>
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | .
 

 Kriptic

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
Invité
Invité



MessageSujet: Kriptic   Mer 22 Juil - 3:07


•• IT'S BIGGER ON THE INSIDE

 
‘‘Ce mec, il parle pas beaucoup. On dit que c’est parce qu’il parle n’importe comment, avec un accent tout pourri des environs de Cancri II. Peut-être que c’est juste parce qu’il a rien à dire, qui sait’’
Lui, il me connait pas. Des choses à dire, j’en ai des tas. Je préfère les garder pour moi, parce que de toute manière je n’ai pas l’impression qu’il vaut la peine d’étaler toutes mes pensées. Et puis, il y a aussi le fait que je pense à mille kilomètres à l’heure, alors que l’on ne peut parler que si lentement que j’en ai l’impression de me prendre dans ma langue lorsque je le fais. Alors je choisi mes mots avec soin, tout simplement. Bien loin de moi l’envie de le reprendre. Pourquoi s’en donner la peine? Je peux vivre avec l’insulte, qui est si superficielle.
 
‘‘Il est du genre pacifique. Qu’est-ce qu’il fout à être contrebandier?’’
 
Ben quoi. Il faut savoir choisir ses batailles, et les miennes sont souvent résolues dans un mutisme déconcertant. C’est pas parce que je suis petit que je n’en impose pas, et en un seul geste je peux calmer mes amis, comme je peux également en décrocher une bien placée quand on vient vraiment me chercher. Le premier qui vient souiller l’honneur et la réputation de mon capitaine, je le dégomme.
 
‘‘Sérieux, arrête de m’ignorer!’’
Je dois probablement me mordre la langue pour ne pas te dire des bêtises, ou alors je cherche à être concis pour que ton cerveau primitif puisse arriver à me comprendre. Je suis un peu hautain parfois envers les sous-espèces qui trainent dans les bars ou dans les endroits huppés. On est juste pas faits pour s’entendre, surtout que de t’entendre parler de tout le mal que tu as eu dans ta vie ça me donne mal au cœur. J’estime que j’ai été chanceux dans ma vie, alors toi, ta vie toute belle, tu peux te l’enfoncer au fond de ta gorge.
 
‘‘Merci, c’est trop gentil. Qu’est-ce qui te prend aujourd’hui?’’
Je suis discret, et ça me permet d’observer mon entourage. Quand quelqu’un ne va pas, ça me permet de le voir rapidement et d’agir en conséquence. Je suis bien intentionné en général, et puis, si tout le monde se donnait un peu la peine de donner à son suivant, l’univers serait un meilleur endroit. Ce n’est pas comme si je ne m’attendais pas à ravoir la faveur toutefois…
 
‘‘C’est quoi encore ce truc que t’as fait?’’
Du genre, non mais t’as pas vraimentfait ça. Ramener un enfant qui a besoin de bouffer ou de dormir, un animal blessé ou maltraité, rapporter un objet à recycler ou à réutiliser, donner de l’eau et des sous à un sdf, me retrouver avec une ecchymose pour être intervenu dans une bagarre, avoir fait marrer les autres parce que j’ai laissé ma place à une femme enceinte dans le bus, dire à des filles complètements laides qu’elles ont une belle tronche et me faire gifler, toujours changer le rouleau de PQ et aller chercher du lait même quand c’est pas moi qui le termine, sortir en dernier pour tenir la porte ouverte, me servir en dernier sur la bouffe de Hima le cuistot, vouvoyer tout le monde… La seule chose que je refuse de faire, c’est de laisser aux autres ma part du butin (faut bien que j’aie de l’argent pour couvrir toutes ces dépenses). Toutes des choses que l’univers autour de moi trouve pour le moins déconcertant, alors que pour moi ça tombe sous le sens. 
 
‘‘T’es encore à la traine. Tu te dépêche oui?’’
C’est bien vrai ça, je suis un peu lent dans mes mouvements, pour ne pas dire que je suis parfois complètement dans les vapes. La seule chose que je fais rapidement, c’est de taper sur un clavier avec mes petits doigts agiles, que ce soit pour regarder des vidéos sur le net ou pour surfer sur l’UnderNet pour y trouver notre prochain contrat.
 
‘‘Tu peux me dire pourquoi tu sais ça, toi?’’
Pour moi, peut-être que c’est parce que je n’ai pas vraiment eu cette occasion quand j’étais plus jeune, mais s’instruire c’est important. Alors j’amasse tout un tas de connaissances pas utiles, comme quelques mots dans des langues étrangères, les meilleures manières de réparer une roue ou encore de prendre de belles photos. Plein de choses pas pertinentes, mais ne sait-on jamais. Je ne suis pas particulièrement intelligent, ce qui fait que j’ai parfois du mal à me souvenir correctement de ce que j’ai appris, mais l’idée est là.
 
‘‘Je comprend pas, tu peux répéter?’’
C’est habituellement à ce moment-là que je me tourne vers Shuài pour lui demander de m’aider, parce que vraiment la barrière de compréhension est parfois trop grande. Je compte sur lui pas que pour ça; je suis son bras droit, stable comme une tour d’ivoire, mais parfois, comme tout le monde, je flanche. Et je ne le montrerais pas à quelqu’un d’autre.
 
‘‘Alors, tu comptes faire quoi de ta vie, enflure? Rester comme ça ou avoir un job respectable? Nous on crève de faim, mais au moins, on vie raisonnablement.’’
Je fais confiance en notre destinée. Si nous avons un jour à nous poser sur terre et nous mettre à faire un autre travail, nous le ferons, mais ce n’est pas le cas pour le moment et je fais confiance à mon capitaine pour accomplir notre destinée. Et me faire vivre, évidemment.
 
‘‘C'est pour quoi faire ton sous-vet' de baignade, tu veux que je te lâche dans le sas pour aller te faire bronzer sur le dessus du vaisseau?’’ -Lhangxue K’hanti
Ce que j’aime, ce sont les longues journées passées sous le soleil; je déteste les journées grises et froides. Malheureusement ces jours sont rares. Et non, ce n’est pas pour me faire griller sur le vaisseau, c’est pour quand nous partons sur d’autres planètes. Loin de moi l’idée de le corriger, toutefois.
 
‘‘Tu pars déjà?’’
J’aime la compagnie des autres, mais mon quota se remplis rapidement. Je ne vois tout simplement pas l’utilité de rester quelque part si je n’en ai plus envie, à moins que le besoin ne se fasse sentir. Pour ce qui est du reste –vous aurez à attendre d’apprendre à me connaitre avant d’en savoir plus sur ma personne.
 
 
•• MIND PALACE


Mon nom a depuis longtemps été oublié, et l’on me surnomme maintenant Kriptic; le nom m’ayant été donné par des êtres fondamentalement illettrés, qui ne savaient pas comment l’écrire correctement (ou même, son origine), il a été déformé par l’âge et continué à être usé de la sorte par habitude.
 
Je le cache bien, mais j’adore les câlins. Je suis tout doux quand j’en fais, même si j’ai envie de serrer très fort. Peut-être parce que je suis petit, j’ai du mal à en faire à des gens plus grands –question d’orgueil- femme ou homme. Je n’en fais généralement pas à mes camarades, car pour moi c’est un acte qui se veut intime et donc particulièrement dérangeant avec eux. 
 
J’ai un genre de furet extraterrestre qui m’accompagne dans le vaisseau. Il se nomme Patchouli car il sent bon et est très intelligent. Il dort habituellement avec moi, au plus grand dam de notre capitaine qui préfèrerait le voir dormir dans la soute à bagages. C’est notre secret toutefois –n’allez pas le répéter.
 
J’ai peur de la mort. Particulièrement –je ne suis pas courageux. Je suis toujours le premier sur le front à aider et le dernier parti, mais c’est simplement parce que je sais que la mort des autres me terrifie encore plus que la mienne.
 
Je passe tout le temps ma main dans mes cheveux lorsque quelque chose me dérange.
 
J’aime porter des jeans et je suis tout simplement incapable de porter des bas, peut-être à cause de mon enfance. Je porte toujours sois des sandales, sois de veilles bottes ou baskets. Y’a pas à dire, ça sent pas toujours la rose là-dedans.
 
.
Curtis
Daniel
AS0
Minotaur
•• SURNOM;
Kriptic, Shénmì
•• AGE;
20
•• SEXE;
Homme
•• SEXUALITÉ;
Tout ce qui se câline et est vaguement humanoïde
•• VIE SENTIMENTALE;
Nulle : ( 
•• LIEU DE NAISSANCE CONNU;
Cancri II
•• LIEU DE VIE;
Shark IX, ou à bord du Pythagoras
•• MÉTIER;
Bras droit de Lhangxue K’hanti, contrebandier



•• PEAU;
pâle
•• YEUX;
Dépends. De par sa composition biologique, la couleur de ses yeux varie selon la composition de l’atmosphère. Il s’agit là d’un moyen de survie développé par son espèce au cours des siècles. Étant donné que sa race ne supporte pas l’oxygène, il se retrouvera la plupart du temps à avoir une pigmentation rouge, quoique le port de masque complet puisse en changer la couleur. Une myriade de couleur peuvent composer ses rétines, indiquant toutes des informations différentes.
•• CHEVEUX;
Même chose que pour les yeux, bien que cela soit plus subtile. Il est généralement rouquin, quoiqu’une composition particulière puisse le faire passer au blond ou au brun.
•• TAILLE;
1m66
•• POIDS;
60 kg
•• SIGNES PARTICULIERS;
Porte un masque
•• LET'S DO THE TIME WARP AGAIN

 
Un gamin cours pieds nus dans un champs, trébuchant sur une petite roche. Il a passé la journée à chasser les papillons, des jaunes, des bleus, a sauté d’un rocher à un autre et a bu l’eau d’une petite cascade clair un peu plus tôt, malgré l’interdiction légère de sa mère qui avait quand même sourit en le voyant faire, petite chose qu’il était. Dans ses poches se trouvaient quelques roches polies par les aléas du temps et de la pluie, de couleurs différentes et bien rondes. Il trébucha, donc, et se retrouva tête première dans l’herbe. Il se mit à geindre, plus surpris que vraiment blessé. Il se redresse tranquillement en séchant ses larmes. Il enlève la terre de ses genoux à la couleur laiteuse, le vert se mêlant avec le brun sur sa peau qui n’était au final pas abimée. Il se retourna pour se laisser tomber sur le dos, tombant dans un petit plop bien mou.
 
Il ferma les yeux, écoutant le vent se glisser dans ses cheveux qui lui tombaient devant le visage. Il tendit la main pour les enlever, leur douceur lui faisant tirer un petit sourire de contentement. Ils étaient blonds comme le blé et il rêvait de se faire dorer au soleil, restant couché comme ça pour toujours. Il ouvrit les yeux, regardant les nuages parfaitement répandus dans le ciel, si blancs qu’ils en paraissaient cotonneux. Le soleil était plombant mais doux, ne l’aveuglant que si peu. Il tourna la tête vers la droite, l’horizon caché par les fleurs aux couleurs multiples. Ce serait sa prochaine escale : faire un beau bouquet. Pour qui? Il se surprit à se demander pour qui, sa bouche formant un joli cœur. Il regarda ensuite vers la droite pour voir comme une réflexion de lui, outre que la blondinette aux yeux gris était plus vieille que lui. Elle lui souriait doucement, son bras sous sa tête comme pour en faire un oreiller. Il entendit un rire sur sa droite et se retourna, y voyant un homme qui était manifestement son père. Tous les trois se ressemblaient tellement qu’on aurait dit des réflexions de la même personne, à des âges et sexe différents.
 
Maintenant, il savait pour qui il allait faire son bouquet. Il se leva précipitamment, gambadant jusqu’au champ de fleur. Il passa une bonne heure à choisir les plus belles fleurs, n’en cueillant que le strict minimum et l’enjolivant de longue tiges de gazon. S’y trouvaient des fleurs mauves, rouges et jaunes. Il pouvait entendre des insectes bouger autour de lui, et toujours les mêmes papillons qui virevoltaient autour de lui. Il avait envie de repartir à courir les chasser, mais il s’était promis de leur faire un beau bouquet. Dans son impatience d’enfant, il revint sur ses pas, tout sourire, pour les retrouver. Ils n’étaient pas là où il les avait laissés.  Il regarda autour de lui. Peut-être étaient-ils retournés vers la cascade? Il regarda de gauche à droite sans qu’aucun sentiment de peur ne lui prenne, un grand sourire toujours sur son petit visage. Il marcha tranquillement en les cherchant, donnant de petits coups de pieds dans les cailloux qu’il croisait et sans se presser.
 
Une larme finit par couler le long de sa joue. Depuis quand dormait-il? Le soleil plombait toujours sur lui, mais il n’avait plus de fleurs dans les mains. Il n’était plus dans un champ de fleurs non plus; que le désert qui s’étalait sous ses pieds couverts de sandales et de vieux morceaux de linge. Il regarde sur sa droite : sa peau blanche est ternie par le soleil et la poussière. Il regarde vers sa gauche : une gourde vide s’y tiens. Et bien voilà : il avait halluciné, déshydraté comme il était. Quelqu’un la ramassa sans ménagement, le mettant sur son épaule. Cette personne puait la transpiration, et il n’y avait rien de réconfortant dans ce geste brusque. Pourtant, cette personne avait fait tout ce chemin pour venir le ramasser alors qu’il serait probablement mort. C’était ça, sa famille. Des mecs qui se foutaient de sa gueule, mais qui le gardaient en vie parce qu’il pouvait aller à des endroits où les autres ne pouvaient pas aller, parce qu’il était facile à exploiter.
 
Il avait été vendu tout jeune par sa famille à ce groupe de pilleurs. Il ne savait pas quand, mais il n’était pas bien bien vieux; quelque part vers ses cinq ans. Pas de vie sous le soleil : une vie passée avec des contrebandiers de ce qu’il se souvenait, dans un vaisseau qui grinçait au moindre mouvement. Pourquoi il avait été vendu à des pilleurs, il ne le savait pas. Contre des pièces particulièrement précieuses, pourquoi pas. Après tout, un enfant, on peut toujours en refaire un, même si ça prend du temps et des ressources. Il y a des objets dans ce bas monde qui ne peuvent être reproduits peu importe le temps et la technologie, et c’est ce qui les avait poussés à le vendre. Sur cette planète, il était un des seuls à être capable de respirer librement, et ça lui donnait une satisfaction grandissante. Il y avait maintenant six ans qu’il y était et il commençait à en avoir l’habitude.
 
Il voyait ses cheveux roux se balader devant ses yeux, une envie grandissante de vomir se présentant alors que l’autre le déposait sans ménagement sur une chaise. Il pouvait entendre des voix autour de lui, mais la vitesse du mouvement l’empêchait de pouvoir faire le focus sur ce qui se passait. Quelqu’un fit signe de s’approcher et il leva simplement la main en signe qu’il valait mieux ne pas le faire, faiblement. La personne s’arrêta un instant, manifestement en train de rouspéter. Non, il ne s’était pas trompé : il avait vomi le peu de bile que son corps contenait. Au moins, il n’avait vomis sur personne, sinon il se serait prit la volée de sa vie. Ou presque, il avait l’habitude de morfler, pas juste parce qu’il était le plus petit mais parce qu’il n’était pas toujours très rapide. Histoire de retourner au sujet, il avait donc été vendu par ses parents à un tout jeune âge à des pilleurs qui l’élevèrent presque, lui demandant sans cesse de travailler. Les journées étaient longues, chaudes et sans pitié dans ce monde, et il était passé d’un groupe à l’autre pendant un certain temps comme monnaie d’échange. Étant incapable de le revendre à des vendeurs d’esclaves car la marchandise avait été abimée, ils se lassèrent bien vite de se l’échanger et le dernier groupe se retrouva prit avec lui.
 
L’histoire, bien entendue, est bien plus sombre que celle-là. Un groupe de vendeurs d’esclaves étaient venue sur sa petite planète natale, en dehors D’Ura, pour la mettre à feu et à sang. Les revendeurs voulaient tout simplement mettre en vente ces futurs esclaves pour les revendre dans des cercles fermés de prédateurs sexuels pour leur bon vouloir, à un prix fort. Cette espèce était rare et peu commune, et leur trait fins et beaux attiraient facilement l’attention. C’est pour cela qu’il n’en reste qu’une poignée et qu’ils se font discrets –mais ça, il ne le sait pas. Lui, il se retrouva sur un vaisseau de contrebandier qui l’avait volé pour sa faire une plus grande part de profit; un enfant, ça valait bien plus qu’un adulte, pas vrai? Il fût prit de sa mère alors même qu’il avait tout juste quelques mois, sa mère ayant accouchée dans ces vaisseaux infernaux. Il fût gardé jusqu’à ses 4 ans dans ce vaisseau, qui ne pouvait pas le revendre tout de suite étant donné que la transaction pourrait facilement être retracée à eux s’ils ne passaient pas par des moyens plus… discrets. Ils devaient trouver de potentiels acheteurs, et vite, parce qu’ils ne pouvaient pas le garder indéfiniment et que plus ils faisaient d’offres, plus ils avaient la chance de se faire prendre.
 
Le seul problème, c’est que personne ne voulait s’attirer la foudre de ce grand groupe d’esclavagistes. Ils se retrouvèrent donc à la vendre à rabais à un groupe de pilleurs conter certains artéfacts de civilisations perdues, se disant que s’il ne mourrait pas ils pourraient toujours venir le racheter un peu plus tard. Ils l’auraient probablement fait éventuellement, si l’histoire ne s’était pas répandue et qu’ils n’avaient pas été tués dans le processus. Comme quoi, dans la vie, il faut jamais prendre de risques, ou en tout cas, l’insubordination c’est mal.
 
En tout cas, ce que l’on ne sait pas ne peut pas nous faire de mal comme on dit.
 
On le secoua violement et lui fit boire un peu d’eau. Elle était tiède, mais désaltérante. Il aurait voulu en boire plus, mais on l’enleva bien vite de ses lèvres : ils savaient tous que de boire trop d’eau ne ferait que le rendre plus malade encore. Il entendit quelqu’un lui crier dessus, probablement leur boss. Lorsqu’il trouva la force de se redresser et de lever la tête vers lui, il remarqua une autre personne. Sa peau était blanche, trop propre malgré toute la poussière qui la couvrait. Un nouveau. Il semblait être plus jeune encore que lui, mais il aurait pu se tromper. Il plissa des yeux pour tenter de le voir un peu plus, dodelinant de la tête.
 
-Franch’ment, t’pas en état sals P’tit ingrat, fit l’autre dans son fort accent. En t’cas, bonani’v.
 
Il n’eut pas le temps de l’observer plus qu’on le poussa dans ce qui lui servait de chambre avec l’autre, le noir les enveloppant. Pour lui, ce fut une délivrance. Pour l’autre, c’était probablement la peur qui l’envahissait : qui sait. Il se laissa tomber sur son lit avant de réaliser que c’était le seul qu’il y avait. Il se redressa donc pour s’appuyer contre le mur, entourant ses genoux de ses bras alors qu’il se sentait trembler comme une feuille.
 
-Kriptic. Toi?
 
***

 
Lhangxue K’hanti, c’est son meilleur ami : vous direz, c’est facile parce que c’est son seul ami, mais ils partagent quelque chose qu’ils ne pourraient pas partager avec quelqu’un d’autre. Peut-être que c’était la douleur ou les épreuves qu’ils avaient surmontés ensembles, mais en tout cas une chose était certaine, ils étaient rendus au point où ils n’avaient plus besoin de se parler pour se comprendre. Un seul regard, un mouvement de travers trahissait ce que l’autre pouvait penser, en bien ou en mal : surtout en bien. Il était rassuré comme ça, parce que dans l’adversité, il avait besoin de quelque chose à quoi se rattacher. C’était drôle, parce que l’autre était définitivement plus jeune et plus petit que lui, et ça lui faisait tout bizarre, alors il s’efforçait toujours d’être celui qui prenait les coups. Dans le il se laisse un peu porté par l’autre, le suivant un peu partout selon son humeur et, surtout, sans jamais le questionner vraiment. De toute manière, il comprenait très bien ce que l’autre voulait, ultimement : quitter ce trou à rats, pour ne jamais y revenir. Il avait maintenant 15 ans et des miettes, et bien que leur place parmi les pilleurs fût mieux établie, il n’en ressentait pas moins la hargne qui pousse ceux qui se sentent abusés. Les pilleurs, eux, en étaient même venus à les accepter comme les leurs, plaisantant avec eux comme ils plaisantaient avec n’importe qui d’autre. Bien qu’ils restaient les plus jeunes, il restait toujours des plus nouveaux sur lesquels laisser passer un peu plus de frustration à la fin de la journée pour ces grandes brutes. Tous les pilleurs ne sont peut-être pas comme ça : ceux avec qui ils étaient, eux, oui. Mauvaise expérience, peut-être, une qu’ils auraient bien voulus voir cesser.
 
C’est à ce moment-là qu’ils trouvèrent le vaisseau. Une poubelle ambulante, certes, mais quelque chose qui avait le potentiel de voler. Caché sous les décombres, là où les adultes ne pouvaient pas encore se rendre, ils avaient trouvés cette petite merveille qui fit leur bonheur. Avec le temps, on leur avait enseigné les bases du pilotage et de la mécanique –parce qu’ils devaient bien se rendre utiles- et ils les utilisèrent au mieux de leurs connaissances, apprenant beaucoup sur le tas. Pas beaucoup –on entend ici quelques crash, des blessures et des orgueils meurtris. Mais ils y arrivèrent, et c’est ça l’important. Quand ils sortirent de la planète, ce fut avec un grand BANG*, où ils firent exploser les pilleurs, les laissant à leurs flammes et leurs problèmes. So long!
 
Ça leur a prit un an de vie à l’arrache avant de décider de rejoindre le groupe des Minotaures. Ils se sont dit qu’avec ce groupe de contrebandier, il serait tout simplement plus facile pour eux de s’intégrer à cette société et de vivre sur la bordure d’Ura, étant à la fois sous leur service mais également leur protection.
 
*Je me trouve drôle.
 
 
•• FASCINATING


•• PSEUDO;  Doomed Cookie     •• SEXE;  Femme       •• AVATAR;  Starlord & others   •• COMMENT T'ES VENU SUR BANG BRO ?; Ruru     •• UN AVIS/SUGGESTION ?; beaucoup de choses à lire! :D     •• DC ?; nope
Revenir en haut Aller en bas

Date d'inscription : 14/03/2015
Messages : 124
Catégorie :
  • AS1
Présentation : A Star-Crossed Wasteland
Fiche de liens : Unbreakable
Crédits : 123

MessageSujet: Re: Kriptic   Mer 22 Juil - 4:42

Kriptic

Bienvenue sur BANG! Hello toi! Alors alors, j'ai rien à redire et de toute manière j'avais déjà lu toute ta pres' en avant première donc bon. Tout est nickel, j'aime ton perso, contente d'avoir le premier membre de mon équipage à bord. Je te souhaite bonne chance pour arriver à ne pas trop le faire parler 8D On se donne rendez-vous sur Bang pour rp!


• • •  


INTRIGUE DU FORUM
RELATIONS
JOURNAL DE RP
LISTE DES MÉTIERS
DEMANDES DE VAISSEAUX
DEMANDES DE LOGEMENTS




Oh this is all we’ve got, oh we do what we’ve been taught.
We’re not cynics, we just don’t believe a word you say, we’re not critics, we just hate it all anyway.
© thailo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Kriptic

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BANG ! :: écrits :: fragments d'étoiles :: trou noir-