne dizaine d'années juste après qu'il soit arrivé sur Cancri II; il s'en rappelait encore, ces vagues souvenirs de chaleurterreurdouleur qui n'avaient pas encore été remplacés. C'était bien la seule chose qui lui restait de ce moment, de toute manière, la cicatrice en elle-même ayant disparu depuis cet accident qui lui avait laissé une marque franchement pas très belle sur la majorité du bras.

Comme quoi, il n'aurait jamais pensé avant aujourd'hui qu'il aurait pu y trouver une quelconque utilité.

-Hǎo, il arrive ce scan? J'ai pas non plus toute la journée, sāobī, lâcha-t-il en roulant légèrement des yeux. Et je suis sûr que toi non plus. Beaucoup de rapport de circulations qui traînent sur ton bureau, j'imagine, Ou alors, des plaintes de gens accusés à tord que vous avez brutalisage pour rien?

Puis, se penchant légèrement vers elle, le métal des menottes cliquetant sur la table avec un bruit perçant, il la dévisagea un court instant avant de lui offrir un léger sourire en coin.

-Tu sais, lui dit Lang sur le ton de la conversation, traçant sur la surface réfléchissante des formes abstraites du bout des doigts, si jamais t'avais raison, pourquoi est-ce que je dirais quoique ce soit? Je veux dire, si c'est comme ça que vous traitez les suspects, j'ai pas envie de voir ce que vous faites avec les coupables. Votre hospitable laisse vraiment à désirer.



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MessageSujet: Re: Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light   Mar 4 Aoû - 15:39


 

     
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Maxine retient un soupir et laisse parler son suspect. Techniquement, elle sait qu'il a pertinemment entendu son nom. Quand elle le plaquait au sol, et encore une fois dans l'élévateur. Mais qu'importe. Le pire, c'est qu'il s'amuse à l'emmerder. En tout cas c'est comme ça qu'elle le perçoit. En mettant en doute ses manières, son travail. Ses compétences. Il a l'air d'un gamin. Et ç'en est sans doute un. Il fait semblant de réclamer le scan, mais Maxine se doute déjà qu'il ne donnera rien. Peut être pour ça qu'il essaie ensuite de l'énerver en détournant le sujet.

Elle reste immobile un instant et sors une petite tablette transparente de sa poche, exemplaire miniature d'un pad permettant d'accéder entre autre, au Wirenet. Elle pianote sur l'écran et finit par poser l'objet au milieu de la table, dans le sens du suspect. On peut y voir la photo d'un bel homme en uniforme. La rouquine lève les yeux au plafond, faisant mine de réfléchir.

« Que je me souvienne... Identité inconnue. Mais il y a déjà des accusations à ton encontre, petit. Je crois que c'est quelque chose comme... Dégradation d'un bâtiment de la SPHERE. Tentative de vol sur ce même bâtiment. Quelque chose dans le genre... »

Elle penche la tête à droite et à gauche, faisant craquer ses cervicales, puis la penche en avant comme sur le ton de la confidence.

« Et tu penses bien que l'Amiral serait ravi de te revoir. »

Maxine se lève, et recommence à marcher lentement autour de la table.

« Alors tu vois, on va faire simple, petit. »

Elle arrive près du suspect et s'accoude sur la table avec un sourire.

« Je me fiche de ton nom, comme ça je n'aurais pas à mentir à l'Amiral en disant que je ne connais pas l'identité de son petit voleur pervers. Et tu peux sortir d'ici. En échange de ta liberté, tu me donnes la destination des armes que tes petits copains et toi avaient dérobées. C'est pas compliqué, non ? » Un clin d'oeil, et elle ajoute. « Ou sinon tu restes ici pendant les prochaines quarante-huit heures, temps légal de détention d'un suspect refusant la coopération. Et ce n'est pas moi qui resterais avec toi pour avoir les infos. Ce sera quelqu'un qui trouve que briser un nez, c'est pour les fillettes. » Un petit silence de réflexion... « Ou alors j'envoie directement un message à l'Amiral, je crois qu'il n'est pas en mission en ce moment. »

La rouquine se redresse en haussant un peu les épaules, l'air de dire « Ce serait vraiment dommage. », et se remet à tourner autour de la table.

« Et tu as raison, je ne me suis pas présentée, par directement en tout cas. Agent Maxine Caldin. Même si je doute que cela te serve à quelque chose de savoir mon nom. »

Après tout, elle se fiche un peu au final de son nom à lui aussi. Ce petit gars n'as pas l'air des gros traficants habituels. Pour ça qu'elle y est allé molo. Sinon elle n'aurait pas juste brisé son nez. Mais il fallait bien qu'elle défoule ses nerfs d'agent frustré par l'incompétence de ses subordonnés.
Elle est pas mal intriguée par ce petit, ses buts. Fait-il seulement du trafic pour les crédits, ou est-ce que quelque chose de plus grande envergure se prépare contre les autorités ? Elle ne peut rien laisser au hasard, pas même les plus petits délits, car ils sont souvent les racines de soulèvement. Le souci du travail bien fait. Et même une rebellion, ça doit se faire correctement.


     
     

     




   
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MessageSujet: Re: Your Haterade is pourin', it tastes like Krypto-Light   Sam 8 Aoû - 22:03

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Maxine Caldin.

Plus que tous les autres mots qui lui étaient parvenus aux oreilles lui expliquant ce qui allait lui arriver s’il ne décidait pas de finalement commencer à coopérer dans les secondes qui allaient suivre - ah, comme si –, c’était la chose qui avait réellement retenu son attention. Le nom, finalement complet, de l’agente qui l’avait attrapé. Un détail que la majorité des gens auraient trouvé insignifiant, mais pas lui. Pas quand le déclick se faisant soudainement dans un coin de son esprit alors qu'il considérait la femme en face de lui avec une touche d'intérêt encore plus prononcé qu’auparavant.

Maxine Caldin.

Deux mots. Cinq syllabes. Presque rien, au final, mais ça avait été suffisant pour le surprendre, un peu, même si la chose n’avait sans doute pas paru sur la partie à découvert de son visage. Oh, oui, il l'avait entendu en partie tout à l'heure malgré l'aspect frénétique et désordonné de la situation lorsqu'on l'avait plaqué au sol pour l’amener au poste du SSRC, mais tout de même. Lang aurait sans doute pu s'en vouloir de ne pas avoir fait la connexion, mais vraiment, combien de gens avec un nom de famille pareil habitait dans ce coin de la galaxie? Sans doute trop pour pouvoir tous les compter. Et honnêtement, il avait bien mieux à faire que de feuilleter les magasines people ou autres idioties que les gens se plaisaient à lire pour passer le temps.

Maxine Caldin.

La femme de Silas Caldin, directeur de BioCorp. Oh, mais quelle intéressante surprise que voilà. 'Je pourrais tout lui dire' pensa-t-il en la dévisageant, immobile, contemplatif. 'Tout lui dire, et regarder le tout leur exploser au visage.' Le temps d'une fraction de seconde, Lhangxue ne pu s'empêcher d'entretenir l'idée. Cette amusante fantaisie de lui apprendre quelque chose qu'elle ne savait pas à propos de quelqu'un qu'elle connaissait mieux que lui. Une envie qu'il laissa tomber aussitôt, presque à regret; aussi intéressant que de voir la chose risquait de s'avérer, il préférait éviter le courroux certain que Silas Caldin qui allait sans aucun doute abattre sur lui s'il s'esquissait le moindre mot de travers.

Et puis, en cet instant, il avait probablement juste un peu trop de problèmes qui commençaient à s'empiler les un par-dessus les autres pour avoir le temps de penser à ça; l'image holographique qui flottait sur la table en face de lui en était la preuve presque palpable.

L'Amiral. Merde.

'Eh. Qui aurait cru que j'aurais pu le reconnaître avec des vêtements' pensa-t-il en observant l'hologramme d'un air à la fois ennuyé et un rien perdu alors qu'il frottait sa tempe du bout de son majeur et de son index en une tentative vaine de dissiper le mal de tête qui se faisait de plus en plus présent; mouvement un rien difficile à effectuer considérant les entraves qu'il avait aux poignets, mais il doutait qu'on accepte de lui donné un analgésique quelconque alors il allait devoir s'en contenter. Lang aurait pu dire qu'il avait tout fait pour ne plus se retrouver sur le chemin de l'homme blond après leur seule et unique rencontre sur le Tenebris, mais ça aurait été mentir; pas quand il faisait affaire avec le médecin en chef de ce dernier juste sous son nez.

Mais de risquer de le croiser comme ça, après tout ce temps, lorsqu'il était menotté et enfermé dans une salle d’interrogation sans possibilité de s'échapper? Oh, mais il pouvait dore et déjà sentir le désastre que ça allait donner; un peu comme cette sensation de peur viscérale et de fascination morbide qui vous prend à la gorge lorsque vous vous trouvez dans la cabine de pilotage d'un vaisseau dont les commandes ne répondent plus et dont le nez s'approche de plus en en plus du sol en un écrasement imminent. Ce sentiment qui vous habite lorsque vous savez que vous n'avez plus le contrôle mais qu'il n'y a rien que vous puissiez faire d'autre que de vous agripper aux accoudoirs de votre siège et attendre le pire.

Vraiment, au fil des secondes qui s'écoulaient, l'offre de l'agente devenait de plus en plus tentante. La destination de la cargaison contre sa liberté? Elle avait sans doute dû réussir à conclure un nombre presque astronomique d'arrangements avec des propositions de la sorte.

Tentante, oui, mais pas assez pour qu'il ait envie de la prendre.  

Sa liberté, oui, mais contre quoi? S'il se taisait, il allait pouvoir l'obtenir dans 48h de toute manière; ou plus tôt, s'il jouait ses cartes correctement. En moins bon état qu'il ne l'était présentement, peut-être, mais ça, il pouvait vivre avec. Et en échange, ces imbéciles du SSRC n'allait pas avoir réussi à mettre la main sur une cargaison d'armement qui allait lui faire empocher un bon montant de crédits, son équipage n'allait pas se retrouver derrière les barreaux, et le Pythagoras n'allait pas être saisis pour finir en pièces détachées dans l'un des hangars du Capitole.

Et bien franchement, guérir des os brisés, même si c'était loin d'être une partie de plaisir, c'était au final bien moins dommageable que de voir sa réputation se ternir parce qu'il avait été incapable de se fermer la gueule. Parce qu'au final, tout reposait réellement là-dessus; Lang ne faisait pas ça par altruiste, non. C'était cet égoïsme qui le caractérisait qui le poussait à ne rien dire; non pas pour protéger son client, vraiment, mais pour protéger sa réputation.

L'outil le plus utile qu'il avait dans ce monde de requins et de vermines.

-Qui c'être? Ton supérieur? Et voleur pervers? Laisse moi deviner, fit le contrebandier sur un ton plat et empli de jugement, roulant des yeux malgré la douleur vive que le mouvement provoqua au centre de sa boite crânienne. Vous pensez, pour une raison quelconque, que j'ai volé les pornos de monsieur l'Amiral, c'est ça? J'aimerais bien voir vos preuves d'accusation, Max – je peux t'appeler Max? demanda-t-il en haussant un sourcil interrogateur.  Parce que pour l'instant, la seule chose que t'as fait, autre que de frapper un citoyen sans raison, c'est de me balancer des conneries à la tête depuis tantôt. C'est quoi, faut être humain pour avoir droit à un peu de respect, ici?

Puis, se saisissant du pad posé au milieu de la table, il observa l'hologramme un instant avant de poser l'appareil à l'envers devant lui, faisant disparaître l'image. Maintenant, il fallait juste espérer que l'Amiral en question n'était pas réellement dans le coin car s'il décidait de lui rendre visite, les choses n'allaient sans doute que se compliquer encore d'avantage.

Et au vu de comment ce merdier commençait lentement mais sûrement à empirer à chaque minute qui passait, il préférait de loin qu'elle ne commença pas à inviter la totalité de sa liste d'amis à leur petite discussion amicale.

-Quarante-huit heure... finit-il par dire en penchant légèrement la tête. Vraiment? Pourtant, je ne fais que coopérer depuis que tu m'as amené ici, non? Ce n'est quand même pas de ma faute si vous êtes si peu performance que vous vous retrouvez avec un innocent à la table d'interrogation.

Allez. Il fallait vraiment qu'il cherche un moyen de sortir d'ici qui n'impliquait pas de devoir passer deux jours avec quelqu'un qui allait sans doute se faire plaisir à ajouter quelques fractures à sa collection. Oh, il avait bien une seconde option de disponible, mais vraiment?

Ce serait sans doute mieux pour lui s'il se contentait de ne l'utiliser qu'en dernier recours.


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